Test

Le premier cri

Ce film documentaire de Gilles de Maistre est sorti en octobre 2007. Forcément, l’affiche m’a plu tout de suite. Cette silhouette de femme africaine très enceinte et très cambrée m’évoquait un idéal de la femme enceinte alors que j’en étais à presque 5 mois de location de mon utérus à Titus le foetus.
J’ai failli aller le voir un nombre de fois incalculables et puis finalement, ça ne s’est jamais fait. Alors quand Monsieur Mon Mari m’a dit qu’on pouvait le regarder grâce à notre super freebox, j’ai dit banco !

Dès les premières minutes, j’ai su qu’entre Le Premier Cri et moi, ça n’allait pas coller. Alors que j’étais sous le charme de la bande-annonce, le rythme du film m’a tout de suite dérangée. Ok, on part faire le tour du monde en compagnie de femmes de toutes cultures qui accouchent le jour d’une éclipse mais pourquoi passer sans cesse de l’une à l’autre en alternant ensuite avec la suivante… J’aurais aimé prendre mon temps, rester tranquillement avec celle-ci qui accouche en Inde, puis suivre telle autre à l’autre bout du monde. Là, sans cesse, on nous sort de l’intimité que l’on commence à créer avec la femme que l’on suit pour partir en voir une autre et repartir ensuite. Les images et la musique sont pourtant magnifiques, on a envie de prendre son temps, d’apprécier, de savourer l’ambiance mais non, pas le temps. On est entrainé dans la machine à laver et on en oublie même cette histoire d’éclipse.

Et puis il y a une histoire qui prend le dessus sur les autres. Celle de la Canadienne. Une fille un peu mollasse en connexion totale avec l’univers qui a choisi d’accoucher à domicile. Jusque là, très bien. Mais son accouchement dure des plombes. Elle est au milieu du salon, nue dans une piscine gonflable avec ses potes qui chantent des chansons en attendant l’arrivée de bébé. Perso, on m’aurait chanté des chansons alors que je contractais comme une brute, j’aurais sorti le fusil. Et puis enfin, elle accouche et tout va bien. Sauf que non, en fait, ça ne va pas du tout. Elle n’a pas expulsé le placenta et pour le coup, elle est à des bornes et des bornes du premier hôpital… Moyen l’ambiance, ils ont rangé leur guitare et leurs chants de boyscouts les potes. Rassurez-vous, ça finit bien. Je n’ai rien contre l’accouchement à domicile mais voir cette histoire s’étaler en longueur, ça m’a pompé l’air…
Et que dire de la jolie bimbo brésilienne mexicaine (merci Yzah) qui veut accoucher avec un dauphin ? Chacun ses us et coutumes mais là, on ne va pas me dire que c’est culturel et représentatif, si ?
Pourtant, je retiens de nombreuses scènes qui m’ont touché… Les visages de tous ses bébés, l’accouchement qui se termine mal pour cette jeune Touarègue (me semble-t-il…), cet alignement incroyable de bébés dans une maternité chinoise vietnamienne (merci Lorlor), la grâce de la Française Sandy qui danse jusqu’au 8e mois, cette Indienne déjà maman de 3 enfants qui n’a pas les moyens d’accoucher à l’hôpital…
J’aurais tellement voulu me laisser prendre par ce film, par ces histoires merveilleuses et vous dire à quel point je l’ai trouvé formidable mais non, impossible, le rythme imposé n’était pas fait pour moi, dommage.
Je sais que la grande majorité des femmes qui ont vu ce film en sont sorties enchantées, et vous ?

Edit de 11h15 : le réalisateur prépare un autre docu : “Le dernier souffle”… Sur la mort… Nan, je vous assure, c’est pas une blague.

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