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Le syndrome de la baleine échouée (1)

Hier, un petit message de Princessemel m’a replongée dans le passé, genre février 2008, un mois avant la naissance de Kouign Amann… Princessemel parlait des dernières semaines de grossesse, celles où on se sent grosse (étonnant), où on a mal partout, où aucune position n’est confortable, où on se dit que non, décidemment, on ne tiendra pas jusqu’au jour J… Surtout que moi, enceinte de 5 mois, on m’appelait déjà la Petite Baleine au boulot… Celles où on se sent victime du syndrome de la baleine échouée

Voilà donc un petit message destiné à toutes les futures mamans qui arrivent au bout du périple – Amie très belle et très enceinte, Docteur Béné, Gaëlle-infirmière, Princessemel, Roxane, Miss C (et ses Twix)…
Et une grosse pensée pour celles qui en sont au début ou à mi-chemin (Mimi, C., Mam’zelle Mammig…)

– il y a un moment où aller au lit devient une angoisse pas possible (le moment pour moi était le début du 7e mois). Moi qui suis une passionnée de mon lit, ma couette et mon oreiller, je repoussais au maximum le moment d’aller les retrouver tout simplement parce que ce moment de relaxation était devenu un simple calvaire. Oh non, pas sur le coté gauche, ça énerve Titus (futur Kouign Aman). Oh, non, pas sur le côté droit, j’ai plus de circulation dans les jambes. Oh non, pas sur le dos, je me réveille en panique car je n’ai plus d’air (oui, ça compresse la veine cave, pas terrible). Sur le ventre ? Vous en avez d’autres des blagues ? Ce qui m’a un peu aidée, c’est le fameux coussin d’allaitement (à 59 euros chez Natalys). Je l’enfourchais sauvagement (mes souvenirs de cavalière) pour dormir à cheval dessus. Inutile de préciser que MMM dormait aussi mal que moi. Une baleine qui se retroune, ça créée des raz de marée…
– on dort mal la nuit de toutes façons alors on en profite pour faire des siestes le jour (sur le canapé, on peut trouver une position moins pire qu’au lit)
– une fois allongée, j’avais d’horribles bulles d’air coincées qui me faisaient horriblement mal. Va te redresser avec une montgolfière au milieu du ventre. MMM me tendait une main secourable pour me redresser, le temps de faire passer la bulle (jolie image, non ?).
– les jambes doublent (triplent ?) de volume, deviennent rouges et saucissonnées par la moindre chaussette (ça marche aussi avec les mains, j’ai du enlever alliance et bague de fiançailles jusqu’à la naissance). Deux choses fonctionnent bien : le jet d’eau froide (en plein mois de janvier pourtant, c’était salvateur) et le massage dispensé par le futur papa, histoire d’évacuer un peu toute cette eau stockée.
– on arrête pas de souffler car bébé s’amuse à pousser bien fort sous les côtes flottantes (aïe !), ou encore parce qu’il faut se les bouger ces 10, 12, 15 kilos en trop… Expliquez au futur papa que vous ne soufflez pas par dépit (quoique, un peu) mais de manière physiologique. A chaque soufflement, MMM me demandait : qu’est-ce qu’il y a, t’as pas le moral ? ». Si, mais j’ai plus d’air… Là, pas de solution à part essayer de continuer à respirer…

Au fil de l’écriture, je me rends compte que j’ai largement de quoi faire deux articles et je vous donne donc rendez-vous demain pour parler de (préparez la musique glamour) : vergetures, angoisses et questions, image de soi, libido, mal au bassin et autres craquements intempestifs…

Bienvenue à Lou-Ann qui a pointé son petit bout de nez hier !

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