J’aime – J’aime pas

J’aime – J’aime pas (à l’hôpital)

J’aime
– le « bonjour, t’es encore là ?  Comment tu vas ?» de la dame qui nettoie ma chambre le matin et notre brin de causette : mon bébé, mon fils, ses enfants, sa retraite, les plats sénégalais qu’elle va préparer le week-end…
– « mon » externe qui m’avait prédit que je deviendrai la mascotte de la maternité. De garde la nuit où j’ai failli accoucher, il est resté avec moi durant 1h30 à me faire la causette au lieu d’aller se reposer. Depuis, il passe me voir dès qu’il a une pause. Voir un futur médecin comme ça, avec toute cette gentillesse et ce côté humain, ça donne une belle idée de la vocation.
– « mon interne » qui a suivi mes deux premières semaines d’hospitalisation et se considère comme mon médecin perso. Bon, elle me fait des blagues un peu vilaines : « un très joli garçon à l’écho, mais non, j’rigole !». Je me venge en refusant de lui révéler le prénom d’Amadeus.
– l’équipe qui me suit en grossesse patho et aux urgences.
– le lever de soleil depuis ma chambre le matin.
– les visites de MMM.
– me réveiller le matin  en me disant : chouette, une journée de gagnée.

J’aime pas
– les prises de tension-température à 00h40.
– les réveils à 6h30 pour prélèvement à jeun. Toujours mieux quand même que les prélèvements à jeun de 9h45 car le matin, moi j’ai faim ! – avoir parfois 4 prises de sang dans le même bras la même journée car j’ai une perf de l’autre côté (perf enlevée hier !).
 – les monitorings de 3h40…
 – ne pas avoir le droit de me lever sauf pour la douche et les toilettes.
– ne pas avoir de visites à cause de la grippe A.
– stocker mes urines chaque jour pendant 24h. Franchement, dans certains pays, ça doit être une torture connue : on fait remplir des bouteilles de pipi à des filles maladroites comme moi pour les humilier.
 – ne pas voir mon Kouign Amann même si je sais que tout roule pour lui.
 – avoir mes plateaux repas à 11h30 et 18h30… D’ailleurs, ils sont tout simplement immangeables. Heureusement MMM et Mamily ont ouvert un pont aérien alimentaire entre Banlieue-sur-Marne et l’Hôpital des Clefs.
 – ne pas savoir ce que j’ai, ne pas savoir si Miss Amadeus va rester encore un peu au chaud.
– avoir parfois envie que ça se termine vite alors que le temps est notre meilleur allié.

C’est les yeux humides que je vous annonce la venue hier soir de Charlotte chez mon Presque Cousin et sa petite famille. Et pour faire de ce 10 décembre une journée mémorable, Malo a débarqué chez LN. Vive la vie et les bébés à terme !!!

Article précédent Article suivant

Vous aimerez aussi