Santé

Un très long lundi… (1)

La semaine dernière commençait par un lundi, comme beaucoup d’autres. Mais contrairement aux autres semaines, ce lundi n’a pas été classique. Il a été éreintant, stressant, fatiguant… Mais comme vous êtes mes lecteurs préférés, je vais vous raconter ma journée dans la peau de SuperMarjoliemaman, un costume parfois un peu trop grand…

7h – Kouign Amann couine pour avoir son petit déj’. Obéissante, je me lève et prépare le biberon + céréales les yeux fermés, je le cueille dans son lit et l’installe entre MMM et moi. Toujours les yeux fermés, je le trouve un « poil » chaud. Quand je dis un « poil chaud », il faut lire bouillant. Le biberon avalé, je prends donc la température de la pâtisserie. 39°5… Bien trop chaud pour un Kouign Amann qui ne sort pas du four (mais température idéale pour sa dégustation). Je recouche mon schtroumpf avec une dose de 9 kilos de doliprane (avec un enfant léger, on fait des économies en dopliprane) et m’allonge dans mon lit en pensant à ce lundi foutu pour l’avancée de mes projets (oui, je suis une mère indigne et égoïste qui pense à ses petites affaires) et à l’organisation que je vais devoir mettre en place pour faire au mieux avec un Kouign Amann malade.
8h10 – je sors du lit et appelle la Belge. Avant 9H30, on tombe sur une centrale d’appels qui ne prend que les rendez-vous. Après 4 minutes d’attente : « Tout est complet, rappelez à 9h30 ».
8h15 – j’appelle la crèche. Kouign Amann ne viendra pas beacuse of the fièvre du lundi matin. « On va penser qu’il ne nous aime pas » me dit la directrice. Faut dire que la semaine d’avant, il nous avait déjà fait deux jours de fièvre en début de semaine, le loustic.
8h30 – Kouign Amann se réveille. Malgré la fièvre, il marche, il joue, il parle mais bon, faut pas le contrarier car il a le pleur leste.
9h15 – MMM part au boulot l’air désolé de me laisser avec Attila qui déménage sa chambre dans le salon pendant que j’essaie de prendre mon petit déjeuner. Erreur tactique, MMM part alors que je n’ai pas encore pris ma douche…
9h30 – j’appelle la Belge. Numéro occupé.
9h31 – j’appelle la Belge. Numéro occupé.
9h32 – j’appelle la Belge. Numéro occupé.
9h33 – j’appelle la Belge. Numéro occupé.
9h34 – j’appelle la Belge. Sa secrétaire répond ! Et me passe la Belge. « Bon, j’aime pas ça, de la fièvre la semaine passée, de la fièvre aujourd’hui, il peut nous faire un virus à deux temps avec otite ou autre, venez à 13h ». Il faut savoir que la Belge ne mange jamais, qu’elle a des rendez-vous dès 8h30 et qu’elle repart du cabinet à point d’heure (elle m’a même appelée un soir à 22h36 pour prendre des nouvelles)… La Belge est une héroïne, comme beaucoup de médecins, voilà pourquoi, même si j’attends parfois deux heures dans sa salle d’attente, je ne râle jamais.
9h40 – je me rends compte que nous n’avons pas rangé le bazar qui nous reste de la brocante. Oui, car la veille, j’ai tenu mon stand à la brocante de Banlieue-sur-Marne (à partir de 6h du mat’ dans le vent, ouaich) et j’étais trop naze la veille pour tout ranger. Autant dire que je suis toujours naze et que je dois m’occuper de mon minipouce.
10h10 – après avoir joué aux cubes et aux duplo pendant une demi-heure, Kouign Amann me fait un gros câlin et me dit « dodo ». Ni une, ni deux, l’occaz est trop belle, je le couche.
11h50 – j’ai rangé tant bien que mal les restes de la brocante, vidé le lave-vaisselle, la machine à laver et je n’ai toujours pas eu le temps de prendre une douche quand Kouign Amann se réveille. Erreur tactique quand tu nous tiens…
12h – le Kouign Amann mange. Pas beaucoup mais il mange. Il mange juste assez pour en coller partout sur la table, sur lui et par terre.
12h30 – je prépare le paquetage de mon moussaillon : couches, lingettes, Tartine&Tétine (aussi appelées double T, à prononcer à l’américaine), voitures, livre de Oui-Oui, goûter et bouteille d’eau au cas-où…
12h40 – j’habille mon Kouign Amann en jogging, facile à enlever et confortable. Il est pas au top du top. Je n’ai pas mangé et je ne suis toujours pas douchée, erreur tactique…
13h – j’arrive chez la Belge, deux personnes avant moi, ça donne une heure d’attente. Terrassé par la fièvre, Kouign Amann veut rester dans mes bras et pose sa petite tête sur mon épaule. Amadeus en profite pour mettre un gros kick là où son frère s’est installé. S’il n’y avait pas la maladie, le moment serait parfait…

La suite, demain. Et demain, on ne rigole pas, on va au labo, épreuve surhumaine même pour les supermamans de mon gabarit…

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