Lis ma vie

Un mois * Un mot – Décembre : terminer

Luis SepulvedaJe n’ai pas été très régulière avec mes « un mois- un mot » et c’est bien dommage parce que c’est vraiment une idée qui me plaît. Mais bon, à l’impossible nul n’est tenu. Je ne pensais pas que cette année 2014 serait aussi chargée et pourtant elle l’a été et j’en suis heureuse (surtout maintenant que le gros du boulot est passé !) mais j’ai eu du mal à tenir la distance sur les choses qui n’étaient pas impératives professionnellement. Alors voilà, C’est un peu chaotique ici, mais c’est aussi à mon image, un espace fait de pleins et de déliés.

Pour décembre, j’ai choisi « terminer ». C’est quelque chose que j’ai toujours appris de mes parents, qu’il fallait terminer ce que l’on entreprenait. Les grandes et les petites choses. C’est quelque chose que j’ai mis en pratique tout au long de ma vie je crois que cela soit en faisant du sport ou avec mes amis dans notre association de courts métrages.

Je termine le travail que je commence mais quand il s’agit de choses « secondaires » ces derniers temps (enfin, depuis que nous sommes 5), j’ai tendance à laisser traîner en espérant avoir un jour le temps de terminer ces choses qui attendent.

Il y a peu, je me suis collée une petite claque mentale. Marjo, cette histoire de temps « plus tard », soyons franche, tu ne l’auras jamais si tu ne le prends pas ». C’est facile de me dire « ouais, ok, je finirai ça plus tard parce que je n’ai pas le temps maintenant ». Le souci, c’est que ce temps, je ne le trouve pas ou plutôt, je ne me l’accorde pas. Et ces choses non terminées restent comme des petits fantômes qui me hantent. Oh, pas méchamment, mais suffisamment pour me donner un petit sentiment de malaise, un truc pas agréable quand j’y pense…

Parmi ces choses en plan il y a :

la fin de l’appendicite (si vous saviez comme j’ai honte) parce que je voulais avoir du temps devant moi parce que ce genre de billets me prend plus de temps que les autres. Mais bon, 18 mois Marjo, là, il faut la finir cette saga !

ma couverture en granny squares qui s’est transformée en coussin. Sauf qu’il reste juste un rang à crocheter et que je regarde chaque jour ou presque l’ouvrage qui m’attend sans parvenir à le reprendre.

Mon chouette kit entamé l’an passé qui me paralyse parce que j’ai l’impression que je n’y arriverai jamais.

la petite maison turquoise qui attend depuis un an d’être accrochée dans la rainbow bathroom.

l’album de naissance de Petite Gavotte où il reste une dizaine de photos à imprimer et à coller

– Pas mal de petites bidules pour que mon blog soit comme je le voudrais (j’en parlais déjà ici).

Et encore pas mal de petites chose, pas vraiment importantes, pas du tout capitales mais qui restent en suspens sans que je sache exactement pourquoi.

Je crois que j’aime quand ça va vite et que la vraie difficulté pour moi, c’est quand les choses ralentissent (comme en ce moment avec les travaux). J’ai du mal à accepter que certaines choses prennent du temps, me prennent du temps.

La semaine dernière, nous avons lu avec les deux grands « Histoire d’un escargot qui découvrit l’importance de la lenteur » de Luis Sepulveda que m’avait gentiment envoyé Anne-Charlotte. Ce conte nous a pris plusieurs soirées, j’ai mis la lenteur qu’il fallait pour faire la voix des escargots ou de la tortue. Il y avait parfois des mots ou des concepts qu’il fallait un peu expliquer. Nous avons pris le temps et nous avons tous les trois adoré cette fable. J’ai souvent besoin de petits signes, ce livre m’a permis de réfléchir sur mon rythme à moi, sur ma cavalcade effrénée des ces derniers mois (ou plutôt ces dernières années).

Terminer les choses, c’est peut-être accepter qu’il faut aller parfois doucement pour y parvenir. Alors voilà, je vais essayer de me donner l’occasion ces prochaines semaines de terminer tout ce qui peut l’être sans me mettre de pression et en essayant d’y prendre plaisir.

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20 commentaires

  1. Répondre anyo 2 décembre 2014 à 23:11

    Je te souhaite beaucoup de lenteur pour profiter encore mieux de toutes les belles choses que t’offre la vie! (Mais pas trop lent l’article de l’appendicite stp, le suspens est trop grand!! 😉 )

    • Répondre Marjoliemaman 2 décembre 2014 à 23:14

      Non mais cette appendicite, c’est la honte internationale…

  2. Répondre Raion 2 décembre 2014 à 23:23

    Merci pour ce post, j’en avais besoin juste ce soir 🙂
    Biz

  3. Répondre Bene 2 décembre 2014 à 23:27

    C’est marrant, ça fait peu je me suis dit que ça faisait longtemps qu’il n’y avait plus de un mois*un mot sur ton blog…
    Moi qui suis la reine de la procastrination et de faire tout à la dernière minute, ça me parle… Quand je ne vois plus l’urgence de faire les trucs ça traine et ça traine 😉
    Bon courage pour terminer!

  4. Répondre Marie Grainde Sel 2 décembre 2014 à 23:36

    Ce billet c’est exactement le contenu d’une grande conversation que j’ai eue ce soir !!! D’un côté je suis contente parce que je me dis que ma propension à l’inachevé ne concerne pas que moi 😉 d’un autre côté je lis les mots « album de naissance », et je frémis de honte… Bref. Je me dis un peu comme toi. Je vais peut être finir aussi ce recouvre carnet de santé dont j’ai dessiné les motifs il y a 2 ans, il m’appelle en ce moment (et je crois même qu’il me juge un peu). Allez, courage à toi et rdv dans quelques mois avec un mot qui pourrait être : « FAIT ». Lentement, en respirant, mais sûrement ! 😉

  5. Répondre Joëlle 2 décembre 2014 à 23:47

    Il y a peu quelqu’un de bienveillant m’a dit  » même avec toi il faut être bienveillante, compréhensive et parfois revoir tes exigences à la baisse ». Pas facile tous les jours mais je m’entraîne 😉 !
    Et je crois que j’ai le même problème que toi concernant les projets qui ralentissent/sont mis de côté pour d’autres priorités, allez courage !
    Et sinon OMG on est en DECEMBRE !!! joli mois à toi

  6. Répondre Cyberbaloo 2 décembre 2014 à 23:54

    je devrais faire pareil, ou à la limite pour 2015 on définit une liste de mots, et on essaie de s’y tenir… Pour ton blog, même si j’ai pris un boulot à temps plein, n’hesite pas a me solliciter.

  7. Répondre Mamande3enfants 3 décembre 2014 à 08:49

    Ralentir…pas facile! Aller vite me permet de ne pas me poser trop de questions (c’est personnel). J’essaie cependant de faire une chose après l’autre plutôt qu’avoir tout en plan, et ça me stresse moins.
    Par contre, pourquoi as-tu mis le lien vers les chouette-kits en cette période surchargée de l’année? Tu es une tentatrice, j’en veux un maintenant !!!

  8. Répondre Ptite maman 3 décembre 2014 à 08:57

    C’est tellement ça! (Et tellement bien dit!). Nous serions donc très nombreuses à nous étourdir dans le « tourbillon de la vie » (la chanson qui va avec, c’est cadeau;) ). Une fois de plus voilà un sujet sur lequel je vais devoir prendre le temps de me poser…belle journée à toi et à tes lectrices.

  9. Répondre Anne 3 décembre 2014 à 09:34

    Je me faisais la réflexion que ça faisait un moment qu’on avait pas un mois un mot mais je me suis dit aussi qu’avec les travaux et le boulot tu n’avais pas forcément le temps.
    La procrastination je connais toujours tout à la dernière minute ça énerve mon homme beaucoup… je me soigne et donc je me fixe des objectifs journaliers donc là pour moi c’est plutôt un jour un mot lol :).

  10. Répondre Bénédicte 3 décembre 2014 à 10:23

    Hâte de lire la fin de l’appendicite 🙂 Et l’histoire de l’escargot a l’air trop bien, je vais essayer de la trouver pour mes filles.

  11. Répondre Agathe 3 décembre 2014 à 11:16

    J’ai un paradoxe énorme : j’aime me plaindre que tout va trop vite mais je déteste quand il n’y a pas d’encours ! En fait, je crois que j’aime bien être à fond, entreprendre, imaginer mais ensuite il faut que ça tienne sur la longueur et là…
    Bref, cet article m’a fait prendre conscience que moi aussi il fallait que je termine les chose en plan depuis un bon moment. Les Do List sont là pour me le rappeler, et quelle joie quand la mission est accomplie !

  12. Répondre Ginilauraxel 3 décembre 2014 à 13:42

    Comme je me retrouve dans tes posts à chaque fois, et particulièrement celui-ci.
    Merci pour ton blog. Merci, merci !

    Virginie</