Hormonalement instable

photo-19.JPGMercredi 1er août, j’ai passé la journée sur les montagnes russes. Pas au Parc Astérix non, dans mon propre corps. Moi qui trouvais que je n’avais pas trinqué hormonalement et que mes humeurs étaient plutôt comme d’habitude depuis le début de cette grossesse (MMM a un autre point de vue, évidemment), j’ai été servie… Comme si j’avais gobé 6 plaquettes de Diane 35 ou bu 3 litres de Red Bull. Est-ce le fait d’avoir passé le cap des 37 SA, est-ce le fait d’avoir l’impression de toucher au but ? Est-ce parce que c »est le jour que je me fixais pour laisser de côté vraiment tout mon boulot ? Est-ce à cause du changement de mois. En tout cas, j’ai « ramassé grave » comme on dit… Petit résumé avec différentes situations affrontées de manière absolument irrationnelle dans la même journée.

– je me réveille sous les cris de Fleur de Sel. Que se passe-t-il, j’ai comme le sentiment que je suis à l’étroit dans mon corps…

– le petit déj se passe dans un joli bazar. J’essaye de me cacher dons mon bol de Spécial K. J’envisage de voir si ma fille porte bien le bol breton renversé sur la tête mais j’ai la flemme de nettoyer la cuisine ensuite.

– j’ai perdu ma carte de groupe sanguin depuis plusieurs semaines. Enfin, ça fait plusieurs semaines que je la cherche sans succès. Mon médecin m’a donc prescrit une double détermination que je dois aller faire en même temps que ma toxo. Enervée par mon incompétence à retrouver cette carte, je me mets au défi de la retrouver car je SAIS qu’elle est dans ma maison. Je vais pleurer ma bêtise sur Twitter et ma chère Mel me conseille d’en appeler à Saint-Antoine-de-Padoue (le meilleur copain de ma mamie Elise). Je me hurle dessus intérieurement car je n’ai pas pensé toute seule à Saint-Antoine qui pourtant est le spécialiste pour retrouver mes affaires perdues. Quelques minutes plus tard, je retrouve ma carte. Dans mon dossier de grossesse, rangée bien comme il faut en attendant le jour J. Je ne me souviens pas de l’avoir rangée, j’ai juste envie de me taper la tête contre les murs ou de me faire bouffer ma carte (mais je vais en avoir besoin).

– Au labo pour mon prélèvement de toxo et compagnie, je vois bien à son visage que la nana qui doit me piquer va me faire mal. Bingo, elle me prend au moins 6 tubes alors que l’aiguille me traverse le bras. J’ai mal, j’hésite entre pleurer et lui crier son incompétence au visage. Je décide de ne rien faire.

– je dis au revoir à Mamyvonne et Popope qui partent en vacances. A leur retour, on sera sûrement 5. Je dis à Mamyvonne « je suis sûre que je vais accoucher tellement vite que ça sera sans péri ». Elle qui a accouché notamment d’un bébé de 4,2 kilos (MMM) à Jakarta me répond « ça fait pas si mal que ça » mais son regard plein de larmes dit le contraire. J’ai peur.

– Kouign Amann ne fait pas la sieste. Je me retiens d’aller l’attacher à son lit et de l’étouffer avec sa Tartine parce que moi, j’essaye vainement de dormir.

– Il parvient à réveiller sa soeur et là, le monstre plein d’hormones en moi surgit comme une Gorgone. ça crie fort une Gorgone. Et ça halète une Gorgone enceinte parce que ça a du mal à crier et à respirer en même temps.

– les enfants font trop de bruit dans le salon, je n’arrive pas à suivre les JO. Je pleure sur le canapé car j’ai trop la flemme de les disputer et que je réalise qu’à 3, ils vont réussir à me rendre dingo en moins d’un mois. Je réserve un billet open pour Hawaii pour le jour d’après mon accouchement.

– je pense que je vais accoucher dans la nuit. J’angoisse grave car je ne suis absolument pas prête. Je réalise que je n’ai même pas préparé de coin pour que cette enfant dorme dans notre chambre. Je suis la pire des futures mamans…

– le soir, en couchant mes enfants, je me dis que c’est peut-être la dernière fois que je les borde avant que l’on soit 5. J’ai les larmes aux yeux, ils sont tellement merveilleux ces deux chérubins. Et j’ai été si méchante avec eux aujourd’hui.

– Kouign Amann se relève 5 minutes après le coucher. Je sors l’épluche-légumes des projets sanglants dans la tête. MMM le recouche, j’ai envie de pleurer.

– ça serait bien que j’accouche maintenant en fait, ça me ferait 3 jours tranquillou loin de cette maison. Je pense que MMM et les Pin’s ont un plan machiavélique pour me rendre folle en ne m’accordant aucune minute de répit. Il faut que je me tire de cette baraque avant qu’ils ne me confisquent mon passeport (et ma carte de groupe de sanguin).

– j’essaye de me calmer en twittant, ça m’évite au moins de m’énerver pour rien contre MMM. Résultat, c’est pire, ce que je lis ici et là me fait contracter puissance 12. Je propose mes services de pitbull prêt à l’attaque et je suis prête à aboyer contre qui on me dira d’aboyer.

– je vibre devant la belle médaille de bronze du relais 4X200 m féminin en natation aux JO. Juste avant d’avoir envie de faire bouffer son micro à Nelson Montfort. Mais comme tout le monde en fait.

– je me répète comme un mantra « Je ne suis pas folle ». Je suis juste Isabelle Adjani. « Je ne suis pas folle ».

– pour me calmer, je décide de finir ma valise maternité où il manque quelques affaires de toilettes. Je réalise que je n’ai plus de déo et que si je dois accoucher cette nuit, je sentirais la transpi. ça m’énerve si fort que je décide de filer au lit.

– je dis « bonne nuit » à MMM de manière très sèche. C’est à cause de lui tout ça, il faut un coupable.

– de toute façon, on va vite se réconciler vu que je vais accoucher dans quelques heures sur un pont car on sera partis trop tard à la maternité.

– je mets trois plombes à m’endormir, j’hésite entre pleurer et partir en fou rire. Finalement, je me réveille un peu plus tard, génée par mes propres ronflements.

Demain est un autre jour, c’est Scarlett O’Hara qui l’a dit. Et heureusement parce que le 2 août, j’étais de bien meilleure humeur et un peu plus stable hormonalement.

PS: la photo ? Un mur de ma maison. Dans la niche, j’y vois une petite Vierge comme il y en a beaucoup dans les maisons bretonnes…

PS 2 : les gagnantes des Tops Solaire Tribord sont : Linette le commentaire 14 et Carine, le commentaire n°27. Je vous envoie un mail !

PS 3 : le coin dodo de Pyrrhus a été mis en place hier avec la collaboration de Kouign Amann et Fleur de Sel. Prêt, feu, go !

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Bientôt, ils seront trois…

photo(1)D’ici quelques jours, d’ici quelques semaines, ils seront trois. Je serai bientôt la maman de 3 enfants. Un garçon et deux filles. Nous serons 5. Comme les cinq doigts de la main, comme les cinq continents, comme les cinq sens, comme le Club des cinq.

Bientôt ils seront trois et ce sera le saut dans l’inconnu.

Bientôt mon coeur va battre encore un peu plus fort d’amour pour une nouvelle bouille. L’équilibre entre Kouign Amann et Fleur de Sel va se retrouvrer complètement chamboulé. Bientôt il y aura « les filles et le garçons », « les grands et la petite ».

Bientôt, je n’aurai plus assez de mains pour tenir en même temps celles de tous mes enfants. Ils seront trois à me faire tourner en bourrique. A appeler « maman » en même temps. A vouloir se nicher au creux de mes bras.

Bientôt, j’aurai trois enfants à attacher dans la voiture (au secours), trois enfants à nourrir et coucher seule certains soirs quand MMM ne sera pas là. Trois enfants sur qui je veillerai comme une louve et que je ne me lasserai pas de regarder grandir (quand je n’aurai pas envie de les passer par la fenêtre, évidemment).

Bientôt, j’aurai trois petites têtes à renifler, trois petits corps à border le soir. Je dirai « mes enfants » d’un air incrédule en admirant ce trio tout neuf.

Enfin, j’imagine…

Trois enfants… Je n’ai aucune référence, je n’ai pas passé suffisament de temps avec une famille de trois enfants pour savoir à quoi cela peut ressembler vraiment. Deux enfants, oui, j’ai mes références : ma famille, celle de MMM, mes cousins, mes copines… Le rôle d’ainé, le rôle de la cadette, tout cela m’est très familier mais trois… ça ressemble à quoi ?

PS : la photo ? Pas grand chose à voir… C’est de la Marjolaine qui pousse allègrement dans mon jardin et me fait dire définitivement : cette maison était faites pour nous.

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Pourquoi je ne ferai pas de projet de naissance

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Lorsque j’ai écrit le livre, je savais que je devais impérativement faire un paragraphe important sur les projets de naissance. Pourtant après deux grossesses diamétralement différentes et deux accouchements rapprochés, j’étais plutôt « agacée » par cette idée de faire un projet de naissance, nouvelle mode chez les futures mamans. En fait, j’avais du mal à comprendre pourquoi on voulait faire un projet de naissance. J’ai donc effectué quelques petites recherches, lu des témoignages, posé quelques questions pour comprendre ce qu’il y avait derrière cette démarche. J’ai alors compris qu’il y avait à la base beaucoup de peurs et d’incompréhension face au milieu médical et une envie de se réapproprier son accouchement. J’ai donc cherché les meilleurs moyens pour que ce projet de naissance soit le lien entre les parents et le personnel médical et non pas un mur entre-eux, épaulée dans cette mission par la sage-femme Marie-Christine Bourg et le Docteur Lafarge-Bart et je suis très heureuse de ce petit chapitre dans le livre (que je vous invite à lire, évidemment, huhuhu).

Maintenant, je vais allumer la lanterne rouge qui dit  » ceci est un témoignage qui ne concerne que moi et que je ne projette sur personne. Je ne juge pas ceux ou celles qui souhaitent faire de manière différente ». Mais voilà, le projet de naissance ne me concerne pas. Je pars du principe que je fais confiance au milieu médical pour faire ce qui est le mieux pour moi et mon bébé. Je pense que j’ai assez confiance en moi pour dire ce que je veux et ne veux pas sans avoir besoin de le formuler sur papier. Et je sais que c’est pareil pour MMM. Je pars également du principe que je me suis assez renseignée avant, que j’ai été préparée comme il le fallait (et ce depuis ma première grossesse) pour savoir ce qui se fait et ne se fait pas en matière d’accouchement. Je pense notamment au très intéressant billet de Petit Bourgeon qui m’a à nouveau fait réfléchir sur le sujet. En toute lucidité, il y a encore des maternités où les accouchements sentent la poussière et les bonnes « vieilles méthodes’ médicales mais les choses avancent et évoluent. Tant mieux. Je sais aussi qu’après deux très beaux accouchements, mon prochain accouchement peut être très différent et moins idylique (on s’entend, idyllique quand on y repense après en ce qui concerne le premier !), il n’y a pas de règle.

Mon projet de naissance à moi n’est pas sur papier. Il se résume à des échanges avant la naissance que ce soit avec les sages-femmes, mon obstétricien à qui je pose TOUTES mes questions et à quelques paroles glissées auprès de la sage-femme le jour de mon accouchement :

– je ne veux pas d’épisiotomie (d’ailleurs, je n’en ai jamais eu) mais si vous avez besoin d’en faire une je le comprends, simplement, pouvez-vous me prévenir avant ?

– pouvez-vous me tenir au courant au fur et à mesure de l’avancée des événements ? Pour Kouign Amann par exemple, la sage-femme m’a prévenue plusieurs fois que le risque de césarienne planait et j’ai ainsi pu me préparer à cette idée sans que cela soit la panique. Finalement, il n’en a pas été question.

– est-ce que je peux boire de l’eau à toutes petites gorgées de temps en temps ?

– si vous le voulez bien, je veux accoucher dans telle position que je connais et que j’ai travaillée, si cela ne marche pas, je me mettrais dans la position que vous souhaitez.

L’idée est d’insister sur les quelques points qui me tiennent à coeur pour ne pas assommer la sage-femme de demandes et de recommandations qui peuvent être vexantes.

Pour ce qui est du reste, j’ai choisi d’accoucher dans un hôpital et pas à la maison, je sais que l’on va me poser un cathéter, une sonde urinaire et tout le tintouin, je l’accepte et je suis consciente que si ça n’est pas nécessaire dans 90% des cas (chiffre au pif, hein), cela peut me sauver la vie ou celle de mon bébé. Sincèrement avoir un cathé dans le bras ne m’a pas empêché de marcher pour accélérer le travail (pour Kouign Amann) ou d’avoir les plus beaux accouchements du monde (notamment en rappelant l’anesthésiste pour qu’il baisse la dose de la péri pour Fleur de Sel car je voulais sentir et être active). Ce sont mes choix, ils ont été respectés et je remercie pour cela le personnel de l’Hôpital des Clefs.

Si je dois donner un conseil (OK, personne ne me le demande mais bon vous pouvez arrêter la lecture ici) aux mamans (et aux papas) qui préparent un projet de naissance c’est de ne pas idéaliser l’accouchement et de ne pas arriver avec un projet de 4 pages à faire lire à l’équipe. Tout ne sera pas comme vous le souhaitez, vous aurez peut-être des forceps, une césarienne, la baignoire ne sera peut-être pas libre pendant votre prétravail alors que vous en rêviez, on aspirera peut-être votre bébé parce que cela sera nécessaire, vous garderez peut-être un monitoring désagréable pendant 2 heures parce que l’équipe sera occupée sur un accouchement à côté et que vous ne serez pas prioritaire, mais voilà, ce sont les aléas du système hospitalier et les conditions d’un accouchement ne peuvent pas se prévoir. Notre système est loin d’être parfait, j’en suis bien consciente et s’il est l’un des meilleurs du monde, il y a encore beaucoup d’améliorations à faire mais quand on échange de manière intelligente avec le personnel médical, l’accouchement est déjà à moitié réussi…

PS : 35 SA aujourd’hui ! Hier : monitoring + écho + consult (en raison de ma grossesse précédente), résultat Mamzelle Pyrrhus nous a fait une grosse poussée de croissance : 2,4 kilos ! Elle est prévue à terme à 3,2 – 3,4kilos, un bébé dans le style de Kouign Amann, long et fin, m’a dit le docteur… Et sinon, aujourd’hui, je commence à préparer ma valise

PS : en photos les bodys de Kouign Amann et de Fleur de Sel. Taille naissance pour l’un, taille préma pour l’autre…

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Semaine 34 – Maternity style

Samedi après-midi, un rayon de soleil, je dois partir faire du shopping entre filles avec ma copine G… Vite, j’enfile ma robe d’été préférée, celle sur laquelle j’ai flashé à la Mum to Be party lors de l’atelier d’essayages. Certainement la tenue du grossesse dans laquelle je semble le plus « épanouie », dans tous les sens du terme, huhuhu.

Comme vous pouvez le voir, le ventre grossit mais le reste aussi (oh, les petits bras dodus)… Mode petite baleine : ON.

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– Robe : 1 et 1 font 3 vendue sur le site Emoi Emoi. (là encore, je suis bien loin de ressembler au mannequin, qui elle est enceinte de 6 mois pour de vrai). Je l’ai achetée presque plein pot en mars et même si je pleure des larmes de sang en voyant son prix actuel pendant les soldes, je ne regrette pas. Je l’ai déjà portée une dizaine de fois et si le soleil reste un peu en Bretagne, je compte la mettre un jour sur deux jusqu’à mon accouchement. Elle se porte sans soutien-gorge mais offre tout de même un bon maintien. Après, il faut l’avouer, lorsque je la porte, ma poitrine est en exposition, on ne peut pas la manquer ! Petit rappel, je fais 1m61, je porte en général du M mais je la porte en taille 1et je ne suis absolument pas serrée dedans.

bracelet : Hipanema. Ils sont « sold out » sur Mode Trotter mais vous pouvez les trouver dans certaines boutiques. Attention, ils taillent vraiment petit, mon « M » est tout juste et je le perds parfois.

– tongs grises:  Ipanema (sans H pour el coup !) – moins de vingt euros à la Halle aux Chaussures.

– vernis à ongles : Revlon « 355 Mad ABout Mango » qui sent bon (la pêche ? la mangue ?) une fois sec et il sèche vite. Ok, il est un peu écaillée mais vous pensez vraiment que je peux me refaire les ongles de pieds toutes les cinq minutes avec un bide pareil ?

– lunettes de soleil : Dolce Gabbana été 2008.

– coiffure : petit chignon n’importe quoi avec trois barrettes car cette robe est bien plus jolie avec les épaules et la nuque dégagées.

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Et en bonus, une photo souvenir de cette « séance » photo. Ma copine G, présente durant ces quelques minutes nous, a pris en photo MMM et moi. Une bonne tranche de rigolade comme à chaque fois qu’on fait ces photos un peu ridicules mais  tellement drôles qui nous feront de jolis souvenirs.

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L’anecdote de la semaine : Fleur de Sel semble très concernée désormais par la présence de Pyrrhus. Elle me manque jamais de lui dire bonne nuit et adore que l’on fasse ensemble l’inventaire des quelques habits déjà achetés. Un soir, elle arrive vers moi, soulève mon t-shirt pour parler à « Pihusse » (elle a encore un peu de mal avec les R). Elle m’embrasse le nombril et parle fort dedans « Je t’aime, ma Pihusse ». J’ai fondu…

Belle semaine à tous, je vous laisse, j’ai rendez-vous avec l’anesthésiste et je vais enfin m’inscrire à la maternité !

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Préparation en piscine : I did it again

Je sais, je sais, en lisant ce titre, vous pensez « mais quelle nunuche, cette Marjoliemaman, elle se déplace le bassin lors d’un cours de préparation en piscine et elle y retourne ? Pffff, c’est la dernière fois qu’on la plaint ».

Vous avez un peu raison sur le fond mais au final, vous allez voir que non (et qu’être têtue, c’est parfois une vertue, turlututu, ça rime). Je reprends donc mon histoire.

Je voulais donc faire du yoga prénatal mais tout était déjà complet ou fermé parce que franchement, terminer sa grossesse en plein été alors que tout le monde prend des vacances, c’est vraiment une idée à la noix, madame (un grand merci à la lectrice qui m’avait gentiment laissé les numéros en commentaire, j’espères qu’elle se reconnaîtra car j’ai mis du temps à la remercier et je ne trouve plus son commentaire pour le faire, à mettre sur le compte de mes neurones de femmes enceintes, merci). J’avais bloqué 4 rendez-vous pour une préparation en piscine à l’Hôpital du Pôle Nord pour compléter les 3 rendez-vous en piscine prévus avec la sage-femme, ceux que j’ai dû annuler pour bassin déplacé.

Ce week-end, je me rends compte que mes cours débutent ce mardi 10 juillet à 9h. Vu ma première expérience, ma conjonctivite (super pas compatible avec la piscine) et l’heure matinale du cours, je me dis qu’il est impératif d’annuler lundi matin. Lundi soir à 19h, j’annonce à un MMM un peu surpris que j’ai prépa en piscine le lendemain… Tout ça parce que, évidemment, j’ai zappé d’appeler l’hôpital pour annuler et que j’ai vu ça comme un signe. Il faut dire que vos nombreux témoignages sur vos prépas en piscine qui s’étaient bien déroulées m’ont fait me dire que je n’étais pas tombée sur ce qu’il me fallait le premier coup.

Résultat, me voilà avec mon petit sac de piscine (culotte, soutif et savon inside, le trio complet pour une fois, vous pouvez me féliciter) sur le dos direction l’Hôpital du Pôle Nord pour 9 heures. Alors certes, ce n’était pas du yoga comme j’en ai rêvé mais ce cours a été un délice :

– l’eau était à 33°C, un poil plus chaude que d’habitude paraît-il mais quel bonheur d’infuser dans cette eau chaude.

– le lieu est petit, la piscine doit faire 10 mètres de longueur à tout casser, on a pied partout. C’est un lieu intime et pas du tout bruyant par rapport aux piscines municipales. Parfait pour mes petites oreilles sensibles.

– nous n’étions que 6 femmes enceintes accompagnées par une sage-femme de l’hôpital. Intimité, là encore.

– les mouvements étaient doux, le rythme était dynamique mais pas éreintant. Nous avons terminé là encore par une séance de relaxation où nous étions allongées et reliées les unes aux autres. Top.

– le vrai plus selon moi est que ce cours n’était pas simplement physique. Nous avons pu discuter, échanger sur nos ressentis, parler de l’accouchement et des contractions sans que cela tourne au cours magistral… C’est exactement ainsi que j’imagine une préparation à l’accouchement. On se connecte sur son corps, on échange et on apprend des choses au contact de la sage-femme qui nous encadre. Bref, j’ai adoré.

Et finalement, moi qui ne veux pas fréquenter l’Hôpital du Pôle Nord pour stress post-traumatique, j’ai trouvé un excellent moyen de l’apprivoiser à nouveau avant d’y accoucher. Ces 4 séances vont me permettre de rencontrer des sages-femmes et qui sait, d’avoir peut-être un visage connu pour m’accompagner le jour de l’accouchement. Cette séance m’a déjà rassurée concernant le choix de la position pour accoucher. Les équipes sont ouvertes aux propositions et le simple fait d’en parler pendant cette séance montre que le dialogue est possible. Un bon point pour l’Hôpital du Pôle Nord.

Je remets ça mardi prochain, même que le yoga prénatal ne me manque pas…

Pour mémoire, vous pouvez gagner mon livre (dédicacé) sur la page Facebook de Tommee Tippee, n’oubliez pas de liker la page !

 

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Ma grossesse sans hôpital

photo-555.JPGC’est assez paradoxal mais pour cette grossesse sous surveillance, je ne fréquente pas l’hôpital. Pas du tout, même. Petit rappel des faits : pour Kouign Amann, j’ai été suivie à l’Hôpital des Clefs à partir du 2e trimestre. 4 échographies en tout et pour tout, une visite aux urgences en raison d’un mal de tête affreux en fin de grossesse (merci Arnold), un monitoring à 2 jours d’accoucher et basta. Pour Fleur de Sel, j’habitais carrément à l’hôpital, d’abord à l’Hôpital du Pôle Nord en Bretagne puis de nouveau à l’Hôpital des Clefs. Je ne parle pas des 3 monitorings quotidiens, des piqûres de corticoïdes dans les fesses, des promenades en ambulance sur le périph toutes sirènes allumées pour visiter mon cher Docteur House du foie et de la grossesse, des prises de sang au réveil, des IRM, des échos en pagaille…

On pourrait s’imaginer que pour cette 3e grossesse à la suite d’une grossesse patho, je fréquente assidûment l’hôpital. Je n’y ai mis les pieds que 2 fois.

La première fois, j’étais enceinte de 6 petites semaines. J’avais beaucoup saigné pendant la nuit, MMM était à Paris et après avoir déposé les enfants et expédié les affaires urgentes pour le travail, je me suis rendue le coeur lourd à l’Hôpital du Pôle Nord. J’étais prête à entendre que c’était fini et j’attendais les instructions sur la marche à suivre dans ce cas. Comme un automate, je me suis garée, j’ai passé les portes automatiques et mes pas m’ont ramenée dans le passé sans que je comprenne ce qui était en train d’arriver. J’ai vu le fantôme de mon Kouign Amann de 19 mois qui se promenait dans le couloir et qui essayait d’appuyer sur le bouton de l’ascenseur, j’ai vu Mamyvonne et MMM le visages inquiets, j’ai vu le couloir qui me menait à ma chambre… Je me suis pris le lieu en pleine face, comme une claque bien sèche. Boum. Je me suis effondrée. Comment avais-je pu oublier que c’était ici que tout nos galères avaient commencé le 8 novembre 2009 pour Fleur de Sel ? Pourquoi était-ce si dur de me retrouver ici à nouveau alors que tout cela était terminé et que ma fille était en parfaite santé ? J’ai réussi à me remettre un peu, j’ai sonné à la porte des urgences, le visage défait. Au bout de 45 minutes, j’ai été reçue par une interne (ils sont de plus en plus jeunes les internes, c’est juste incroyable de faire travailler des bébés médecins de 12 ans). « Cela peut-être une fausse couche ou rjuste un saignement anodin, cela arrive ». J’ai eu envie de lui dire que je le savais, que j’étais en train d’écrire un livre sur le sujet mais que là, j’avais juste besoin de savoir pour moi. A peine la sonde de l’écho posée sur mon ventre, le poids qui pesait sur mon sternum s’est envolé. Ce petit machin sans bras qui ressemblait à un bonbon Jesus était parfaitement conforme. Mieux, il avait un coeur qui battait. « Souvenir de règles » m’a dit la petite fille, enfin, l’interne. Je suis sortie de l’Hôpital du Pôle Nord rassurée mais épuisée, une convocation en poche pour une échographie de contrôle la semaine suivante.

Une semaine plus tard, j’étais en voiture aux côtés de MMM. Alors que nous passions le pont qui nous sépare de l’Hôpital du Pôle, je tremblais, complètement stressée par le fait de retourner à l’hôpital. « Tout va bien, bonne grossesse madame et à bientôt pour votre début de suivi ».

Sauf que depuis, je n’y ai jamais remis les pieds. J’ai pris rendez-vous avec un gynécologue-obstétricien, ami cher de la famille de MMM depuis de longues années. Il me suit dans son cabinet en ville. Nous avons décidé tous les deux qu’il me suivrait en cabinet jusqu’au bout puisqu’il a tout le matériel nécessaire pour les échographies et qu’il est rattaché à l’Hôpital du Pôle Nord. Il est en relation avec mon docteur House du foie et de la grossesse (ils doivent s’échanger de merveilleux mails à base de « ALAT », « bilirubine », « SHAG », je regrette juste de ne pas être en copie)… Nous avons tout de suite parlé du « et si ça se passe mal » et avons convenu qu’il m’adresserait à la maternité de niveau 3 la plus proche. Je le vois tous les mois, il réalise une échographie pour vérifier le bon développement de Pyrrhus et suit attentivement l’évolution de mes résultats hépatiques. Un suivi plus poussé que pour une grossesse sans antécédents mais pas excessif ou invasif. Je sais que je peux l’appeler et débarquer à l’improviste si besoin, je sais que je peux lui poser toutes les questions que je veux, je sais que je me sens bien dans son cabinet et j’ai la sensation que je ne peux pas y recevoir de mauvaise nouvelle.

A 7 mois de grossesse, je ne suis toujours pas inscrite à la maternité. En tant qu’ancienne Parisienne, ça me dépasse complètement vu qu’en Ile-de-France, une fois que le test pipi est sec, on appelle tout de suite la maternité où l’on veut accoucher au risque de ne plus trouver de place la semaine suivante. Je vais donc m’inscrire la semaine prochaine, lors de mon rendez-vous avec l’anesthésiste puisque quand même, il faut bien que j’accouche quelque part (et qu’il est hors de question d’accoucher à la Nourserie), ça sera donc à l’Hôpital du Pôle Nord où un double de mon dossier m’attend déja. Mais je le dis tout de suite : je prends le forfait minimum : arrivée 3 heures avant d’accoucher, juste le temps de poser la péridurale, d’entendre « poussez Madame ! Oh, quelle jolie petite fille », d’y passer 3 nuits (ou moins ?), d’y avaler 9 plateaux repas avec beurre salé inclu avant de retrouver ma petite famille à la maison, une Pyrrhus toute rose et en pleine forme dans les bras.

L’Hôpital des Clefs a été pour moi une deuxième maison et je n’aurais jamais pensé vivre une grossesse loin de l’hôpital public à qui je dois tant. Pourtant, cette solution est celle qui convient parfaitement à ma grossesse tout à fait normale qui suit une grossesse patho. J’ai le filet de secours sans avoir la perfusion plantée de la bras et cela me va.

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Beautanicae, du bio pour les Mum to Be (avec un cadeau)

Pendant plus d’un mois, j’ai testé les produits bio pour futures mamans de la toute jeune marque Beautanicae. J’aime bien prendre le temps de tester les produits cosméto sur plusieurs semaines car je me rends ainsi compte de l’effet à long terme sur ma peau, voilà donc mon petit compte rendu.

Ma première impression : Bonne ! Joli packaging aux couleurs tendres, mon côté romantique est conquis. Des flacons-pompes ou des bouchons à vis avec une petite ouverture, tout comme j’aime, surtout avec les produits bio qui virent vite. Et puis la mention bio qui n’est pas usurpée, la gamme possède un taux d’ingrédients BIO très élevé, et a été formulée sans huile essentielle ni alcool ou ingrédients reconnus comme CMR (cancérigènes, mutagènes, repro-toxiques).

Les 3 produits de la gamme :

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un soin visage normalisant : je n’ai pas de souci de peau au niveau du visage durant la grossesse, j’ai juste la peau sèche comme d’habitude. Un peu collante lors des premières minutes, cette crème de jour (que l’on peut appliquer la nuit également) est très couvrante et me correspond plutôt bien. J’aime avoir la sensation d’une peau hydratée et enveloppée dans la crème. A long terme, je n’ai pas vu de changement sur la peau de mon visage.

un baume corps onctueux : un produit destiné aux zones sensibles aux vergetures durant la grossesse : le ventre, les hanches, les cuisses, les fesses et la poitrine. Son odeur discrète d’amande est agréable en revanche, il est très très long à faire pénétrer. Mieux vaut avoir la peau bien sèche en sortant de la douche avant de crémer ! Son défaut doit aller avec son avantage puisque j’ai remarqué que le soir, ma peau était encore satinée de crème (oui, j’ai la peau satinée, d’abord). Le confort est au rendez-vous, un bon partenraire de grossesse que ce baume.

un lait riche corps et mains : mon produit préféré ! Je craque d’abord sur son odeur sucré et son nom « délice de rose et guimauve » n’est pas usurpé. Après Center Parcs, je n’arrivais pas à récupérer une peau « normale », je gardais les mollets archi-secs. Ce lait m’a permis de clore le dossier. D’ailleurs l’appellation « lait » ne lui convient pas vraiment car je trouve sa texture plus épaisse q’un lait classique. C’est devenu mon chouchou et je le dégaine dès que j’ai la peau qui tire, notamment sur les jambes. Voilà un produit qui va rejoindre mon équipe de produits à utiliser sans modération, même après la grossesse.

En cadeau pour vous :

Beautanicae m’a offert ces produits pour que je puisse les tester et gâte l’une d’entre-vous, chères futures mamans. Elle recevra la gamme de 3 produits avec un soin visage normalisant, un baume corps onctueux et un lait riche corps et mains.

– Pour participer, je vous invite à faire un tour sur le site de Beautanicae et à me dire en commentaire quel produit vous souhaiteriez voir compléter la gamme. Participations ouvertes jusqu’au 12 juin à 14h.

– A noter que vous pouvez suivre l’actualité de Beautanicae sur Facebook et retrouvez Beautanicae sur le 1er salon Bébé Nature du 15 au 17 juin prochain, à Paris Porte de Versailles.

Deux autres futures mamans ont testé ces produits, vous pouvez lire leurs avis ICI.

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