Grossesse et alcool

1Billet réalisé en collaboration avec Santé publique France

Lorsque j’ai écrit mon livre « Ma grossesse en 300 questions/réponses », j’ai énormément échangé avec les 12 experts qui ont participé à son écriture.

J’ai notamment beaucoup discuté avec mon amie Le Docteur Bénédicte Lafarge-Bart, gynécologue-obstétricienne que vous connaissez sur le blog sous le pseudo de Docteur Béné.

Un sujet m’a particulièrement intéressée, c’était celui de la consommation d’alcool durant la grossesse.

Si à titre personnel, il était clair que je n’allais pas consommer une goutte durant mes grossesses et mes allaitement (soit 50 mois de ma vie), j’ai fait le constat que certains médecins pouvaient dire : « un petit verre de temps en temps, y’a pas de souci, madame ! » et d’autres : « non, c’est zéro alcool, ça va, vous pouvez vous en passez » avec l’air de dire « vous n’êtes pas alcoolo, hein, madame ».

A l’époque, je me suis rangée aux recommandations de l’INPES (Institut National de la Prévention et de l’Education pour la Santé) nouvellement Santé publique France : Zéro alcool durant la grossesse tout en réfléchissant à être le moins culpabilisatrice ou moralisatrice possible. Parce que je ne sais pas vous mais moi, quand on me fait la leçon version gros yeux, ça me donne plutôt envie d’aller prendre l’apéro. Lire la suite

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Anecdotes de grossesse

IMG_6507 * Ce billet a été publié pour la première fois sur le blog d’une marque pour laquelle je travaillais. La marque ayant disparu, je l’ai un peu repris et même si le style n’est pas complètement « Marjoliemaman » et j’ai eu envie de garder une trace de de billet ici.

Avec trois grossesses au compteur, j’ai passé 25 mois enceinte (9 + 7 + 9)… 25 mois remplis de joies, de bonheurs, de rebondissements, d’angoisses parfois et de beaucoup de rires aussi. Entre petits bobos et émotions en tous genres, je jette avec vous un œil amusé sur quelques moments qui ont jalonné joyeusement ces trois aventures incroyables.

Trois grossesses, trois anecdotes ! Lire la suite

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Comment j’ai perdu mes kilos de grossesse

Pour mes deux premières grossesses, ce billet aurait fait une phrase : j’ai patienté et à peu près un an après mes accouchements, j’avais retrouvé mon poids de base sans rien faire.

Qui a dit jamais 2 sans 3 ? Non parce que là, ça l’a pas fait du tout du tout. Je pensais qu’à l’arrêt de l’allaitement, mes kilos allaient s’envoler comme par magie, enfin comme pour les deux premières fois. Mais il faut croire que le fait que cela soit une 3e grossesse a un peu changé la donne. Là, il allait falloir faire quelque chose et pas se contenter d’attendre. Lire la suite

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Douces ballerines (avec un cadeau pour vous)

Avant (comprenez « avant d’avoir des enfants), j’avais des petits pieds. Je faisais un petit 35 tout mignon.J »ai passé la grossesse de Kouign Amann en Gola parce que je n’étais bien dans aucune paire de chaussures. Une fois l’accouchement passé, j’ai voulu reporter mes autres chaussures. Je me suis mise à avoir mal aux pieds et à avoir des ampoules. Punaise, mes chaussures avaient rétréci durant ma grossesse, les boules. Eh bien non, c’était mes pieds qui m’avaient trahie, les lâches. Je ne faisais plus du 35 mais du 36. Voilà, voilà. J’ai continué à mettre certaines chaussures juste par amour en ayant très mal aux pieds.

La grossesse de Fleur de Sel a épargné mes pieds (à défaut d’épargner mon foie), on ne peut pas tout cumuler, hein. Et puis, allongée et avec une grossesse de seulement 7 mois et 9 kilos de pris, on sollicite moins sa voûte plantaire. Parce que oui, l’explication est là : avec le surpoids, la voûte plantaire s’affaise. Et comme j’avais un petit pied très cambré, le petit pied s’est ratatiné (ça rime).

Pour la grossesse de Petite Gavotte, on peut imaginer que j’ai appris des choses de mon expérience. (rire nerveux). Pas du tout. A 7 mois de grossesse, mon ostéo me voit me rhabiller et me déconseille de porter mes tongs plates. « Portez au moins une paire avec la voûte plantaire formée, vous allez abimer vos pieds et votre dos ». Oui, bien sûr, ai-je répondu et j’ai terminé ma grossesse avec cette paire de tongues et rien d’autre. Idiote, viens prendre ta fessée.

Quand j’ai remis mes baskets, je me suis sentie à l’étroit. Je me suis mise à avoir mal aux pieds et à avoir des ampoules. Mes chaussures avaient rétréci… Oh wait, comme après la grossesse de Kouign Amann.

Etant donné que j’ai fait n’importe quoi, je fais désormais un petit 37, enfin du 36,5 car le 37 est un poil grand et le 36 bien trop petit. Si vous saviez comme c’est pénible d’être entre deux tailles…

Maintenant, je pleure des larmes de sang parce que ce n’est qu’après avoir accouché que j’ai découvert ce qui aurait pu changer la face du monde de mes pieds. Les ballerines ShoeTherapy de Séraphine.

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Le site spécialisé dans la grossesse et l’allaitement Séraphine (dont je raffole du legging post-grossesse) m’a offert cette superbe paire de ballerines. La même que celle que portait Alyson Hannigan (Willow de Buffy) durant sa grossesse. La classe quoi. ShoeTherapy, ce sont des chaussures conçues pour favoriser la circulation et améliorer la posture du corps pendant la grossesse. La semelle est moulée avec quelques petits contreforts. La fiche produit dit « La semelle ShoeTherapy agit sur le talon et améliore le retour veineux ce qui provoque un soulagement immédiat et diminue le risque des varices. »

Puisqu’on est dans les confidences, je souffre de problème de circulation qui ont commencé un mois avant la naissance de Petite Gavotte. Chouette, hein ? Cela fait maintenant plusieurs mois que je porte ces ballerines alors que je ne suis plus enceinte et à la fin de la journée, il y a une réelle différence. Mes mollets sont moins tendus. Niveau confort, elles sont assez exceptionnelles. Les ballerines classiques sont souvent plates et me font mal à la voûte plantaire. Ici, la semelle est assez souple et amortit bien les pas. Je me sens comme dans des chaussons !

Et puis, j’adore leur look. Elles vont aussi bien avec une petite robe qu’avec un jean slim ou un legging. Elles sont parfaites pour l’automne mais vu le temps qu’il a fait cette année au printemps, je peux vous dire que je les ai amorties. Après des mois d’utilisation intensive, je suis épatée par leur qualité car elles n’ont pas bougé. Le vernis n’est pas rayé, la semelle n’est pas usée plus que ça. Elles ont également subi la pluie sans se tacher, youpi ! Le mini détail négatif : elles font des marques de gomme (qui s’effacent tout de suite) sur certains sols plastifiés.

J’ai tellement aimé ces chaussures que j’ai demandé à Séraphine d’offrir à l’une d’entre-vous une paire de ShoeTherapy (dans la limite des stocks disponibles).

Pour participer au tirage au sort suivez la marche à suivre :

– laissez un commentaire sous ce billet en signalant votre paire de ShoeTherapy préféré sur le site Séraphine.

– exceptionnellement, si vous soulez une chance supplémentaire, allez liker la page Facebook de Séraphine et laissez un deuxième commentaire. Vous pouvez aussi liker ma page Facebook si vous avez envie.

– faites ça avant le 20 septembre 12h.

– et ayez une adresse de livraison en France Métroplitaine pour l’envoi des chausssures.

La gagnante sera annoncé ici en EDIT et contactée par mail.

Bonne chance à toutes et si vous êtes enceinte, faites attention à vos pieds (faites ce que je dis, pas ce que je fais !).

 

EDIT : la gagnante est Cécile D. le commentaire n°212. Merci à toutes de vos participations.

 

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Que faire en attendant d’accoucher ?

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Ici, malgré différentes alertes et réactivation du plan VigiPyrrhus écarlate (je vous épargne les détails, retenez juste que tout va bien), le temps passe vite. Je n’ai d’ailleurs même pas vu passer cette semaine. Résumé des activités pratiquées ces derniers jours en compagnie de Mamily, de mon frère TontonXav, de mon neveu Maximax (3,5 ans), de mon Presque-Grand-Frère, de sa Douce et de ses enfants L. (5 ans) et T. (9 mois) :

– manger du barbecue aussi souvent que possible. Le combo merguez-salade me comble alors pourquoi chercher plus loin ? Ajouter une glace ou un méga gâteau en dessert, juste parce que miam, quoi.

– aller à la plage. Y regarder les 5 enfants dans leurs différentes activités (baignades, chasse aux crabes, dégustation de sable, construction de château ou circuit…). Prendre des photos quand on ensable les 4 plus grands qui gloussent. Me promener au bord de l’eau avec mes enfants un par un, juste pour partager un peu de temps en tête à tête une petite main toute chaude au creux de la mienne.

– monter un peu trop vite au créneau quand les Pin’s n’écoutent pas parce que bon, à 8 mois et demi de grossesse, on a la patience réduite à néant (déjà que je ne suis pas la queen des queens).

– organiser le nettoyage de son jardin depuis un transat et admirer l’équipe « espaces verts » (TontonXav, mon Presque-Grand-Frère et Mamily) faire la peau aux mauvaises herbes (elles sont moins les fières, je vous le dis).

– s’amuser de l’excitation des enfants devant un gros crapaud délogé durant les travaux de ratiboisage. Personne n’a osé l’embrasser, on est déjà assez nombreux dans le coin, on aurait été bien enquiquiné avec un prince en plus (il aurait pris une part de barbecue et faut pas trop abuser non plus).

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– mettre mes robes de grossesse préférées en me disant que c’est peut-être la dernière fois. Et les remettre en fait les jours suivants.

– tester une poussette double (la Joovy Caboose Ultra light !) avec 5 enfants et se marrer de les voir aussi heureux d’être en poussette !

– me faire faire une pédicure par Mamily et un massage de réflexologie par ma Douce… Bref, me faire chouchouter par les miens.

– admirer Mamily qui coud ma housse de cousisn d’allaitement et être fière de son travail.

– se coucher chaque soir en se disant que bon, ça sera peut-être pour demain.

– et encore mille autres petites choses qui rendent cet été un peu plus spécial jour après jour.

 

PS : bienvenue à Yves et Théo !

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On attend

photo-22.JPGLundi matin, monitoring de contrôle… Pour la première fois, Pyrrhus ne fait pas un sans faute… Elle semble fatiguée depuis samedi et bouge moins. On commence à parler déclenchement et je repars avec un rdv de monito pour le lendemain si je n’ai pas accouché d’ici-là. De retour à la maison, on lance le plan « VigiPyrrhus écarlate », on mobilise Papet et Dom en leur disant que c’est pour bientôt, on met les derniers trucs qui trainaient à laver dans la valise, on briefe les enfants, on part en balade pour lancer le travail, bref, on est prêts. De mon côté, je reste attentive à la vitalité de la demoiselle inside et à la fréquence de mes contractions.

Mardi matin (l’empereur, sa femme et le p’tit prince…), nouveau monito. Parfait, la miss bouge et son rythme cardiaque est impec… A l’écho, le liquide est à nouveau en quantité suffisante. Mon docteur est bien enquiquiné. « Bon, bah tu reviens demain pour le 3e round »…

Mercredi midi, nouveau monito : tout est nickel. Juste un coup de calgon lundi histoire de nous bouger les fesses. Donc, on oublie le déclenchement, on laisse faire la nature et à partir de vendredi, je suis suivie à l’Hôpital du Pôle Nord. End of the story, on reprend le cours normal de nos vies.

Evidemment, nous sommes très heureux de savoir que tout va bien et que le déclenement n’est pas nécessaire même si j’ai un peu honte de l’avouer, le déclenchement avait un côté rassurant pour moi puisque c’est ainsi que j’ai accouché les deux premières fois. En gros, j’avais l’impression d’avancer en terrain connu parce que moi, partir de la maison en disant « c’est le moment, faut y aller », je ne connais pas. Pareil pour MMM qui semblait soulagé de ne pas manquer la naissance (il doit sûrement travailler à partir du 20…). Après, on relativise vite nos petites histoires de planning et de petite envie car après avoir eu un bébé né trop en avance, on ne râlera jamais d’en avoir un à terme ou même en dépassement de terme !

Bref, il reste 21 jours avant le terme et nous les parents, nous sommes prêts, on attend. Pareil pour les Pin’s, ils attendent et continuent leur joyeux bazar autour de mon ventre. Du côté de mon col de l’utérus et de Pyrrhus, ça n’a pas l’air d’être tout à fait ça et comme ce sont eux les décideurs, nous nous laissons bercer par cette attente en n’oubliant pas de mettre le petit sac pour la salle d’accouchement dans le coffre de la voiture quand on bouge. On est repassé en « plan VigiPyrrhus orange » et les renforts sont attendus. TontonXav (mon frère) arrive ce soir avec MaxiMax (mon neveu), Mamily est attendue dimanche, Mon Presque Frère et sa famille lundi : bref, tout le monde est prêt !

PS : la photo, ce sont les doudous qui sont prêts également. Chaque enfant a offert un doudou à Pyrrhus, Fleur de Sel a donné le mouton (offert par ma Twincouzin à son frère qui lui a ensuite offert) et Kouign Amann a donné la mascotte des JO 2004. MMM et moi avons craqué pour la Poupée Russe en crochet

PS 2 : il ne manquait que la meilleure turbulette du monde (c’est le modèle Milleraies qui n’était plus en magasin et je ne trouve plus celles de Kouign Amann et de Fleur de Sel pourtant rangées quelque part dans la Nourserie, mais où ?). Elle est arrivée ce matin, merci Petit Bateau !

PS 3 : vous pouvez d’aileurs me retrouver pour quelques questions sur le nouveau blog tout joli de Petit Bateau !

PS 4 : j’ai oublié de vous parler de ce billet qui m’a beaucoup touchée.

PS 5 : bienvenue à Leo chez Bénédicte, fidèle lectrice !

PS 6 : je crois que je n’ai jamais fait de PS 6 sur ce blog alors je me disais que c’était un bon moment pour le faire !

PS 7 : je vous laisse, il faut que j’aille étendre le petit linge ci-dessous au soleil pour l’ajouter dans la valise maternité ! photo-23.JPG

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Hormonalement instable

photo-19.JPGMercredi 1er août, j’ai passé la journée sur les montagnes russes. Pas au Parc Astérix non, dans mon propre corps. Moi qui trouvais que je n’avais pas trinqué hormonalement et que mes humeurs étaient plutôt comme d’habitude depuis le début de cette grossesse (MMM a un autre point de vue, évidemment), j’ai été servie… Comme si j’avais gobé 6 plaquettes de Diane 35 ou bu 3 litres de Red Bull. Est-ce le fait d’avoir passé le cap des 37 SA, est-ce le fait d’avoir l’impression de toucher au but ? Est-ce parce que c »est le jour que je me fixais pour laisser de côté vraiment tout mon boulot ? Est-ce à cause du changement de mois. En tout cas, j’ai « ramassé grave » comme on dit… Petit résumé avec différentes situations affrontées de manière absolument irrationnelle dans la même journée.

– je me réveille sous les cris de Fleur de Sel. Que se passe-t-il, j’ai comme le sentiment que je suis à l’étroit dans mon corps…

– le petit déj se passe dans un joli bazar. J’essaye de me cacher dons mon bol de Spécial K. J’envisage de voir si ma fille porte bien le bol breton renversé sur la tête mais j’ai la flemme de nettoyer la cuisine ensuite.

– j’ai perdu ma carte de groupe sanguin depuis plusieurs semaines. Enfin, ça fait plusieurs semaines que je la cherche sans succès. Mon médecin m’a donc prescrit une double détermination que je dois aller faire en même temps que ma toxo. Enervée par mon incompétence à retrouver cette carte, je me mets au défi de la retrouver car je SAIS qu’elle est dans ma maison. Je vais pleurer ma bêtise sur Twitter et ma chère Mel me conseille d’en appeler à Saint-Antoine-de-Padoue (le meilleur copain de ma mamie Elise). Je me hurle dessus intérieurement car je n’ai pas pensé toute seule à Saint-Antoine qui pourtant est le spécialiste pour retrouver mes affaires perdues. Quelques minutes plus tard, je retrouve ma carte. Dans mon dossier de grossesse, rangée bien comme il faut en attendant le jour J. Je ne me souviens pas de l’avoir rangée, j’ai juste envie de me taper la tête contre les murs ou de me faire bouffer ma carte (mais je vais en avoir besoin).

– Au labo pour mon prélèvement de toxo et compagnie, je vois bien à son visage que la nana qui doit me piquer va me faire mal. Bingo, elle me prend au moins 6 tubes alors que l’aiguille me traverse le bras. J’ai mal, j’hésite entre pleurer et lui crier son incompétence au visage. Je décide de ne rien faire.

– je dis au revoir à Mamyvonne et Popope qui partent en vacances. A leur retour, on sera sûrement 5. Je dis à Mamyvonne « je suis sûre que je vais accoucher tellement vite que ça sera sans péri ». Elle qui a accouché notamment d’un bébé de 4,2 kilos (MMM) à Jakarta me répond « ça fait pas si mal que ça » mais son regard plein de larmes dit le contraire. J’ai peur.

– Kouign Amann ne fait pas la sieste. Je me retiens d’aller l’attacher à son lit et de l’étouffer avec sa Tartine parce que moi, j’essaye vainement de dormir.

– Il parvient à réveiller sa soeur et là, le monstre plein d’hormones en moi surgit comme une Gorgone. ça crie fort une Gorgone. Et ça halète une Gorgone enceinte parce que ça a du mal à crier et à respirer en même temps.

– les enfants font trop de bruit dans le salon, je n’arrive pas à suivre les JO. Je pleure sur le canapé car j’ai trop la flemme de les disputer et que je réalise qu’à 3, ils vont réussir à me rendre dingo en moins d’un mois. Je réserve un billet open pour Hawaii pour le jour d’après mon accouchement.

– je pense que je vais accoucher dans la nuit. J’angoisse grave car je ne suis absolument pas prête. Je réalise que je n’ai même pas préparé de coin pour que cette enfant dorme dans notre chambre. Je suis la pire des futures mamans…

– le soir, en couchant mes enfants, je me dis que c’est peut-être la dernière fois que je les borde avant que l’on soit 5. J’ai les larmes aux yeux, ils sont tellement merveilleux ces deux chérubins. Et j’ai été si méchante avec eux aujourd’hui.

– Kouign Amann se relève 5 minutes après le coucher. Je sors l’épluche-légumes des projets sanglants dans la tête. MMM le recouche, j’ai envie de pleurer.

– ça serait bien que j’accouche maintenant en fait, ça me ferait 3 jours tranquillou loin de cette maison. Je pense que MMM et les Pin’s ont un plan machiavélique pour me rendre folle en ne m’accordant aucune minute de répit. Il faut que je me tire de cette baraque avant qu’ils ne me confisquent mon passeport (et ma carte de groupe de sanguin).

– j’essaye de me calmer en twittant, ça m’évite au moins de m’énerver pour rien contre MMM. Résultat, c’est pire, ce que je lis ici et là me fait contracter puissance 12. Je propose mes services de pitbull prêt à l’attaque et je suis prête à aboyer contre qui on me dira d’aboyer.

– je vibre devant la belle médaille de bronze du relais 4X200 m féminin en natation aux JO. Juste avant d’avoir envie de faire bouffer son micro à Nelson Montfort. Mais comme tout le monde en fait.

– je me répète comme un mantra « Je ne suis pas folle ». Je suis juste Isabelle Adjani. « Je ne suis pas folle ».

– pour me calmer, je décide de finir ma valise maternité où il manque quelques affaires de toilettes. Je réalise que je n’ai plus de déo et que si je dois accoucher cette nuit, je sentirais la transpi. ça m’énerve si fort que je décide de filer au lit.

– je dis « bonne nuit » à MMM de manière très sèche. C’est à cause de lui tout ça, il faut un coupable.

– de toute façon, on va vite se réconciler vu que je vais accoucher dans quelques heures sur un pont car on sera partis trop tard à la maternité.

– je mets trois plombes à m’endormir, j’hésite entre pleurer et partir en fou rire. Finalement, je me réveille un peu plus tard, génée par mes propres ronflements.

Demain est un autre jour, c’est Scarlett O’Hara qui l’a dit. Et heureusement parce que le 2 août, j’étais de bien meilleure humeur et un peu plus stable hormonalement.

PS: la photo ? Un mur de ma maison. Dans la niche, j’y vois une petite Vierge comme il y en a beaucoup dans les maisons bretonnes…

PS 2 : les gagnantes des Tops Solaire Tribord sont : Linette le commentaire 14 et Carine, le commentaire n°27. Je vous envoie un mail !

PS 3 : le coin dodo de Pyrrhus a été mis en place hier avec la collaboration de Kouign Amann et Fleur de Sel. Prêt, feu, go !

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