Quelqu’un à qui parler

Je parle assez facilement du fait que dans la famille, on consulte un psychologue quand le besoin se fait ressentir. Je constate que parfois, certaines personnes trouvent ça un peu honteux. Il y a encore l’idée confuse qui circule qu’aller voir un psy, c’est parce qu’on est vraiment à la dérive ou que l’on a un sérieux problème dans sa tête. Et quand on parle des enfants qui vont chez la psy, ça signifie pour certains que l’on est des parents défaillants ou que les enfants sont vraiment mal élevés ou dérangés.

Pourtant, je trouve que c’est une décision sacrément sage de faire appel à quelqu’un quand on est face à une situation dont on ne se sort pas tout seul.

J’ai fréquenté ma première psychologue l’année de mon bac. Sur les conseils de mon généraliste, j’ai pris rendez-vous à la consultation gratuite du coin. Je n’y allais pas forcément de bon coeur mais j’en suis ressortie grandie avec des nombreuses clés pour comprendre qui j’étais.

En tant que famille, notre premier contact avec une psychologue s’est fait à l’entrée en crèche de Kouign Amann, juste après la mort de Madame Perle. Je me souviens qu’elle nous a notamment conseillé d’utiliser les vrais mots quand on parlait à notre fils. « Dites-lui que Madame Perle est morte, pas qu’elle est partie. Parce que le jour où vous lui dites que vous partez faire des courses, vous imaginez ce qu’il pense, lui ? ». Elle nous avait ensuite alertés sur la précocité éventuelle du jeune homme, elle avait épaulé notre fils quand j’étais à l’hôpital et quand sa soeur était au plus mal. La présence des psychologues dans les crèches sont un vrai plus, il ne faut pas hésiter à demander leur aide si nécessaire.

Quelques mois après les débuts de vie compliqués de Fleur de Sel (2 mois d’hospitalisation pour moi, 2 mois d’avance pour naître puis 2 mois d’hospitalisation pour elle pour ceux qui n’avaient pas suivi), l’ambiance à la maison était électrique. Entre MMM et moi, il y avait un fossé (nous n’avions pas vécu les choses de la même manière), Kouign Amann piquait des colères monstres et moi, j’étais encore sous le choc d’une nuit en enfer. Nous avons consulté quelqu’un qui nous a proposé des rendez-vous à géométrie variable : à 4, 2 ou 3. Je me souviens de Fleur de Sel qui, du haut de ses 6 mois, buvait mes paroles, c’était très intense. Ça nous a permis de nous poser et de régler au mieux ce chapitre à ce moment-là pour continuer à avancer tous les 4.

Et puis Petite Gavotte est née et ça a été très très compliqué pour Kouign Amann. On a compris que nous n’y arriverions pas sans aide. Alors nous avons poussé la porte d’une psychologue pour quelques séances juste pour lui.

Une fois cet épisode réglé, il est retourné la voir quelques mois plus tard pour parler du saut de classe et pour être testé histoire que l’on soit sûr de ne pas faire de bêtise.

Depuis, quand Kouign Amann est confronté à des choses difficiles et que nous ne parvenons pas à l’aider, il demande s’il peut aller voir sa psychologue ou nous lui proposons. Depuis septembre, il se posait beaucoup de questions sur le collège (même si ce n’est qu’en 2018) et ça l’angoissait énormément. On avait beau en discuter avec lui, le rassurer en lui disant que ce choix n’était pas urgent, il avait besoin de savoir, de se projeter. Quelques séances lui ont permis d’y voir plus clair, il a choisi de faire sport-études en 6e mais ça, c’est un autre sujet !

Fleur de Sel quant à elle, a eu une période très compliquée avec des peurs énormes et des chagrins terribles il y a 2 ans. Nous lui avons proposé d’aller voir quelqu’un et ça lui a permis de régler ses soucis. Elle avait de grosses angoisses par rapport à la mort (que nous pauvres parents n’avions pas du tout intégré), notamment par rapport à sa propre histoire et à sa prématurité. Même chose que son frère, quand elle en ressent le besoin, elle nous demande à retourner voir sa psychologue.

Attention, quand je parle de régler les soucis, ça ne fait pas des enfants parfaits qui n’ont plus de colères ou de peurs. C’est juste que l’on est dans des réactions avec lesquelles ils peuvent évoluer, des émotions qu’ils peuvent gérer même si ça déborde parfois.

Petite Gavotte, elle, a finalement eu un début de vie bien plus calme que ses aînés et nous réussissons, jusqu’ici, à l’aider quand elle en a besoin. C’est à dire que nous ne nous retrouvons pas démunis face à elle. Elle a ses colères, ses chagrins et ses peurs (et son côté dictatorial) mais nous parvenons toujours à l’accompagner pour les régler, chose que nous ne parvenons pas toujours à faire avec les grands et qui nécessite, selon nous, une aide extérieure.

Côté pratique et sur le « comment choisir son psy ? », j’ai envie de vous dire : au petit bonheur la chance ! Nous avons demandé des noms autour de nous et puis nous avons essayé. Nous avons eu la chance de tomber sur deux psychologues complètement différentes qui correspondaient parfaitement aux personnalités de nos enfants. Celle de Kouign Amann est posée, logique, méthodique. Celle de Fleur de Sel est plus créative, plus dans l’imaginaire et le décodage des jeux. Enfin, c’est ce que j’en vois de l’extérieur. Mais si le feeling n’était pas passé, nous aurions changé sans aucun souci.

Nous avons pris soin également de choisir deux personnes différentes pour que chacun ait sa psychologue, son espace à lui qui ne lui appartient qu’à lui (oui, c’est redondant mais c’est fait pour).

Alors oui, je le dis sans honte, mes enfants vont régulièrement chez le psychologue et ça leur fait beaucoup de bien. Non, ils n’en sortent pas avec leurs problèmes réglés mais oui, ça leur donne des clés pour avancer et pour se construire. Oui, ça nous coûte 45€ la séance (non remboursée par la sécu et la mutuelle) mais MMM et moi voyons ça comme un investissement pour leur avenir (même si je dis souvent que je retire ça de leur héritage). On essaie d’alléger maintenant leurs sacs de cailloux pour qu’ils ne se les traînent pas toute la vie et qu’ils puissent se construire le plus librement possible.

Alors on peut nous dire que : « moi mes enfants ils n’en ont pas besoin » (et tant mieux !), « c’est pour les gens pas normaux » ou « les mômes n’ont pas besoin de ça, c’est les parents le problème », nous avons le sentiment de faire à nos enfants un cadeau pour leur présent et leur futur en leur offrant quelqu’un à qui parler.

N’hésitez pas à poser des questions si vous en avez sur le sujet, je vous répondrai avec plaisir. En revanche, je ne communiquerai pas les adresses des psychologues de mes enfants comme on me l’a déjà demandé plusieurs fois. Merci de votre compréhension.

PS : et moi alors ? Oui, c’est bien beau de parler des enfants mais moi ? Depuis quelques mois, j’ai lancé un travail qui ne passe pas que par la psychologie. Peut-être que je vous en parlerais plus tard ?

 

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60 réflexions au sujet de « Quelqu’un à qui parler »

  1. 1
    Marjorie says:

    Ici aussi, on parle librement d’aller chez le psy. Moi-même j’ai suivi une thérapie de plusieurs mois suite à ma séparation d’avec le père de mes enfants, qui m’a énormément aidé, même si certains moments étaient très durs.
    Et mon fils de 5 ans et demi y est allé plusieurs fois l’année dernière. Là suite à des soucis de comportement à l’école qui ne passent pas, il y retourne. Je pense qu’avoir un endroit où parler librement, sans crainte, ça permet de se décharger et d’avoir des pistes pour aller mieux ensuite.

  2. 2
    catawoman says:

    Il n’y a aucune honte à aller voir un psychologue, comme il n’y a aucune honte a avoir eu des moments difficiles dans sa vie, des depressions ou autre. La psychologie et la psychiatrie sont souvent denigrés à tort ! Perso ma psy ( voir mes psy ) et mon psychiatre m’ont sauvé la vie et je le cris haut et fort sans aucune honte

    • Et tu fais bien et c’est pour cela que j’écris ce billet, parce que je vois encore le regard de certaines personnes ou que j’entends des réflexions qui me semblent d’un autre âge quand on parle psy.

  3. 3
    Aurelie says:

    On a eu recours aussi à un psy piur notre fille il y a 2 ans. Elle se mettait à avoir des angoisses et des peurs « farfelues » à nos yeux (peur des ronds points?!? De l’évacuation de la baignoire?!?) et ses crises d’angoisse étaient devenues ingérables.
    On a d’abord été chez la micro Kinée qui a « daté » le problème initial (mes angoisses durant ma grossesse qu’on m’annonce que mon enfant avait une lourde maladie génétique à la naissance comme ce fut le cas piur ma belle sœur et ma nièce) et le déclencheur des crises (la naissance du 2eme enfant de ma belle sœur, lui aussi touché par une maladie. On détectée pendant la grossesse).
    Du coup RDV dans la foulée chez une psy car nous, parents, étions démunis et de toute façon trop touchés émotionnellement nous aussi.
    Ma fille reste une enfant très sensible et très empathique, ce qui est même une très bonne chose comme nous lui répétons, même si c’est parfois dur à gérer, mais globalement, le problème y est réglé. Et surtout le psy lui a apprit à verbaliser ses peurs et ne pas les laisser s’installer dans rien dire.
    Quel soulagement pour toute la famille!!

  4. 4
    Charlotte says:

    Voilà un article hyper intéressant. Personnellement, je n’ai aucun problème pour dire que ma psy m’a sauvé la vie et si ma fille en a un jour besoin, je l’emmenerai parler à qqun. C’est important de comprendre les choses, nos réactions. C’est une aide tellement précieuse! On me dit souvent « ah ouais t’avais un problème!  » sur un ton très péjoratif. Je dis alors « Oui, sinon je serai zinzin aujourd’hui! ». J’assume et je sais qu’en face, la personne pense à l’un de ses problèmes et se dit qu’elle peut vivre avec. Ce n’est pourtant pas une preuve de faiblesse, au contraire!! J’ai réussi à convaincre un ami d’aller parler à qqun. C’est son 1er rdv aujourd’hui et je suis fière de lui.

  5. 5
    doublerose says:

    J’ai aussi fait le choix d’une consultation chez un psy lorsque Fleur avait 4 ans. Beaucoup de colères, de hurlement. je ressentais chez elle une angoisse que je n’arrivais pas à gérer (il faut dire qu’à ce moment là je ne gérais plus grand chose, Rose avait 9 mois et je ne dormais plus depuis 9 mois).
    Malheureusement, nous n’avons pas vu la bonne personne.
    Nous sommes allés chez un psychiatre, conseillé par des gens autour de nous. Le meilleur de la ville parait-il.
    Nous sommes ressortis 3 séances plus tard avec un diagnostic assassin : « votre fille est insécure, vous n’avez pas su la sécuriser enfant. C’est trop tard maintenant. Il va falloir boucher les trou mais jamais elle ne deviendra sécure, cela se joue dans les 6 premiers mois ».
    Ok merci…
    je suis donc en pleine culpabilité depuis 2 ans et j’ai eu beaucoup de mal à trouver ma position avec Rose.
    Je pense qu’il est important de consulter quand un enfant en a besoin, mais il faut trouver un psychologue (je ne conseillerai donc pas un psychiatre) qui est à l’écoute…

    • Charlotte says:

      Avant ma psychologue, j’ai vu une horrible psychiatre. Je ne conseille pas non plus. J’ai eu l’impression d’être une grosse merde foutue à jamais.

      Ne culpabilisez pas!!! On fait toujours notre possible avec nos enfants! Ils sont comme ils sont et vos filles s’en sortiront très bien! Une sensibilité différente est une grande richesse! Je me le dis chaque jour et j’en suis persuadée.

    • Non mais c’est pas possible de balancer des trucs comme ça aux parents ? Je ne connais pas la psychiatrie et la psychologie nous convient bien. Et si tu essayais de consulter quelqu’un d’autre, histoire d’évacuer aussi ce qu’il t’a balancé ?

      • doublerose says:

        oui, j’ai fait. Une psychologue. Top. Qui m’a dit aussi qu’on ne faisait pas un diagnostic en 3 séances….
        mais il me reste quand même un soupçon de culpabilité qui revient de temps en temps (lorsque que les enfants multiplient les colères par exemple :))

  6. 6
    julesetmoa says:

    Je te rejoins complètement dans ta démarche. Pour nous, c’est le parcours de Jules notre grand qui nous a fait découvrir l’aide précieuse des psy. Avoir un enfant nécessite pour tous d’avoir un suivi.
    Depuis peu, c’est le deuxième qui consulte régulièrement car comme tu le dis si bien, il y a un moment où nous parents n’apportons pas forcément les réponses à leur question, difficultés, etc .. une personne extérieur peut être nécessaire. Je ne le vois pas comme un échec mais vraiment comme une aide. Merci pour ton témoignage qui j’espère déculpabilisera des parents

  7. 7
    Julie says:

    Eh bien merci d en parler!
    Quand j ai connu mon mari, il n allait pas bien: il avait tres mal vecu le décès de sa maman et se refugiait souvent dans l alcool.
    Il est allé de son propre chef consulter, a arreté l alcool (mais un poil accro au café! ) et est beaucoup plus serein.
    Moi je suis allée consulter qqun quand j ai fait ma fausse couche en 2015 (au 1 er trimestre, et c etait des jumeaux: j ai eu beaucoup de mal avec cette expérience, mais je vais mieux! J accouche d une petite fille d’ici peu terme début juillet! ❤❤❤)
    Et pour notre fille, quand elle avait 2 ans a peine, on l a emmenée voir un microkiné car elle aussi a mal vecu ma fausse couche. Si elle avait ete plus grande, on serait allé voor un psy, je pense. Là, la microkiné lui a fait du bien.
    Et on parle beaucoup, on décortique. Et on n hesite pas si le besoin s en fait sentir!
    Alors merci d ouvrir cette porte intime et de montrer que c est qqch qui aide, une béquille, unsoutien qui pourra nous aider toute notre vie!
    Bises de Touraine ❤❤❤❤

  8. 8
    Milistoukette says:

    Quelle sage décision… Je me suis toujours demandé quand franchir le pas… Et apres un rendez vous avec la maitresse ce matin, on laisse passer l’été et on voit… C’est juste pas facile de savoir si on fait comme il faut, et ce qui est moins bien fait. J’essaie, je réessai, j’apprends…

  9. 9
    Célia says:

    Super article. Je suis allée voir un psychologue pour mon bébé qui refusait de s’alimenter à 6 mois (je passe sur les détails), et sa parole nous a beaucoup aidé. J’ai vu deux psychiatres pour moi, qui m’ont permis de dénouer des liens et d’être plus libre. Je recommande tellement de se faire aider !
    Merci de le partager.
    Célia

  10. 10

    Je vois les choses comme toi ! Mon père est infirmier psy, ce qui doit aider à désacraliser la chose surement ! Nous avons déjà vu un pédo psy pour des problèmes avec la propreté pour notre fille. Quelques mots posés et quelques clés données et en quelques semaines, le problème était résorbé. Nous avons vu quelqu’un d’autre car nous n’arrivions plus à gérer la peur de l’échec de ma fille, là, pour le coup, nous n’avons pas accroché avec la psychologue et Chipette m’a fait comprendre qu’elle ne souhaitait pas y retourner… Elle nous a fait comprendre qu’elle voulait essayer de passer au dessus seule. Et s’il y a des périodes encore difficiles, elle grandit et murit.

    Je n’aurai aucune hésitation à y retourner si besoin…

    Merci pour ce billet qui déculpabilisera surement beaucoup de parents et les décidera peut-être à passer le pas !

    Bonne journée

    Virginie

  11. 11

    Je suis thérapeute moi-même et je vois comment, chez mes patients, il y a une culture du secret. Beaucoup viennent me voir en cachette! Les choses bougent, c’est de plus en plus simple dans la tête des gens, mais des articles comme celui-ci permettent de désacraliser encore plus le fait d’aller voir un psychologue.

  12. 12
    Mme LTLP says:

    On a franchi le cap il y a 6 mois pour notre cadette, notre « enfant du milieu ». J’avoue que je l’ai mal vécu au début, je prenais cette incapacité à l’accompagner comme un échec. Nous ne l’ébruitons pas trop dans nos familles car leur jugement serait sans appel sur nos capacités parentales… alors que je trouve que c’est un bon exemple à leur donner de savoir reconnaître quand on est dépassé et qu’on a besoin d’aide. Ses crises de colère ont bien évolué, même si elles sont encore présentes. Ces séances sont vraiment riches en apprentissage, et ont permis de mettre au jour des choses sur lesquelles je dois travailler moi aussi. J’envisage de consulter pour moi à la rentrée et d’y emmener notre grande fille qui a du mal ces derniers temps avec ses émotions… Bref, je suis convaincue que ce cap franchi est une bonne chose, mais je n’en parle pas avec tout le monde. Pas (plus) par honte, mais parce que je me sais trop sensible à la critique et que sur ce coup, je suis sûre de faire le bon choix, en les accompagnant parler à quelqu’un.

  13. 13
    Bénédicte says:

    100 % d’accord avec toi, ce n’est pas parce qu’on va voir un psy qu’on est fou.

    On a emmené mon ainée, hyper sensible, consulter une psy conseillée par la crèche à la naissance de sa sœur pour passer ce cap; elle avait à peine 2 ans et demi.

    L’année dernière, j’ai demandé à ce que la psy scolaire travaille avec elle car elle avait de gros soucis de confiance en elle qui l’handicapaient à l’école. A mon père qui m’a dit « mais elle va croire qu’elle est folle si tu l’envoie chez une psy », j’ai répondu « bah non, je lui ai pas dit qu’elle était folle, mais je lui ai demandé si elle voulait travailler avec quelqu’un pour aider à régler ses soucis à l’école ». Et elle en a été ravie et cela l’a beaucoup aidée.

    Je pense vraiment que des fois faire appel à une personne extérieure peut aider à prendre du recul et aider à régler des problèmes, alors pourquoi s’en priver ?

    • La réaction de ton père est malheureusement fréquente, à nous d’expliquer l’intérêt que l’on y trouve, si on a envie d’en parler évidemment et tu l’as très bien fait.

  14. 14
    Djahann says:

    Si seulement tous les parents avaient ta sagesse ! C’est sûr que c’est très bien de ne pas laisser les enfants alourdir leur sac à dos dès leur plus jeune âge. Quand c’est utile, et quand les parents n’ont pas les outils adaptés, il ne faut pas hésiter à se faire aider

  15. 15
    Charlotte says:

    Je plussoie complètement. Travaillant en santé mentale, je trouve essentiel de déposer des choses a quelqu’un de neutre et compétent !
    On a vu un psy pour le grand pour nous aider face à ces nombreux tocs et rituels.

  16. 16

    Ce n’est que du bon sens. Ici aussi, elles vont voir leur quelqu’un quand le besoin se fait sentir. C’est comme tu dis, une aide pour avancer avec un sac plus léger 🙂
    Et quel dommage que d’autres parents voient cette aide si taboue ou négative. Dommage pour leurs enfants…
    Merci d’en parler.
    Des bises
    Marion

  17. 17
    DelphesEC says:

    Bonjour, je ne crois pas qu’il faille craindre d’aller voir un psy, le tout est de trouver la personne ad hoc. Mon fils en a vue une deux fois à la naissance de sa sœur, ça a permis de relativiser beaucoup de choses. J’ai commencé à en voir une cette année (beaucoup de questions de jeunesse non réglées) et ça fait du bien. ça ne résout pas tout mais c’est une aide.

  18. 18
    Celine says:

    J’ai trouvé une perle avec un nom parfait, Madame Cadeau.
    Nous sommes allés la voir quand Titi avait 2 ans et que j’ai quitté son père : 2 séances ont suffit. J’y suis retourné 1 fois car Titi n’allait pas bien et en 1 séance tt était rentré ds l’ordre. Je vais y retourner avant les grandes vacances car je sens que nous en avons besoin tous les 2 : il va y avoir 1 grand changement professionnel ds ma vie et je préfère lui en parler en sa compagnie.
    Pdt qu’il joue, je parle, il écoute et intègre et ça se passe super bien.
    J’en parle très ouvertement à tt mon entourage pr justement briser ce tabou.
    Si à mon époque j’avais eu cette chance, je pense que j’aurais bcp mieux gérer les gestes de mon oncle quand j’avais 13 et 14 ans et que j’aurais eu une vie bcp moins chaotique avec un secret enfin dévoilé à 33 ans .
    N’hésitez pas une seconde, nous parents formidables n’avons pas tjs les bons mots ou attitudes alors que ds 1 endroit neutre et en face d’une personne neutre, tt est plus simple…

  19. 19
    Aude says:

    Ah ! Savoir bien dire les choses pour parler de ce sujet particulier. J’admire que vous sachiez trouver les bons mots : « donner des clés pour avancer et se construire ». Mais il faut trouver la bonne personne. Mon père a fait 20 ans de psychothérapie (et c’est grâce à cela qu’il s’en est sorti!!!). Mes parents nous avaient amenées, ma soeur et moi voir une psychologue. Je ne me souviens pas quel âge j’avais, mais je n’ai pas accroché et pas souhaité y retourner. Tandis que cela a fait du bien à ma soeur… Peut-être son approche n’était-elle simplement appropriée pour moi… Merci pour votre billet et pour tous les sujets évoqués (deuil, saut de classe…) C’est très intéressant.

  20. 20
    Banane says:

    Je suis une adepte.
    Largement cliente depuis mes 10 ans, je suis convaincue de l’utilité de la chose.
    Par contre, je trouve important de dire que ça peut se faire super jeune : notre fils ne dormait plus ou très très mal de 1 an à 2 ans et je le pensais trop petit pour aller parler à quelqu’un. Même s’il avait du vocabulaire, exprimer des sentiments, raconter des histoires, ça restait compliqué. La première séance on y est allé tous les 3, j’ai parlé beaucoup, son papa un petit peu (énorme effort pour le papa de venir, car il est sceptique), on a raconté son histoire, des choses que je lui avais déjà dites 100 fois -> en rentrant à la maison, première nuit complète d’une longue série. Il y avait d’autres choses à dénouer, on y est retourné souvent (sans papa) pendant 1 an, c’était principalement moi qui parlait, il avait décidé de ne rien dire ou presque, mais il a entendu plein de choses, dites par quelqu’un qui ne fait pas partie du cercle familial. Et ça nous a bien aidés.
    Il a eu besoin d’autres séances, avec d’autres professionnelles, et ça ne s’est pas toujours aussi bien passé. Mais sur le principe je reste convaincue et j’offrirai cette possibilité aux autres enfants si besoin (d’ailleurs le petit y a eu le droit (mère indigne qui ne s’en souvenait plus), à la crèche et avec quelqu’un conseillé par la psy de la crèche)

  21. 21
    Banane says:

    Ah tiens, j’ajoute qu’il est possible de faire un suivi en CMPP, même s’ils ont beaucoup de demandes et que les rdv sont souvent à des heures peu compatibles avec les emplois du temps des parents, voire des enfants scolarisés.
    Mais pour ceux qui ne pourraient pas payer ce suivi qui est un investissement, c’est une opportunité à connaître. Dans ce cas c’est complètement gratuit.
    Et les professionnels ne sont pas moins compétents. Nous avons trouvé notre première sauveuse de nuits en CMPP, 6 ans plus tard dans notre nouvelle ville ça a été plus compliqué de mettre en place un suivi régulier, nous avons donc basculé sur le privé rapidement, mais ça se tente.

  22. 22
    anne says:

    Merci… ma petite Maé n’est pas toujours facile et pour la comprendre malgré son jeune age j’ai souvent recours à une collègue psy qui m’éclaire.
    Et parfois d’avoir besoin de ce regard eclairé et exterieur, j’ai la sensation de ne pas comprendre ma fille avec toute la culpabilité qui s’en suit.
    De ces mots, je me libere un peu de ce poids!

  23. 23
    Gwen G. says:

    Bonjour, ici on avait tenté pour l’aînée quand elle était toute petite et que les nuits étaient plus que chaotiques (1ère « vraie » nuit vers 2 ans…) mais sans plus, je pense qu’on n’est pas tombé sur la bonne personne pour nous. Comme elle a eu des débuts difficiles (née avec une fente labio-palatine et des malformations et malpositions aux pieds) et nécessitant pas mal de soins, et que désormais à 4,5 ans elle parle et se pose des questions je pense qu’on retentera si le besoin s’en fait vraiment sentir avec quelqu’un de différent avec qui elle pourrait se sentir en confiance… J’ai également rencontré une hypnothérapeute et je me dis que c’est peut être une piste.. On verra! 🙂

  24. 24

    J’y suis allée pour mon grand il y a un an et demi et puis cette année… et je t’avoue que ça a été compliqué pour moi, je voyais ça comme si j’avais raté quelque chose dans mon rôle de parent… mais je n’arrivais plus à comprendre mon fils ni à l’aider…
    Bon honnêtement, ça n’a pas changé grand-chose on galère toujours autant…
    Il sera aussi testé le mois prochain, j’espère que si c’est ça, on nous aidera ensuite un peu « mieux », enfin de façon plus adaptée du coup je veux dire…

    Enfin bon, maintenant je suis d’accord avec toi, il n’y a finalement aucune honte à avoir, on ne peut pas tout comprendre nous, les parents….

  25. 25
    aube2411 says:

    Bonjour Marjolaine,
    Ton article arrive à point nommé. Je viens tout juste d’emmener mon 2ème de 4 ans 1/2 ce matin après avoir rencontré sa maîtresse avec le papa la semaine dernière. C’est un petit garçon qui a des émotions multipliées par 1000, que ce soit dans l’affection ou la tristesse, colère… Il est ultra perfectionniste et se met dans une colère noire et envoie tout valser si il n’arrive pas à son but. En 1 séance, elle m’a déjà dit pas mal de choses sur le ressenti qu’il pouvait avoir et sur comment l’aider (beaucoup le contenir notamment quand il est fatigué ou en colère pour l’apaiser, je suis contente, j’ai ressorti mon porte bébé il y a 15 jours pour lui, je me dis que j’avais senti au moins ça). Elle le revoit dans 15 jours et à insister pour que mon mari l’accompagne.
    À la fin de la séance, elle m’a reparlé de mon grand de tout juste 6 qu’elle a vu 1 fois l’année dernière pour lequel l’instit depuis la petite section me parle de précocité. Aucun bilan par la psy scolaire n’a pu être fait, nous la connaissons personnellement et je comprends qu’elle ne veuille pas tester mon fils, mais j’appréhende beaucoup de faire ce bilan (pour les frais engendrés, le choix d’une bonne psychologue qui a ce matériel bien spécifique et puis les conséquences derrière, le saut de classe me mortifie, je ne sais pas pourquoi).
    Mille mercis pour ta franchise dans tous les domaines. Je crois que tu soutiens énormément de gens…
    Aurore

  26. 26
    anyo says:

    Il est vrai que certains tiquent un peu quand on parle de psychologues (en tant que maîtresse je vois bcp de réticences…)
    On a 2 aussi pour nous 6. Elles nous ont fait du bien à tous. Même quand elles sont là pour UN enfant, elles nous rassurent, nous donne des petites pistes à explorer a 2 ou en famille et se sont même mis en relation avec l’école quand le besoin se faisait sentir !
    Moi qui étais anti-psy à l’adolescence j’ai bien cheminé

  27. 27
    Nathalie says:

    Merci d’évoquer aussi franchement et simplement ce sujet. Comme toujours dans ton blog j’admire la bienveillance et la générosité dans tes mots.J’ai en effet l’impression que tes 2 enfants se sont retrouvés face aux bonnes personnes, c’est peut être une des parties les plus compliquées. Mon fils ainé a plusieurs fois consulté des psychologues mais nous en sommes toujours ressorti avec une sensation d’inachevé . J’ai l’impression que sa précocité n’a jamais été perçue et cela nous laisse assez désemparé. Nous tentons aujourd’hui un bilan psychomoteur suite à un conseil de son médecin scolaire mais nous sommes un peu perdu entre toutes les interprétations et bien entendu les commentaires
    des familles / amis. Bref ce commentaire est un peu décousu, mais je voulais surtout partager et te dire merci !
    Belle journée à toi.

  28. 28
    fannou says:

    Merci Marjo pour ce billet….comme d’habitude, tu choisis toujours le bon moment et les bon mots pour me toucher….Ici même chose, mais ma numéro 1 n’arrive pas à parler à une psy…je pense que c’est parce qu’elle n’a pas encore trouvé celle qui lui correspond….et ça me rend triste parce qu’elle est rempli de colère, d’angoisse et de peur et qu’elle dort pas….et que y a rien de pire pour une maman que de ne pas pouvoir aider son enfant…..Mais je ne me décourage pas, je tente l’art thérapie et une nouvelle psy en juillet. Par contre mon numéro 1 il fait comme tes enfants, il exprime son besoin et on prend le rdv….il a surtout des difficultés à comprendre le fonctionnement des autres enfants…..Bisous

  29. 29
    Sandrine says:

    Mes enfants et moi même avons aussi eu besoin de clés et de consulter quel soulagement et vider le sac de cailloux c’est tellement ça!

  30. 30
    Godnair says:

    Toi aussi, tu es maman d’un petit zèbre ?

  31. 31
    Auguico says:

    Merci Marjolaine pour cet article très bienveillant qui tombe on ne peut plus bien à pic!! Je me pose beaucoup de questions en ce moment au sujet de ma 4 ans, elle est dans un complexe d’Œdipe ultra marqué , trop pour moi, qui s’exprime par un rejet parfois brutal moralement me concernant. Cela passe par des phrases du type « pourquoi tu es venu me chercher avec papa ? Je n’ai pas besoin de toi! » Ou encore « je n’aime pas les mamans A….( mon prénom) . Et ceci dans un contexte hors conflit. Bref. Des choses très difficiles à entendre de la bouche de ma fille que j’aime plus que tout et je me sens totalement demunie face à la situation qu’il convient d’adopter dans ces moments tant cela me fait l’effet d’un coup de poignard dans le ventre… Et je n’arrivais pourtant pas à passer le cap d’aller voir une psy, car elle peut avoir des moments où elle est très tendre et caline. De plus mon mari n’était pas plus en phase que ça dans la démarche disant que ça passerait sauf que cela dure depuis environ 2 ans . Mais il commence à comprendre qu’au final c’est notre relation à ma fille et moi qui en pâti. Ton article me convainc d’autant plus d’aller au bout de la démarche donc je te remercie pour ce post!

  32. 32

    Merci Marjo pour ce témoignage et j’ai hâte de lire pour toi également…

  33. 33

    Un grand merci pour cet article! Ayant eu une maman très dépressive j’ai eu souvent l’occasion de parler avec de nombreux psy! Et j’ai mis un certain temps avant d’intégrer que ce n’était pas « anormal »…Pourquoi est-ce qu’on court chez tous les spécialistes sans gènes aucune alors que lorsqu’il s’agit de soigner notre esprit ça devient gênant voir honteux?! C’est un très beau cadeau que tu offres à tes enfants en leur permettant dès leur plus jeune âge de soigner leurs âmes! Bravo!

  34. 34
    Amélie says:

    Je trouve cette approche très sage et intelligente. J’approuve à 100%. Je suis moi-même allée voir un psychologue il y a quelques mois car je n’arrivais plus à gérer des problèmes récurrents avec mes parents (pourtant j’ai 35 ans !) et mon fils y est allé plusieurs fois, ça leur fait énormément de bien de pouvoir parler avec quelqu’un sans risque de le blesser, sans filtre et il m’a demandé plusieurs d’aller « discuter avec la dame ». ça leur montre aussi qu’on évolue aussi et à tout âge, qu’on n’est pas omniscients et ça leur donne une belle liberté.
    Je ne commente jamais mais je voulais vous dire bravo pour votre blog. Les sujets abordés me parlent toujours, c’est enrichissant de vous lire. Merci 🙂

  35. 35
    matinbonheur says:

    C’est chouette que tu abordes le sujet!

    La psy du CMP a aidé notre famille pour des histoires de sommeil (le moment du coucher notamment), il y avait aussi des choses en lien avec la prématurité.

    Je lui en suis très reconnaissante et je ne regrette pas d’avoir consulté alors qu’ils avaient deux et trois ans!

    Elle m’a donné de bonnes clés pour rester ferme le soir (je gère seule 5 soirs par semaine) et accompagner les émotions et autres crises de façon soudée avec leur père.

    Les changements ont été rapides, ne serait ce que dans l’attitude de mon fils puis ma fille au cours de la séance!

    De mon côté mon outil c’est le Reiki depuis 8 ans maintenant 🙂

  36. 36
    Luna says:

    Coucou, un billet qui fait du bien !
    En thérapie depuis un moment (commencée après un cancer à 37 ans et l’impossibilité d’avoir un autre enfant), je l’assume plutôt bien, et aujourd’hui séparée de mon mari, j’arrive à continuer à avancer. Mais quand ma fille a commencé à avoir des crises de larmes, des crises d’angoisse à l’école (en grande section ii y a 4 ans) je me suis sentie tellement démunie qu’avec son père, nous avons décidé d’aller voir une pédopsy avec un sentiment d’échec…comment moi sa mère je n’étais pas capable d’être là pour ma fille, de résoudre ses problèmes…?? et des amis m’ont dit qu’au contraire, c’était notre démarche qui était la bonne reconnaitre ses propres limites, demander de l’aide, pour que ton enfant aille mieux, qu’il ait des clés, et dénouer un problème pour éviter les petits boulets. Elle en aura des boulets, la séparation en sera un. Pour le moment, elle ne parait pas en avoir besoin. Nous lui avons dit que si elle avait besoin de parler à quelqu’un , qu’elle nous le dise. Elle s’exprime beaucoup, ses émotions et ses colères,… Bref merci pour ton billet qui peut peut être pour certains parents « déculpabiliser » et se rendre compte au contraire que c’est la meilleure chose à faire. Désolée pour le long commentaire !! Très belle journée.

  37. 37
    Val says:

    Merci beaucoup pour cet article qui tombe à pic et fait beaucoup de bien !

  38. 38
    isa says:

    Merci pour ce billet cela fait du bien de lire des choses similaires à ce que nous vivons.
    Personnellement j’ai consulté une psy à 35 ans et ce fut une révélation, 2 séances m’ont tellement apporté.
    C’est le comportement de ma fille cet automne (4 ans et 1/2) qui m’y a de nouveau conduite. Et du coup, elle a également eu droit à des séances.
    Pour moi une précocité ignorée et découverte donc à 42 ans.
    Pour elle une précocité que je soupçonne depuis qu’elle a 3 ans, elle a déjà sauté une classe et c’est flippant.
    Je sais déjà qu’elle consultera régulièrement. Les séances lui ont fait du bien elle aimait y aller et en parle tellement naturellement. Pour nous cela a également été une bouffée d’oxygène.
    Ce sont nos enfants qui feront que se faire aider par un professionnel n’est pas contre nature. Nous n’avons pas été élevés comme nous élevons nos enfants, nous sommes très à leur écoute et cela ne pourra que leur apporter pour la construction de leur vie d’adulte.
    Merci pour ces billets personnels mais qui parlent finalement à tant de vos lectrices et lecteurs.
    Bonne continuation.
    Isabelle.

  39. 39
    jaimebienquandmeme says:

    Le plus précieux je trouve, c’est l’intention que vous y mettez. Et ce qui doit se transmettre alors : on a des limites et on ose demander de l’aide. C’est précieux. Et puis passer le relais, ça veut dire qu’on est pas des parents qui se pensent tout-puissants ou au contraire qui sont dans la culpabilité d’arriver ou pas à aider son enfant. On dit ainsi à son enfant, qu’il y a d’autres personnes qui sont le monde, et qu’on peut aller rencontrer, chercher ceux qui nous font du bien, indépendamment d’eux. J’aime beaucoup ça.

  40. 40
    Lisbei says:

    Bonjour Marjolaine,
    ton article tombe à pic pour moi, cela fait quelques mois que l’on se dit avec mon mari qu’on devrait emmener notre fils voir un psychologue, ou faire carrément une thérapie familiale … mai surprise, c’est de mon fils que vient le blocage, si nous lui parlons d’aller voir quelqu’un pour nous aider, il fond aussitôt en larmes … je ne comprends pas …
    Et j’ai un peu peur aussi du choix de la personne, difficile d’y aller au hasard … je continue d’essayer de me renseigner …
    Bises et merci !

  41. 41
    Adelles says:

    Je crois que c’est de notoriété publique que j’ai essuyé les bancs de différents psy depuis mon entrée au collège. Ce n’est que la dernière qui m’a réellement comprise et apporté (même si je rappelle qu’elle a eu l’audace d’être enceinte pendant que je lui parlais de mon impossibilité de l’être) (bref). Je crois pour ma part que je suis à peu près en capacité de répondre aux problématiques Poitesques grâce à ce travail sur moi. Pour le moment, je n’ai pas ressenti de moment critique qui nous a conduit chez le psy (sauf au moment des crises nocturnes de Poite n°2 mais ça a été un échec total vu que c’était moi qui avait un problème de positionnement par rapport à cette enfant et pas elle qui avait un quelconque souci de sommeil…) (bref bis).
    Parfois évidemment, j’ai peur de passer à côté d’un truc énorme qui sauterait aux yeux de n’importe qui d’autre et d’autres fois, j’arrive à me rassurer…. « jusque là, tout va bien » 🙂

  42. 42
    marie says:

    Merci pour ce billet très intéressant.
    Je suis médecin généraliste, et je vois tant de gens qui se refusent à consulter, attendant un niveau de souffrance extrême…
    Ca renvoie encore à une notion de faiblesse, de folie. Ces blocages sont dur à lever, alors que personne ne rechigne à consulter un ciné ou orthophoniste!

    • aurélia says:

      Ahah et moi qui disais à une copine  » ma sophrologue … » et elle me demande ce que je fais lors des séances  » ben en fait c’est quelqu’un de polyvalent et je parle beaucoup avec elle ,  »  » ah et tu préfères dire sophrologue parce que ça fait moins asile de fou!! Tu sais moi j’ai fait deux ans de psychanalyse donc je ne vais pas juger « . Maintenant j’ose parler du fait que je me fais aider ainsi que mon fils , mais surtout avec des amies de mon âge, effectivement le regard de mes parents sur aller consulter un psychologue , pfiou…..

  43. 43
    Karolilyne says:

    Ce serait plus facile c’est les psychologue, enfin plus particulièrement les infirmiers et les psychiatres, ne nous faisaient pas sentir que nous sommes dérangés :s .
    Je suis surement toujours tombé sur les mauvais, mais je n’ai jamais eu de réponses à mes questions, pire je me suis retrouvé avec des prescriptions farfelues.
    J’ai consulté régulièrement pour un mauvais sommeil qui me gâche la vie et qui a surtout gâché mes premiers mois avec ma fille. Mais finalement toute les mamans passe ce genre de bouleversement les premiers mois (qui pour moi on fait remonter les souvenirs d’un passé tumultueux) avec sa panoplie d’angoisses.
    On leur dit 2, 3 chose et ils ne posent pas davantage de question, il nous classe dans une catégorie pour ne plus jamais nous en sortir comme s’il y avait une grille de « symptômes » qui corresponde à une et une seule situation en balayant d’un revers de main les éléments « mineurs » qui ne corrobore pas la théorie principale…
    Bref, de mauvaises expériences quoi 🙁 ….

  44. 44
    aurélia says:

    Bonjour Marjolaine

    Merci , vraiment merci du fond du cœur pour ce billet. J’ai amené mon fils de 5 ans chez la psychologue, contre avis de mon mari , pendant presque un an. Je crois que pendant cette période j’ai vu passer le billet sur Fleur de Sel ( she’s like the wind ) qui m’a beaucoup confortée dans ma démarche. Je n’en ai pas parlé à ma mère qui trouve que ça ne sert à rien tout ça puisque  » de toute façon tout ce que savent dire les psys c’est que c’est de la faute de la mère « … Voilà voilà pour l’écoute dans ma famille c’est succinct. En tous cas j’ai fait également la démarche pour moi de me faire accompagner , et je dois dire qu’on aborde l’été beaucoup plus sereins mon fils et moi et que c’était vraiment important de se faire aider enfin… Voilà donc un billet d’utilité publique qui devrait aider pas mal de monde!!!

  45. 45
    Clegamabe says:

    Bonjour Marjolaine,

    Je te lis depuis plus de 4 ans et c’est la première fois que je commente, car ton article résonne comme une heureuse coïncidence. Nous venons de nous décider de consulter un psychologue pour notre fille de 4 ans et demi car nous nous sentons démunis face à ses débordements d’émotions, de colère voire d’agressivité.

    Comment as-tu évoqué cela avec tes enfants avant la première consultation ? As-tu parlé simplement de « quelqu’un à qui parler » ou plus précisément de quelqu’un qui pourrait les aider à se sentir mieux avec leurs émotions (mais l’enfant n’exprime pas forcément ce besoin), ou alors quelqu’un qui pourrait vous aider vous, comme parents, à mieux les accompagner ?
    Voilà, je m’interroge sur la façon d’aborder la chose, même si je suis convaincue de l’intérêt de cette démarche, ayant moi-même consulté lorsque le besoin s’en faisait sentir.

    J’en profite pour te remercier pour ton blog, qui est pour moi comme un petit bonbon ou un petit refuge lorsque j’ai besoin de douceur ou d’évasion !

  46. 46

    J’ai l’impression que c’est moins tabou qu’avant… je vois bien autour de moi les réactions de parents d’aujourd’hui qui sont plutôt positives sur le sujet et les réactions de la génération des grands-parents qui sont souvent dans le côté « mais il n’est pas fou ce gamin, pourquoi l’emmener voir un psy… »
    perso je préfère parler à quelqu’un de proche que je connais plutôt qu’un inconnu mais si mon enfant avait besoin je n’hésiterai pas ! on a fait une séance chez un psychothérapeute suite à une inquiétude d’une maitresse (j’ai été bon élève sur ce coup là) mais il s’est avéré qu’elle n’avait pas vu juste et donc ça s’est arrêté là mais s’il avait fallu j’aurais continué… je vois beaucoup d’enfants qui auraient besoin de consulter mais pour le coup on ne peut pas forcer les parents…

  47. 47
    lapetitevache2 says:

    bonjour Marjolimaman,
    je te lis tous tes articles mais je commente rarement. Ton article tombe à pic… je suis en plein dedans. Depuis quelques semaines, j’hésite à aller voir le psychologue et je me suis décidée la semaine dernière !
    Je vais emmener mon grand de 8 ans qui a beaucoup de mal à canaliser ses émotions et qui parle peu quand ça ne va pas. L’année a été mouvementée pour lui : séparation d’avec son papa, mal être à l’école, jalousie envers mon nouveau compagnon… je parle beaucoup avec lui mais je sens qu’une personne extérieure pourrait nous aider. du coup, je tente ! on verra bien ! merci pour ton article.

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