Inclassable

Des arbres et des Justes


Il y a des jours où les mots ne disent pas, où les larmes ne coulent pas, où les oreilles restent sourdes. Il y a des violences incompréhensibles, des enfants qui tombent sous les balles dans un pays qui n’est pas en guerre et des questions sans réponses qui tournent en boucle. Il y a une douleur que l’on ne peut imaginer et que l’on voudrait pourtant un peu partager, juste pour l’alléger. Il y a des jours comme ce 19 mars 2012. Je n’ai pas pour habitude de commenter l’actualité, les faits divers et autres événements même si j’ai bien souvent ma propre opinion et mes propres réactions. Pourtant, hier soir en me couchant, je ne pouvais imaginer parler d’autre chose, je n’avais pas envie de légèreté. Et puis hier, alors que Toulouse veillait ses petits morts, nous avons planté deux arbres : un cerisier pour Kouign Amann et un pommier pour Fleur des Sel. Ces arbres et l’actualité tragique m’ont ramenée 15 ans en arrière alors que je visitais le mémorial Yad Vachem à Jérusalem. En arpentant l’allée des Justes, je découvrais que certaines personnes pouvaient éclairer les plus noirs moments de la vie et de l’histoire et surtout, que l’homme était l’espoir pour l’homme. Voilà ce que j’espère transmettre comme valeur et comme symbole à mes enfants. Publié depuis mon téléphone dans la TGV Lorient-Paris.

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