Lucky Girl

J’aurais également pu intituler ce billet « chance et gratitude ».

Dans un peu moins d’une heure, je monterai dans le train qui me raccompagne vers les miens après 3 journées parisiennes intenses.

Je prends ces quelques minutes volées à mon emploi du temps pour me poser dans un café histoire de venir consigner ici ces journées de décembre incroyables tout en regardant les passants.

Je prends le temps de respirer en sirotant mon verre et, la fatigue aidant, je crois que je pourrais pleurer comme une fontaine (Wallace, on est à Paris les gars) tellement je me sens chanceuse. Lucky girl.

Je vis des choses incroyables, j’ai des missions de boulot passionnantes, la logistique à la maison roule sans moi, je suis heureuse, tout le monde est en bonne santé, mon mari est super imparfait mais nous sommes imparfaits à l’unisson, j’aime l’endroit où je vis plus qu’aucun autre sur terre, nous avons de jolis projets et encore mille petites choses qui me font dire avec conviction : je suis chanceuse, merci la vie.

Je le sais profondément en moi mais c’est bien de le dire aussi à haute voix : je suis chanceuse. Je me sens chanceuse. Et j’en suis reconnaissante.

Ça n’a pas toujours été ainsi. Pendant de longues années, je n’osais pas dire que tout allait bien et que j’avais de la chance de faire ou de vivre telle ou telle chose géniale parce que j’avais peur que ça me porte la poisse. Vous voyez le genre ? « Ah non, ne dis pas que ton bébé dort parce que tu vas te porter l’œil ».

Et vous savez quoi ? La poisse, il y a bien longtemps, je lui ai dit d’aller se faire cuire le cul (dédicace à ma Bretonne de Toulouse). Tout simplement. Et avec elle, j’ai envoyé la peur et l’embarrassement d’être « juste » moi-même au diable.

Je suis moi, Marjolaine. Pas plus belle ou pas plus moche qu’une autre, avec mes rondeurs, avec mes gaffes, avec mon sourire et mon rire trop fort. Avec mon oeil en vrac et mon côté direct trop direct. Avec mes ambivalences, avec mes doutes, avec mes contradictions et mes convictions. Avec tout l’amour que j’impose parfois et tout ce qui découle de ça. Je suis juste moi et ça me convient.

Alors maintenant, je n’ai pas honte de dire que je suis chanceuse parce que je n’ai rien volé à personne. Parce que j’ai bossé pour réaliser certains rêves, parce que j’ai la conscience aigüe que prêter trop attention au jugement des autres, c’est s’amputer du bonheur qui est à portée de main. Je suis persuadée intimement qu’accueillir cette chance et la reconnaître, l’assumer, c’est l’honorer et lui donner la chance de perdurer. C’est aussi permettre aux trucs plus obscurs de prendre moins le pas sur le quotidien.

Pas facile en France d’assumer que l’on est bien lotie, il vaut mieux avoir vécu des choses difficiles ou avoir mangé son « pain noir » comme on dit pour avoir un bonheur recevable. Et puis dire que l’on a de la chance, c’est forcément impliquer que les autres en ont moins. Non ? Eh bien non, vraiment non. Parce que se nourrir des belles choses qui arrivent aux autres, ça rend aussi sacrément heureux, mais je vous en ai déjà parlé je crois.

Au milieu de tout ce bazar que je vous raconte, j’ai surtout envie de vous dire que votre bonheur, il n’a pas à être caché. Vos petites joies ont besoin d’être accueillies (tout comme les grands malheurs, parfois mais c’est un autre sujet et si je continue dans ce sens, on va me retrouver à bloguer dans un ashram en gilet de peau de chèvre #marjoliehippie). Affirmer son bonheur, ça n’est pas écraser les autres, c’est aussi leur dire qu’on est là et qu’on peut être disponible pour eux lors des moments moins chanceux pour eux. C’est les voir se resserrer autour de vous quand le vent tourne. Parce que même si on se sent chanceux, shit happens.

J’ai envie de vous dire qu’il ne faut pas avoir peur que la part de soleil que vous prenez fasse de l’ombre aux autres parce que, pour ceux qui vous aiment de tout leur cœur, vous en êtes le miroir.

Alors moi j’aimerais bien que vous partagiez ici votre lumière et que vous me disiez ce qui vous fait vous sentir chanceux/chanceuse au moment où vous lisez ces quelques mots. Ou vraiment vous n’y arrivez pas, déposez ici vos nuages, parce que là, je suis disponible pour vous.

Mille baisers parisiens.

PS : et si je suis dans le train quand je vous lis, je vous réponds au plus vite, promis.

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92 réflexions au sujet de « Lucky Girl »

  1. 1
    LudiM says:

    Qu’est-ce que ça fait du bien à lire! On dit souvent, nous aussi, qu’on est chanceux. Naviguer entre la Bretagne et Annecy, vivre dans des paysages sublimes, avoir des jobs dans lesquels on s’éclate… Et puis un jour, un vieux monsieur de notre entourage m’a dit : la chance, ça se provoque. Alors ne rougissons pas de notre /nos bonheur(s), quelque par on y est un peu pour quelque chose 🙂
    Continue d’en profiter en en ayant pleinement conscience, je crois que c’est le plus difficile!

  2. 2
    Mélanie says:

    Bravo pour ce superbe article. Bravo d’être consciente de ta chance et de la savourer.
    Je crois que j’ai jamais commenté alors que je suis chanceuse de lire ce blog régulièrement. Nous aussi on est chanceux, on a quitté Paris, pour moi mon jobavesc , pour aller rejoindre la province et vivre près de mes montagnes préférées, on a trois beaux loulous et tous les soirs je dis à mon mari (imparfait comme moi): on est trop bien dans cette maison!
    Oui quand je te lis des fois j’ai l’impression de lire un peu des parcelles de ma vie…
    Oui on a de la chance, mais comme tu dis, on a bossé pour aussi et c’est vrai qu’aujourd’hui on savoure…

  3. 3
    DelphesEC says:

    Bonjour et merci pour ce joli message. J y travaille à cet acceptation du bon et du moins bon sans culpabiliser où se flageller parce qu’on se dit c’est ma faute ou je ne le mérite pas. Ce n est pas facile mais j ai envie d y arriver pour moi et ceux que j aime. Alors encore merci pour ces quelques mots lumineux.

  4. 4
    Cyann says:

    Moi je suis heureuse avec mes 2 enfants et mon compagnon. Il est mon amoureux rencontre très tard, mon ami, celui qui me fait rire, celui qui m énervé aussi. Au milieu du bazar intersidéral de notre maison, je suis heureuse. (Et j en profite pour te remercier car qd ce n était pas le cas je te ai écrit et tu as eu la gentillesse de me répondre)

  5. 5

    Enfin un peu de positivité ! Ça fait tellement du bien de vous lire dans ce monde où les gens sont en perpétuelle défiance et ne montre que leur côté aigri…

  6. 6
    Lolimoka15 says:

    Tes mots me font du bien. Je pensais souvent comme ton ancien toi, je me disais qu’il fallait garder mon bonheur à l’abri, caché pour le protéger du mauvais oeil ou des convoitises….
    Mais tu as raison, rien n’arrive par hasard, et si je suis au paradis et bien c’est que je l’ai merité! merde quoi! ça devient même un cercle vertueux cette affaire, tu rencontres des obstacles et hop tu trouves une solution…
    Maintenant j’assume et j’ose envoyer balader quand y’en a que ça dérange (ou aveugle lol), et tu sais quoi, on m’a jamais autant dis que j’étais rayonnante et bordel que ça fait du bien!

  7. 7
    Caze says:

    Bravo pour cet article et votre blog si vrai et sincère, vous rayonnez. Moi aussi j ai de la chance (même si comme pour tout le monde il y a parfois de gros cailloux à porter) et j essaie de l inculquer à mes filles pour qu elles se rendent compte de ce bonheur d être en bonne santé, bien entourée et de profitez de chaque moment passé ensemble.

  8. 8
    Sar says:

    Quel magnifique billet !
    Moi je suis heureuse , mes 3 enfants vont bien , mon mari est gentil et attentionné, j ai un travail qui me plaît sans être trop prenant, j aime ma maison !
    Je crois que le bonheur c est aussi se satisfaire de petits rien , de moment partagés en famille, d un bon repas entre amis , des couleurs du ciel le matin et le soir ( et ça en ce moment c est magique )
    Merci à toi marjolaine.
    Take care

  9. 9
    Morgane says:

    Merci de partager ce bonheur et ce beau avec nous !!
    J’essaye avec philosophie de profiter de tout ce bon de chaque instant, profiter de cette chance aussi d’être heureuse là, ici et maintenant avec mon petit mari et nos 3 nains.

  10. 10
    Laurence says:

    Alors je comprends très bien l’idée de dire que tout va bien peut faire peur, moi même quand à la nouvelle année on me demande ce que je souhaite, je n’ose rien demander de plus et je dis que tout continue ainsi c’est déjà beaucoup. Je viens de lire les petits bonheurs de Camille c’est une très jolie idée pour positiver. J’aime beaucoup vos blogs qui me donnent la patate ça change des infos qui me donnent le bourdon . Si quelqu’un pouvait en créer un qui ne relaterait que les choses positives, les gens iraient peut être mieux. Sinon ce qui m’a mis en joie aujourd’hui c’est de savoir que ma fille a trouvé son premier stage pour le moi de mai, elle est si contente. La joie des miens me remplit toujours de bonheur.

  11. 11
    Nath de Dakar says:

    Oh qu’il est bon cet article plein de bonheur, ça donne en effet envie de partager le sien ! Si il y a 15 ans on m’avait dit que je vivrais aujourd’hui à Dakar avec un amour de mari et un fils se réveillant depuis 7 ans tous les matins avec la banane, je me serais bien marrée. Et pourtant……. ma petite piqûre de rappel journalière, sur la route du boulot (au milieu des embouteillages) : admirer les vagues frapper les rochers et me dire que j’ai tellement de chance de vivre la vie que j’ai choisie !

  12. 12
    Maman 3.0 says:

    Ici, on évoque chacun notre ou nos moments préférés de la journée, avant de distribuer les bisous pour la nuit. Aujourd’hui c’était une grande course à pied dans le froid, mais avec un grand soleil et le Mont Blanc superbe dans le lointain (je suis à Lyon). une copine qui a pris le temps de venir papoter, un repas dans le kebab à la mode du coin (c’est important pour mes presque ados — il y a 2 kebabs chez nous) et un chouette spectacle ce soir ! Oui, on est chanceux d’avoir une famille qui va bien, d’avoir assez la forme pour courir (mais plus le temps de ranger et de faire le ménage, d’où un bazar inter-sidéral ici aussi), d’avoir assez les moyens pour s’offrir une soirée kebab-spectacle (à 5 euros la place), d’avoir des bonnes copines et des enfants bien dans leurs baskets…

  13. 13
    Emilie says:

    Juste .. Merci ! Merci de mettre des mots jolis sur mon ressenti profond , merci de nous rappeler l’essentiel . Je suis dans le train de 5h32 qui m’emmene Vers Paris , mes enfants et mon chéri dorment encore à la maison .. je pars en formation pour deux jours comme tous les mois et oui pour tout cela j’ai de la chance moi aussi

  14. 14
    Delphine says:

    Juste ce que j avais besoin de lire bien pour commencer ma journée…
    Je suis émue…
    Merci
    Bon retour dans ton cocon

  15. 15

    Merci pour ton billet, qui fait tant de bien !
    Oui je suis heureuse, oui je suis chanceuse. Mes enfants, mon mari, mon boulot, les gens que j’aime, notre maison font mon bonheur au quotidien et ecclipsent souvent les gros soucis que nous connaissons ces dernières années.
    La chance ça se provoque et le bonheur ça se cultive, en regardant toutes ces petites et grandes choses qui font notre bonheur. En lisant les mots d’une bloggeuse heureuse et en sentant toutes ses ondes positives nous envahir !

  16. 16
    charlotte says:

    Ce qui me rend chanceuse, ma réussite à un concours pour lequel j’ai travaillé fort fort et que j’avais raté une première fois. Alors, oui le résultat date de 2 mois, mais même après tout ce temps, j’ai du mal à réaliser et je suis vraiment heureuse de pouvoir faire une formation qui touche un domaine qui me passionne. Et j’avoue ma réussite à l’oral me rend quand même fière de moi!
    Et puis tout simplement et de manière un peu fleur bleue, quand je fais attention au regard que porte mon amoureux sur moi, et que je me sens aimée.

    Merci pour ce billet plein de légèreté et m’avoir permis d’y déposer des chouettes choses (et m’avoir forcée un peu à y penser, j’ai tendance à les oublier et laisser les nuages prendre toute la place). Je me sens toute légère et vraiment bien à la fin de ce commentaire et rien que pour ça merci !! 🙂
    (je vais peut-être écrire plus souvent les jolies choses!! #résolutions2018)

  17. 17
    Poulette Dodue says:

    Ha mais quel grand plaisir de lire ce billet !
    Je suis une grande optimiste et même quand la période est galère et/ou que des couacs se mettent sur notre route j’ai tendance à garder la patate.
    Mon bonheur c’est d’avoir réussi à m retrouver, physiquement d’abord (j’ai atteint mon poids rêvé, celui que je ne pensais plus jamais faire !)et du coup repunché…et toute la tribu avec.
    Mon bonheur ce sont mes gars:
    -mon mec (compagnon depuis 21 piges) : ses chichis, son coté taiseux mais avec la gaudriole dans l’oeil, son soutien
    – mon adoléchiant : 4ème, climax de la relouitude, nos discussions profondes sur ses envies d’avenir, sur ses questions entre 2 grognements ;-), ses blagues pourris
    -mon Rikiki (bientôt 11 ans, mais il sera le petit à vie) ses câlins du soir, sa bande de potos inséparables depuis la maternelle, son coté artiste
    Seul point « noir » l’ambiance au boulot qui se délite délite délite (merci Mme Snake aka manipulatrice perverse d’avoir retourné une partie de l’équipe)…mais même dans cette tourmente j’ai la chance d’être soutenue par la team « Force » et nous vaincrons !
    Laissons laissons entrer le bonheur (tu l’as la référence chanson ??? ne me remercies pas c’est cadeau !)
    Bises

  18. 18
    Estelle says:

    Que ça fait du bien quand on voit le positif avant le négatif. Perso, j’ai deux enfants magnifiques et nous formons une jolie petite famille, pas parfaite, mais qui fonctionne bien comme ça ! Et puis, même si c’est parfois compliqué, je m’accorde du temps pour moi, pour lire et surtout pour écrire…

  19. 19

    Tu es de celle qui m’a appris dans un quotidien pas toujours tout rose à positiver et à me dire que oui malgré tout j’ai de la chance et je suis heureuse alors merci à toi ( et a tes photos avec Teddy Rinner 😉 <3

  20. 20
    Bénédicte says:

    Pareil, je trouve qu’on est bien chanceux, comme je le dis souvent à mon mari, même si l’herbe a toujours l’air plus verte ailleurs…

    Mais bon on a 2 filles pleines de vie, un appart’ sympa, des jobs, on est tous en bonne santé, on part en voyage, globalement ça roule plutôt bien. Donc oui moi aussi je m’estime chanceuse 🙂

  21. 21
    MissBrownie says:

    Je pense que la vie est faite de hauts et de bas. J’ai aussi remarqué que parfois, on peut se sentir totalement heureux et penser qu’il en est de même pour le reste de la maisonnée mais que cela n’est pas le cas … Mes périodes de bas sont rares et souvent courtes. Cependant pour le moment, je suis plutôt dans une période basse. J’ai connu cette période où je me sentais totalement heureuse et à ma place.

    Je suis fatiguée, il fait tout gris, je viens de récupérer mon ado sous un énorme orage de grêles et la matinée a mal débuté alors j’ai du mal à trouver du positif … C’est ainsi depuis quelques jours. Y a juste des périodes comme ça où j’ai envie de pousser un cri long et fort pour évacuer. Cela arrive, je ne me fais pas de soucis, le bonheur reviendra.

    Ton bonheur se ressent bien dans tes lignes et fait plaisir à lire.
    Profites en à fond !

  22. 22
    charlotte says:

    Encore un magnifique billet

  23. 23
    Bénédicte says:

    Allez je vais oser:-) mon aînée va avoir 3 ans et pendant ses premières années, je ne me suis pas laissée le droit d’être heureuse. Elle a été brûlée au 3e degré par une bouillotte à 3h de vie, je n’y pouvais rien, mais j’ai terriblement culpabilisé au point de ne plus dormir et de me croire folle. Et puis j’ai travaillé sur moi, j’ai eu un 2e bébé en août et j’ai réalisé que je n’y étais vraiment pour rien. Je vais de mieux en mieux depuis la naissance de ma deuxième et je n’ai plus eu d’insomnie depuis 1 mois. Donc voilà, merci la vie pour mes deux merveilleuses filles, pour mon mari qui a été super patient et qui m’a soutenue même en pleine crise d’angoisse à 4h du matin et merci à l’hypnothérapeute qui m’a aidée à retrouver le sommeil:-)

  24. 24
    Estelle says:

    « Pas facile en France d’assumer que l’on est bien lotie » :
    Je pense, au contraire, qu’on apprécie cette honnêteté. De plus en plus régulièrement, on a des bien voire très bien lotis qui se plaignent en oubliant qu’ils gagnent plusieurs fois le salaire médian des français ; hier encore, des articles sur des députés LREM qui se plaignaient de la baisse de leur revenus (l’une disait qu’elle devait manger des pâtes. Sans aucune honte. Les smicards et les RMIstes apprécieront).
    Quand un homme politique, ou un patron, voire même quelqu’un qui gagne un double SMIC dit « j’ai pas de problèmes financiers, je suis bien payé, il faut reconnaître que pour moi ça roule », j’apprécie cette franchise.

    « Et puis dire que l’on a de la chance, c’est forcément impliquer que les autres en ont moins. »
    Oui, et c’est très important de le reconnaître. On ne peut vivre dans une société solidaire si on ferme les yeux sur la poisse d’autrui (si je cotise toute ma vie à la sécu « à perte », car pas de grosses maladies et d’hospitalisation, plutôt que de pester, autant reconnaître que mes cotisations ont pu aider ceux qui ont du passer du temps dans les hôpitaux, car si lui aura vachement bien « rentabilisé » ses cotisations, c’est lui qui n’a pas de bol, dans l’histoire, et tant mieux si ma chance en terme de santé a pu lui permettre d’être bien pris en charge pour soulager sa poisse autant que faire se peut).
    Dans la vie, on joue au loto avec tout : la santé surtout, la conjoncture économique, etc. Quand on est du côté de la chance, si on ne réalise pas que tout le monde n’a pas cette chance, on peut difficilement entrer en empathie et comprendre la souffrance des moins chanceux (ça n’empêche pas d’espérer que leur roue tourne).

    • Ton commentaire parle de rémunération, d’argent et d’inégalités sociales, ce n’est pas du tout l’angle de mon billet.

      • Estelle says:

        … et de santé, aussi. Tu as peut-être croisé dans les services qui ont accueilli Fleur de Sel à la naissance des gens qui ont eu moins de chance que vous (je souhaite pour eux que ce ne soit pas le cas, cependant, et que les petits bouts s’en sont tous sortis sans séquelles).

        Ceci dit, si tu tirais le diable par la queue, tu n’aurais pas une si chouette nourserie (j’adore tous les articles que tu lui consacres, elle a l’air si chaleureux !), tu n’aurais pas eu accès à des moments si riches en émotions (car pas de Portugal, par exemple, donc pas de tendre moment avec ta nounou retrouvée), etc.
        Si tu avais du mal à boucler tes fins de mois, si tu avais du mal à mettre de bonnes choses dans les assiettes de tes enfants, si tu devais les frustrer d’activités qui les épanouissent parce que ça coûte trop cher, si même aller à un mariage ou un baptême à Paris, c’était un casse-tête e trésorerie, ce serait plus dur de profiter.

        Tu ne serais pas malheureuse, car le principal, c’est d’avoir MMM et tes pin’s ; le reste est supportable.
        Mais il est plus difficile d’en profiter quand on n’a pas de chance niveau santé, ou niveau boulot, ou pas de reconnaissance professionnelle (ni salariale) et qu’on trime en pure perte (je suis heureuse pour toi que tes jobs créatifs (écrire, réaliser, etc) te permettent de vivre convenablement, t’amènent à faire des voyages (qui nous font un peu voyager aussi via tes comptes rendus), mais des gens bourrés de talent, faute de chance, de rencontre, n’arrivent jamais à décoller ! Disons que le fait de ne pas avoir trop de soucis basement matériels et pécuniaires permettent de conserver une part d’insouciance en plus, et que cette part d’insouciance est un joli assaisonnement au reste.

        (j’ai vécu deux périodes de ma vie où cette insouciance était absente – normalement, je ne revivrai plus ça, ou en tout cas, plus aussi fort, et crois-moi, quand tu évites les restos entre potes, les cafés entre potes, les vacances entre potes, que tu t’empêches d’inviter trop souvent des amis à cause du budget, que tu ne pars pas en voyage pendant au moins deux ans à cause du budget, tu n’es pas forcément malheureuse parce qu’en couple et avec de chouettes bébés, mais il y a un sentiment pesant qui t’accompagne presque tout le temps, et une foultitudes de jolis instants manqués, sans compter les amis géographiquement éloignés avec lesquels tu as plus de mal à entretenir l’amitié (puisqu’aller les voir, ça coûte cher, et les recevoir comme tu voudrais, ça coûte cher aussi, donc c’est pas souvent) et que tu peux perdre, à ton grand regret).

        Je dirais même plus (-c- Dupont et Dupond) : les familles qui n’ont pas trop d’autre choix que d’habiter dans des apparts comme celui que tu avais à Banlieue sur Marne se permettent-elles de fabriquer une Petite Gavotte pour compléter leur famille et leur bonheur ?

        • Merci de laisser un pavé qui vient prouver ce que je dis : quand on affirme qu’on est chanceux, il y a toujours quelqu’un pour venir insinuer que bon, c’est super hein d’avoir de la chance mais quand même, tous ces gens malheureux…
          Tu ne sais de ma vie que de que je veux bien en dire ici. Sais-tu si j’ai déjà été au chômage ? Si j’ai déjà dû emprunter de l’argent pour ne pas être interdite bancaire ? Si actuellement j’ai une quelconque sécurité si je tombe malade ?
          Le genre de leçon que tu me sers est tellement méprisante.
          Oui, j’ai conscience de ma chance et je le crie haut et fort et je ne vole rien à personne. J’espère même en faire profiter le plus grand nombre. On a construit notre vie avec MMM avec l’objectif de vivre en Bretagne et d’avoir un autre enfant alors que nos métiers criaient que c’était impossible, alors même qu’une troisième grossesse pouvait mal tourner. Nous n’avions pas le choix, nous n’étions pas malheureux d’ailleurs, seulement nous avons pris des risques et nous faisons encore aujourd’hui des sacrifices pour rendre les choses possibles. Mais tu vois, je ne vais pas développer parce que ton message, sous couvert de « je suis contente pour toi » me laisse un sentiment désagréable et je n’ai pas envie de m’attarder dessus.

  25. 25
    matinbonheur says:

    Parfois j’ai peur de briller, d’étaler ma joie, comme si ça enlevait quelque chose à quelqu’un (quoi? A qui?) Alors qu’en fait en vibrant on rappelle aux autres qu’ils peuvent eux aussi se reconnecter à tout ce qui va bien dans leur vie.
    Je me sens privilégiée de vivre ma troisième grossesse à mon rythme, sans travailler, en ayant du temps pour voir mes amies, me reposer, bouquiner quand les enfants sont à l’école. Je me laisse le droit de ne rien faire aussi souvent que possible… et je savoure ce luxe!
    Je me sens chanceuse et honorée de vivre aux côtés d’un homme extra-ordinaire, dévoué, fiable et droit qui incarne ses valeurs (et accepte mes lubies ;), celui qui m’a donné envie de fonder notre famille.
    Je me sens chanceuse, d’avoir tant à donner et à partager avec ceux que j’aime pour les fêtes.

  26. 26
    Guitard says:

    Marjo ( je me permets) ce billet tombe à pic pour moi, je suis si heureuse que j en ai eu parfois honte! Je me sens chanceuse d avoir eu une fille ( mon rêve) qui a cinq mois et est en parfaite santé, un Charlie de six ans trop chouette mais surtout je me sens chanceuse de connaître le bonheur ( je savais même pas que ça existait # rapport au pain noir) alors voilà je suis reconnaissante envers la vie et même si j ai eu des orages dès l enfance je me dis que ça valait le coup de braver ces tempêtes, j ai vraiment pas de quoi me sentir chanceuse à la base , et pourtant j ai l impression d être la plus heureuse, tant que j en ai eu honte, ( pas l habitude) et puis après reflexion je savoure … Merci marjo pour ton blog c est la première fois que je t écris mais je te lis régulièrement, bonne continuation

  27. 27
    Parentheseguillerette says:

    Que tes mots sont agréables à lire! Je suis tellement d’accord avec toi! Je ne commentes jamais par manque de temps mais aujourd’hui je veux prendre le temps de parler du bonheur. Dans notre société actuelle il n’y y a que la place pour les problemes, le malheur et le negatif et pourtant comme le monde irait mieux si tout le monde ouvrait ses yeux sur sa vie d’un œil positif!! Je suis chanceuse, heureuse et ravie de l’être. Mes 2 filles sont en bonne santé, j’ai un mari aimant, tout aussi imparfait que je le suis et même si je ne sais pas où je serai professionnellement dans 3 mois je suis heureuse. Un sourire de mes filles, un câlin ou un petit mot d’amour, voilà mes plus beaux cadeaux et en cette période de NOEL, j’aimerai que les gens oublient cette course du plus plus plus mais prennent le temps de profiter du moment présent et de tous les petits cadeaux de la vie!

  28. 28
    Mia says:

    oh quel beau message positif …je traverse un ouragan que je passage de lecture me met du baume au cœur ..pour l instant le ciel est gris chez moi je repasserez vous dire si le soleil a pu pénétrer marjolimaman

  29. 29
    Marjorie says:

    Merci pour ce super article, je fais partie de ces personnes qui ont peur de dire que oui je suis heureuse et pleinement. Et couple, mon boulot, les enfants, nos projets….
    C est pas toujours évident de ne pas s en vouloir de l être alors que d autres ne le sont pas ou sont incapables de voir les choses positives… Alors pour une fois je l écris… Oui je suis heureuse… Merci à toi

  30. 30
    Anyo says:

    Hier soir, j’ai commencé à te lire et je me suis arrêtée. J’avais passé une sacrée mauvaise journée, la veille aussi et je n’avais pas envie de préparer la suivante… Je n’avais pas envie de te « jalouser ».
    J’avais gardé la page ouverte pour te lire dans un moment plus serein.
    Finalement aujourd’hui ne se profilait guère mieux mais j’ai reçu un beau dessin, une boîte de chocolat, j’ai deviné une surprise à venir, j’ai reçu le soutien d’une collègue formidable, j’ai géré pas trop mal la tempête intérieure de chacun des enfants…
    Alors je me suis servi un apéro et je suis revenue te lire !
    Notre début d’année n’est pas super funky et certains soirs je voudrais juste rester sous ma couette pour le reste de ma vie mais finalement j’arrive à voir malgré tout que j’ai une jolie vie!
    Merci pour cet article ! Je t’embrasse

  31. 31
    Calisson says:

    Merci pour ce bel article qui me parle et m’inspire tellement (croire que trop bonheur tue le bonheur , qu au final c’est un cercle vertueux …, et etc ) !

    Je m estime aussi très chanceuse et gâtée par la vie. Et pourtant , malgré cela, il m’arrive encore par moment de l’oublier. Mais globalement plus je vieillis et plus j’arrive à apprécier cette chance.

    Alors MERCI ! Il faut que je me garde cet article sous le coude ☺️

  32. 32
    Sophie says:

    Rien que de lire ton billet, j’ai le noeud dans la gorge, j’ai la sensation de passer mon temps à râler, et parfois faire de la peine aux gens que j’apprecie beaucoup mais dont je ne sais pas comment faire. J’ai l’impression de galerer (un peu beaucoup) et de vouloir continuer à aider’ les autres sans vraiment y arriver.
    J’ai pas encore réussi à dire à la poisse et cie d’aller se faire cuire le cul.

    Je suis chanceuse parce que malgré tout ca, j’ai encore mon roc, mon mari et mon fils. Le reste viendra. J’espere.

    Merci pour ton billet marjolaine, on prend davantage conscience de ces petits bonheurs qui nous entourent quotidiennement et on sent que tu respires le bonheur, moi je dis savoure et ce sans jalousie.

    • Ma chère Sophie, heureusement qu’on a la droit de râler ! Ce que tu as vécu, découvrir le monde sonore, c’est une grande chance mais c’est aussi quelque chose d’une violence inouïe. Je t’admire parce même si tu as des moments de découragement, tu continues, tu avances et je suis certaine que bientôt, ton corps et ton cerveau s’habitueront et que tu pourras enfin profiter. Mille baisers;

  33. 33
    Laure says:

    Moi, je vois toujours le verre à moitié vide. J’ai beau me raisonner, prendre de la hauteur… Rien à faire, et c’est usant!
    Juste pour te dire que tu as déjà beaucoup de chance d’avoir conscience de ta chance (je me demande si je suis claire…) et c’est peut-être ton optimisme et ta confiance en la vie qui t’ont porté chance. Continue à le vivre et à l’assumer, il n’y a pas de raison!!!

  34. 34
    denieul says:

    Oh mon dieu, ce post me parle, me touche… Tu as tellement raison ! Aujourd’hui, pour nous, la roue semble « retourner dans le bon sens » comme dit mon fils chéri Morgan, après 5 longues années de soucis, deuils, licenciements, burn out de mon cher mari. Et puis, ces sales coups de la vie font que qu’avec notre amour de tous les 4 on essaye de rebondir. J’exerce depuis septembre un nouveau métier,, en fait une passion, assistante maternelle et mon chéri a retrouvé aussi un job dans lequel il se sent bien. Et notre maison bretonne dans laquelle les travaux n’avançaient,pas , plus l’envie, plus les moyens, prend maintenant petit à petit notre empreinte. Alors oui, aujourd’hui je suis fière de dire que je suis quelque part chanceuse et que je savoure chaque petits bonheurs de la vie avec les miens. je suis maintenant persuadée que le pain noir subit pendant longtemps permets de savourer plus tard à 200 % chaque petit bonheur et pour moi c’est une chance et je suis fière aujourd’hui même si tout n’est pas gagné de la revendiquer cette chance et même haut et fort. Et j’avoue Marjo, dans mes moments sombres, tristes, ton blog m’a beaucoup beaucoup aidé ! Bisous doux

  35. 35
    Audrey says:

    Ton billet me parle tellement… cela fait plusieurs années que j’essaie de croquer le bonheur au quotidien mais il y avait toujours une once de culpabilité, une petite voix qui disait « garde le pour toi, ne t’epanche pas, ça pourrait blesser ». Et puis ma vie a pris un tournant ces dernières années, j’ai laissé derrière moi cette petite voix, décider d’assumer complètement que je kiffais graaave, parce que finalement, en m’étant éloignée, je ne me sens plus jugée et ici en Martinique les gens aiment tellement le bonheur que c’est une façon de vivre. Et le meilleur compliment qu’on me fait, c’est de me dire que je rayonne 🙂 alors vive le bonheur assumé ; -)

  36. 36
    Lou says:

    Cet article résonne en moi !! Je crois que j’aurais pu l’écrire tellement je le comprends et ressens les choses de cette façon.
    J’ai décidé de ne plus me comparer aux autres et cela me permet d’être heureuse lorsque quelque chose de bien arrive à quelqu’un plutôt que de me dire « pourquoi pas moi ». J’ai aussi appris à aimer ce que j’ai : ma famille, mes amis … J’ai appris à me foutre royalement de ce que peuvent penser les autres. Combien de projets, d’envies avortés à cause de ma peur du regard des autres ? Beaucoup trop ! J’ai longtemps eu honte des préjugés concernant ma situation. Mon mari est footballeur pro et je pensais que les gens me voyaient comme une femme vénale, feignasse. Aujourd’hui je m’en fous. J’aime mon mari, j’ai la chance de pouvoir rester chez moi à m’occuper de mes enfants et j’en suis très heureuse même si rester à la maison ne convient pas à toutes les femmes. Le but est d’être libre et de faire ce que l’on aime malgré les diktats de la société.
    J’ai encore du chemin à parcourir sur plein de choses mais je suis beaucoup plus sereine. Pour 2018, je me suis lancée dans un projet pro et je doute beaucoup, je me justifie auprès des gens de ce choix alors que ça devrait être ma dernière préoccupation. Mais je fais un gros travail sur moi même pour davantage de liberté et de mieux vivre.

    • Le regard des autres, quelle plaie ! Quand ça me prend, je regarde autour de moi, je me demande ce que moi j’en pense et ça va tout de suite bien mieux. Attention, ça ne veut pas dire ne pas écouter ce que l’entourage peut dire et conseiller, ça veut surtout dire de ne pas se demander ce qu’en pensent « les gens » en général et trier ce que l’on entent.
      Je te souhaite le meilleur pour ton projet 2018, n’hésite pas à venir nosu donner des nouvelles 😉

  37. 37
    Marion says:

    Merci Marjo pour ce texte.
    Pour ma part, j ai toujours eu peur du bonheur, je me disais toujours, c est pas pour moi ou il est ou le bonheur(il est ou?) (De rien pour la chanson). J arrive tres bien a gerer les merdes …parce que je sais ce que c est ..j en vois regulierement…D ailleurs des fois, je me mets dans des situations ou il « faut  » en avoir sinon ca fait peur…je sais pas gerer …et puis…j en ai eu marre que d autres soient heureux et pas moi …j en ai eu marre de voir tout le temsp les choses positives pour les autres …les aider, les ecouter …sans m ecouter moi! Alors la depuis 6 mois, j ecoute et je regarde en face mon bonheur ….ca me fait un peu moins peur …ca me fait du bien et tout le monde le voit …j ai un cheri tendre et pleins d amour et d attention pour moi que je cheris et je rends tendre pareillement. J ai deux enfants merveilleux qui vivent tranquilou malgré les peripeties de notre vie …je m apaise enfin …et la …je deguste ….des fois j ai peur qu il parte ailleurs ce bonheur …et tout d un coup …comme un enfant qui respire un peu plus fort dans la nuit pour que son parent l entende …un geste, une parole me fait dire qu il est la encore avec moi ce bonheur. Au boulot j ai eu des gros gros problemes, il ya peu , j ai trouvé pas loin malgre moi une equipe bienveillante, reconnaissante de mon travail alors qu une autre perverse me crachait ma « non competence  » a la gueule…mon cheri, mes enfants, mes amis, ma famille, mes collegues m ont soutenus ….j ai ete emerveillee par cette elan de generosited amour de bienveillance ….une grande amie m a dit que je le meritais parce que j etais une belle personne et que le pire c est que je ne m en rendais pas compte, qu elle ne pourrait pas faire le quart de ce que je donne….
    Et malgré les coups durs, les coups bas, je me releve toujours ….Mais la maintenant tout de suite, je peux dire enfin que je suis heureuse de ma vie , que j ai de la chance et que j y ai travaillé pour …et qu il faut que ca continue …
    Le bonheur c est sur quand on la on peut le partager …c ets comme les virus, on contamine les gens autour de soi( mais sans les rendre malades )
    Merci marjo pour ces reflexions. Et degustons et profitons de notre bonheur !

  38. 38

    Pendant des années, mon bonheur me faisait flipper, je me disais que j’étais trop haut, que ça allait forcément retomber. Chaque année, en soufflant mes bougies, je faisais le vœu que rien ne change. Et puis ma vie est devenue un vrai bordel, pas toujours joyeux. En ce moment, je creuse, je creuse. Parfois on creuse à deux, à trois, à six, à dix. Il y a des bras pour creuser avec moi. Et ceux là partageront mon bonheur quand on sera sorti de ce putain de tunnel noir (et glacé).

  39. 39
    thomaso says:

    Qu est ce que j aimerais positiver autant ma vie ms actuellement les cailloux voire les rochers sont bcp trop lourds a eviter…..
    J adore vous lire.vous etes une souce de sourire.

    • Girlinduplex says:

      Trois grandes respirations profondes et on vise les petits cailloux ils sont plus faciles à se débarrasser Les rochers on les traîne un certain temps mais on doit s attarder sur les petits moments de bonheur et les choyer et y puiser de la force. Bon courage et de bonnes fêtes de fin d années

  40. 40
    Anne la boulette says:

    Ton billet me donne Le sourire… il est de ceux qui vont me poursuivre quelques temps… courir après moi me disant elle est belle la vie!!!
    Ma chance à moi, ma petite loupiote , mon petit bonheur … c est ma fille.
    C est banal hein… oui je sais. Mais je l ai tant attendu… 7 ans . 7 ans à la penser , a y croire , la rêver … et la pleurer parfois…
    mais aujourd’hui, chaque matin ,quand je la vois sortir de son lit le pas mal assuré, les cheveux en pagaille et le regard cherchant un coin douillet ou se réveiller doucement … mon cœur bondit! J en ai de la chance!
    (Ps: Ca m aide aussi les soirs où elle ne veut pas dormir )

  41. 41
    Sissi says:

    Quand on lit tous ses com, whouaou, ton billet touche et parle aux gens, comme souvent d’ailleurs. Franchement, moi je compte les dodos pour que 2017 se termine. Je crois que tout ce qui peut arriver de pire a une famille nous est arrivé cette annee….. Alors j’ai essayé de sortir du beau de ce moche, d’arrêter de magiter et d’attendre que ca passe et petit a petit, jai reussi a construire de jolis moments malgre tout! Voyages pour se changer les idees (Porto! ;-)), laisser les autres m’aider et voir que quoi qu’il arrive ils sont tjs là, mieux pouvoir aider les autres car nous aussi, maitenant, on sait, et avoir encore plus de force pour mon fils, pour lui montrer quon peut se sortir de tout! Et que sourire et rire malgré les tempetes, et surtout pendant les tempetes, est là la vraie force! Voilà, non je ne me considere par encore comme lucky, mais courageuse et cest deja pas mal! Et j’ouvre les yeux tjs un peu plus pour voir le bonheur partout où il peut se cacher! Merci pour ce partage si inspirant… Bliss!

  42. 42
    Sandrine says:

    C’est doux de te lire ! J’aime toujours tes billets car tu sais toujours apprécier les petits bonheurs et le bonheur simplement ! en ce moment je dis souvent á mon mari que je suis heureuse nos enfants sont en bonne santé on a une maison qui nous ressemble un travail qui me plait… De l’amour dans la maison… et joyeuses fêtes

  43. 43
    Tiphanie says:

    C’est tellement beau. On ne se le dit pas assez, et parfois l’affirmer peut déranger! Bravo pour ce joli billet!

  44. 44
    Mzellechachou says:

    D’habitude ce qui me rend heureuse et me fait sentir chanceuse c’est d’habiter en bord de mer. Actuellement c’est que si là je veux aller à Nantes, j’ai juste à prendre les transports en commun, on est mercredi c’est bientôt la fin de la semaine et je rentre donc bientôt sur ma presqu’île bien aimée et ce pour 2 semaines.

  45. 45
    Zazimutine says:

    Ton bonheur est contagieux, c’est si rare, peut être parce que tu es justement pleine consciente de cette chance de pouvoir le savourer. Je n’ose pas autant l’exprimer , la vie m’a joué de sales tours aux moments où je me sentais si bien, ensuite on a peur que ca nous porte la poisse comme tu dis.
    L’autre soir, notre fille de 9 ans nous a dit » quand même, je me rends compte, j’ai la belle vie! » Avoir réussi à transmettre ce goût du bonheur, c’est une grande victoire, je suis sûre que tes enfants sauront aussi le cultiver 😉

  46. 46
    mybrouhaha says:

    Merci pour ce si jolie billet qui fait grandir ! Moi j’en suis encore à avoir peur de me porter la poisse, je me dis souvent c’est pas possible on est trop heureux, et pourtant comme toi, je ne l’ai volé à personne ce bonheur ! Mais l’important c’est de se le dire quand même, même si c’est tout bas, dans l’oreille de l’autre !

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