Santé

Devinette

Combien de jours de crèche faut-il pour que votre enfant développe une nouvelle maladie ?

7. Très exactement 7… Le 8e, il est malade. A tous les coups, c’est banco !

Et oui… Hier, à 15h20, la douce sonnerie de mon portable raisonne alors que je fais la queue pour récupérer un colis à la Poste (colis qui a été déposé par hasard dans un bureau de tabac à l’autre bout de la ville, mais bien sûr !). Le mot “Crèche” s’affiche sur l’écran et à ce moment là, je regrette d’avoir mis le numéro que je connais pas coeur en mémoire” parce que c’est toujours stressant la crèche qui t’appelle mais ça l’est encore plus quand ton téléphone te dit “Crèche”.
Bon, je décroche et j’entends la molle voix de la directrice. Je retiens “Sieste, 39°5, efferalgan, chercher au plus vite”. Tant pis pour le colis qui restera à l’autre bout de Banlieue-sur-Marne, je mets le gyrophare et je fonce chercher mon Kouign Amann. D’ailleurs, le matin, il était le seul à ne pas être malade…
J’arrrive, ma pâtisserie est en larmes, les joues rouges. Mon coeur de maman se brise en mille morceaux… Il se love dans mes bras et pousse un gros soupir. Mon taux de culpabilité est à son maximum. J’arrête tout, je le sors de la crèche, je le garde avec moi à la maison pour toujours. Cette pensée dure 2 secondes.

Retour à la maison : 38°7 et gros dodo.
Après la sieste, monsieur se réveille en pleine forme, joue, me taquine, me câline (aaaaaaaaaaaahhhhhh les câlins de mon fils…)… Un bon bain où les canards font la guerre aux canards, un bon repas englouti et au dodo !
Par mesure de précaution, je reprends la température, certaine qu’il n’en a plus. Mais bon, je vous rappelle que je suis la mère qui a laissé “monter” son fils à 40°3 au mois de juin et que le traumatisme est encore frais.
38°4. Bah mince. Comment il fait ce gosse pour être aussi mignon et dynamique à 38°4 ? C’est décidé, je fais une fouille dans sa chambre pour trouver les amphétamines qu’il cache.

Ce matin, 37°5, ce qui est un tout petit peu de fièvre mais bon, il doit avoir des amphétamines cachées à la crèche aussi et le taux de culpabilité est vite redescendu, retour à la crèche pour une journée de folie.
Elle va être un peu plus dure pour moi car avec la nuit entrecoupée que j’ai passée à le veiller (l’ombre du 40°3 planant au dessus de moi), je ne me sens pas au top de mes capacités. A moins que je ne trouve ses amphét’ et que je me serve dans le sachet, la journée va être longue…

PS : la photo c’est Kouign Amann ce week-end en Bourgogne. Trop heureux, y’avait des poules…

EDIT de 12h17 : je reviens de la crèche, mon fils sous le bras. Kouign Amann a encore de la fièvre. Il ne veut pas que je travaille ce gosse, ça doit être ça !

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