Mon héritage


J’ai reçu l’un des héritages les plus précieux. Cette photo de Mamie Élise, ma Mamie à moi. Mamie Élise a eu 7 enfants dont Mamily, son ainée. Elle les a tous allaité. « Oh qu’est-ce que j’aimais ça » m’a-t-elle confié. Son sourire ravi de me voir allaiter mes enfants, son air de connivence est pour moi une nouvelle étape dans notre si belle relation. Je la sens fière de moi, heureuse pour moi d’avoir de si beaux enfants nourris à mon sein. Aussi quand j’ai découvert cette photo d’elle allaitant, je n’ai pu m’empêcher de la lui demander. Elle me l’a donnée avec tout son coeur dans un éclat de rire et de joie. Ma Mamie n’est pas éternelle et ce petit bout d’elle sur papier photo, c’est mon héritage avant l’heure. Publié depuis mon téléphone.

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C’est quoi cette bouteille de lait ?

Redimensionnement-de-DSCN0952.jpg Voilà une anecdote que je voulais vous livrer depuis longtemps mais bon, vous connaissez mon syndrome du poisson rouge : j’y pense et puis j’oublie…

Nous sommes en février 2010. Fleur de Sel est sortie de néonat quelques jours auparavant. C’est un soir où MMM n’est pas là. Kouign Amann est dans le bain, je donne le sein à Fleur de Sel tout en le surveillant. J’ai déjà remarqué comme il regarde Fleur de Sel quand elle mange. Il l’imite en donnant de grands coups de mâchoire dans l’air. Là, Kouign Amann nous observe du coin de l’oeil :

– fait quoi, Sel ? – (elle fait quoi Fleur de Sel ? – je rappelle que nous sommes en février, il ne parle pas encore courament 3 langues)

– elle boit le lait de maman.

– en veux.

Oups… je savais que ça arriverait, je le savais, je le savais… Je respire… Je suis zen…

– tu veux quoi mon chéri ?

– lait de maman.

Bon, pas d’ambiguïté, il veut boire MON lait. Mais non, heu !

Heureusement, Mamily m’avait raconté une histoire datant de Néandertal (soit mon enfance). Voilà l’histoire : (à lire avec la voix de Mamily pour ceux qui la connaisse, ça fera plus vrai) : un jour, je t’allaitais et ton grand frère (TontonXav, 5 ans et demi à l’époque) est venu me voir. « Maman, je veux boire au sein moi aussi ». Mamily, n’écoutant que son courage lui dit « très bien, viens goûter ». Le TontonXav en question s’est approché puis est reparti en pestant « beurk, ça pue le lait ».

N’écoutant que mon courage héréditaire, je propose donc à Kouign Amann de goûter. Je le vois arriver avec ses 16 dents près de ma délicate poitrine. Un goutte de lait perle sur mon sein, je ferme les yeux et serre les fesses… Kouign Amann tend la langue récupère la goutte. « Mmmmmmmm, c’est bon le lait de maman ».

Point final. End of the story. Il n’a plus jamais voulu boire le lait de maman… Ouf…

Ces deux histoires montrent qu’il suffit juste de montrer au plus grand que sa demande peut être acceptée et de lui même, il garde sa place de grand. Il a juste besoin d’avoir la possibilité de jouer au petit. Et avoir la possibilité, c’est pouvoir y renoncer. Et donc pouvoir grandir. Vous me suivez ? ça vous paraît logique ou Jean-Claude Van Damme a repris possession de ce blog ?

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La Potion Magique de Fleur de Sel

Attention, ce billet va entraîner une chute irréversible du nombre de lecteurs… On va parler allaitement, c’est ciblé comme public ! Revenez demain, je teste plein de trucs pour vous.

C’est officiel, la crèmerie a réouvert ses portes… Fleur de Sel est un bébé allaité à 100% depuis son retour à la maison il y a deux semaines pile poil. Dis comme ça, ça n’a l’air de rien. Pourtant, il a fallu y croire et s’accorcher parce qu’on aurait dit qu’en plus de toutes les autres galères que nous avons eues, le mage noir qui s’acharnait contre nous voulait aussi que mon allaitement finisse avant d’avoir commencé. Parfois, ça sert d’être persévérante (dans mon cas, on peut aussi dire têtue comme une mule).
A la naissance de Fleur de Sel, je n’ai pas pu lui donner ce que l’on appelle « la tétée de bienvenue » puisqu’elle est vite partie en néonat. Je n’ai d’ailleurs pas pu lui donner mon lait avant quelques jours, le temps de le faire analyser. Tant pis pour le colostrum bienfaisant. Elle buvait donc du lait pour prématurés via sa sonde. Grâce aux infirmières j’ai pu dès le premier jour lui proposer le sein pour des tétée plaisir. En gros, le bébé tétouille, profite de l’odeur de sa maman mais il ne boit pas vraiment parce que ça demande beaucoup d’effort. Fleur de Sel se montrait très habile à téter pour un bébé né à 34 SA, on pensait que l’allaitement se mettrait vite en place. Mais la pneumopathie est passée par là, épuisant mon bébé déjà bien éprouvé. Je tirais donc mon lait 4 à 5 fois par jour (depuis le premier jour) avec un méga tire-lait double pompe Medela (une trayeuse, on peut le dire) afin de lancer et d’entretenir la lactation et j’apportais ma récolte que Fleur de Sel buvait via sa sonde.
Mais bon, c’était presque trop simple comme histoire (même si tirer son lait aussi souvent, c’est vraiment la plaie) et au bout d’une semaine, les médecins ont trouvé une bactérie dans mon lait. Cette bactérie se reproduisant très vite, on ne pouvait plus stocker mon lait au réfrigérateur mais je pouvais tout de même donner le sein directement. On n’a a jamais trouvé d’où venait la bactérie, ni la suivante qui est venue la remplacer… On a refait le protocole de la récolte cinquante fois sans trouver de faille. Il paraît que ça arrive parfois. Comme par hasard, le « parfois », c’est moi…
Après la sonde, Fleur de Sel a été nourrie à la tasse puis au biberon.
J’ai donc mis les bouchées doubles pour allaiter Fleur de Sel directement. J’essayais d’être là pour 2 ou 3 tétées chaque jour afin qu’elle s’habitue au sein et à l’effort que ça demandait. Les puéricultrices ont été formidables dans cet accompagnement. Elles m’ont laissé le temps, ne m’ont pas stressée, m’ont rassurée, ont couru après les médecins pour avoir les résultats (toujours mauvais) de mes analyses de lait… Elles m’ont permis de ne pas paniquer, c’est important de ne pas paniquer quand on a un bébé dont le coeur baisse considérablement et devient bleu pendant qu’on l’allaite parce qu’il fait des fausses routes… Merci les filles de l’Hôpital des Clefs. Merci mille fois.
Lors des tétées, je pesais Fleur de Sel avant et après (en débranchant ses électrodes, un vrai mic-mac mais on s’y fait) pour voir le nombre de grammes qu’elle prenait et compléter si besoin au bib. On a commencé par 10 grammes pour finir à 80 avec des hauts et des bas. Des pleurs et des angoisses mais le jeu en valait la chandelle.
Pour la petite histoire, la veille de la sortie de Fleur de Sel, les médecins m’ont annoncé que la bactérie avait disparue… Isn’t it ironic ? Don’t you think ?
Dès son retour à la maison, Fleur de Sel n’a bu qu’au sein, la boîte de lait préma dort au fond d’un placard et j’ai rendu le tire-lait de compét pour le remplacer par le manuel Avent (mes seins me remercient). Son papa lui donne des biberons de mon lait pour qu’elle se fatigue moins. Elle fait un peu la difficile au bib mais j’ai du mal à lui en vouloir.
L’aventure est lancée et je suis fière de m’être accrochée pour cette fleur de Sel qui tète avec autant d’entrain.
Comme quoi, allaiter un préma, c’est possible (Martine, j’ai souvent pensé à ton histoire avec Théo, ça m’a donné confiance, merci).

EDT : le lait tiré qui ne pouvait être donné à Fleur de Sel a été donné à ses copains plus prématurés qu’elle grâce au lactarium de Paris (et à Bernard pour celle qui suivent ce blog depuis le début). Je crois qu’on a atteint les 8 litres…

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10 bonnes raisons d’allaiter

Pour celles qui hésitent entre sein et biberon, voilà 10 bonnes raisons testées et approuvées par mes soins pour pencher vers le sein mais encore une fois, chacune fait ce qu’elle veut avec ses cheveux, ses seins et son bébé et personne ne lance de pierre à personne, vu ?

– ça permet à l’utérus de retrouver sa taille grâce aux contractions déclenchées naturellement par la succion du bébé. Et qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour le rendre heureux son utérus, pas vrai ?
– on peut partir se promener sans se prendre la tête à compter les repas à venir et sans préparer les biberons. Là, tout est prêt, à disposition 24/24.
– pas de rush car « on est dans les embouteillages et on n’a pas pris de bib’ en plus ». L’imprévu est moins stressant, ça nous a permis deux fois de rester dormir chez de la famille alors que MMM et moi étions trop fatigués pour conduire. ça se trouve, ça nous a sauvé la vie de ne pas avoir pris le volant à ces moments-là.
– ça fait moins de courses à faire et j’aime pas les courses.
– le lait maternel a notamment des anticorps et un goût variable que le lait artificiel ne peut reproduire.
– ça coûte moins cher. Sans rire, le prix du lait et des bouteilles d’eau minérale encourage l’allaitement long, genre 5 ans. Allaiter, c’est un astuce contre la crise, oui Madame !
– ça permet aux seins de retrouver tranquillement une taille normale. Même que les miens sont aussi bien qu’avant et même un peu plus gros (mais bon, si je perds les « restes », c’est ça qui part en premier).
– ça fait moins de vaisselle. Que celle qui aime la vaisselle lève la main. Perso, mon premier lave-vaisselle de toute ma vie qui a maintenant 2 mois est mon nouveau dieu.
– parce que les hommes ne peuvent pas le faire et que moi, j’ai toujours rêvé de savoir siffler dans mes doigts mais c’est que les garçons qui y arrivent. Alors voilà, ça équilibre.
– ça fait parler les gens. Avant 6 mois : « vous le nourrissez ? Oui, c’est très bien ! » – Après 6 mois : « Il est encore au sein ? à son âge, avec des dents ? »…
– parce que c’est vraiment un grand bonheur. Vraiment.

Suis allée courir 36 minutes hier, je ne peux plus marcher. Oui ça va, vous pouvez rigoler.

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Sevrer bébé (la suite)

Si je reprends où je m’en étais arrêtée hier, il vous reste 2 tétées, celle du matin et celle du soir.
Je les ai conservé un peu plus longtemps pour finir le sevrage en douceur. J’ai supprimé la tétée du soir et gardé encore 2 semaines la tétées du matin. Pourquoi dans cet ordre ? Parce que vu les fuites que je me tapais à un moment, j’étais rassurée de partir au boulot les seins vides ! Et puis que c’est ce que l’on conseille en général mais si c’était à refaire, je garderais la tétée du soir en dernier, la plus douce, la plus calme, ma préférée. Surtout que j’étais passée en lactation automatique (je ne produisais du lait que quand Kouign Amann tétait).
Mais voilà, j’ai supprimé celle du soir sans que mon corps ne me le fasse ressentir et puis un matin, j’ai pris Kouign Amann « entre quatre zyeux » et je lui ai dit : « mon bébé chéri, nous avons partagé un allaitement de plus de 6 mois, c’était merveilleux mais maintenant, j’ai envie d’arrêter. Cela va donc être notre dernière tétée et j’espère que nous allons bien en profiter ». Quelle était belle, cette dernière tétée, j’y pense sans nostalgie avec le sentiment d’avoir profité pleinement de ce moment et de cet allaitement.

Vous le voyez, pour moi, mis à part quelques douleurs, le sevrage a été simple avec un bébé coopératif et je suppose que c’est surtout parce que j’étais prête à sevrer mon bébé. J’en avais envie et je ne l’ai pas fait à contre-coeur. Si de votre côté, vous le faites par obligation professionnelle ou par pression de votre entourage (Quoi, il à 7 mois et tu l’allaites encore ? Mais c’est pour ça qu’il est maigre !) vous avez toutes les chances pour que votre sevrage soit compliqué… Si vous êtes décidée et que vous le vivez bien, votre enfant va aller dans le même sens que vous. Si vous en êtes malheureuse, votre bébé lui aussi va mal le vivre. Dans ce cas, peut-être est-il préférable de garder une ou deux tétées quotidiennes et d’attendre que le sevrage se fasse spontanément, en attendant que votre enfant délaisse le sein ? Vraiment, je le répète, il y a autant de manières de sevrer que de mamans et de bébés…

Laissez-moi vous donner encore quelques trucs qui peuvent marcher (ou pas, mais faut tester !) :
– si votre bébé refuse le biberon de lait que vous lui donnez, demandez à une tierce personne comme le papa de lui donner et sortez. Allez faire un tour, comme ça, votre bébé ne sentira pas votre odeur, ça évitera de l’énerver.
– il refuse encore, essayez de changer de tétine. Si Tommee Tipee a beaucoup de succès chez nous, j’ai entendu le plus grand bien des Dodies Mam.
– il refuse toujours, essayez différentes températures : ambiante, tiède, chaude… Kouign Amann par exemple a toujours bu son biberon froid et le refuse s’il est chaud…
– vos seins sont douloureux, vous pouvez les masser avec de l’huile d’amande douce, prendre une douche chaude, tirez un peu de lait (cf les commentaires de Mimline et C-Cilou). Buvez un peu moins ces jours-là pour éviter la surproduction.
– vos seins vous tirent, pensez à les crémer car les vergetures (ces ennemies sournoises) peuvent arriver même maintenant et en dégonflant après le sevrage.

Ah oui et pour vous, c’est normal de continuer à produire encore quelques temps. Je en sais pas quelle est la moyenne mais j’ai eu du lait pendant presque un mois après le sevrage. A un moment je me suis dit que ça ne stopperait jamais !

J’ai du oublier des milliers de trucs mais je compte sur les autres mamans lectrices pour compléter les infos. D’ailleurs merci à toutes de vos commentaires, j’y réponds dès que je peux ! Et n’oubliez pas qu’il existe la communauté « Allaiter son enfant » sur overblog, une mine d’or pour les mamans qui allaitent.

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Sevrer bébé

Il y a bien un moment où il faut entamer le chemin vers le sevrage. Je ne sais pas comment cela se passe avec un enfant plus âgé ou plus jeune, je vais donc vous faire part de mon expérience avec Kouign Amann avec qui j’ai commencé le sevrage à 4 mois et demi pour donner ma dernière tétée à 6 mois et demi. J’ai pris deux mois car je voulais faire cela en douceur, que je reprenais le boulot, mettais Kouign Amann chez Madame Perle et que ça faisait déjà beaucoup de changements.

Ce que je vous propose, ce sont quelques pistes pour un sevrage en douceur mais faites comme bon vous semble, comme vous le sentez, c’est ça le plus important…
Pour sevrer un bébé totalement, en général, on conseille un mois en enlevant une tétée tous les 5-7 jours. Pour Kouign Amann qui avait 4 mois et demi, il a déjà fallu le régler à 5 tétées car le jeune homme mangeait allègrement 6 ou 7 fois par jour (pour le physique de crevette qu’on lui connaît !)… Le rythme, ça n’a jamais été trop son truc. Grâce à l’aide de Mamyvonne et Mamie Meuh (la maman de Mamyvonne qui imite trop bien la vache) qui l’emmenaient en balade quand il réclamait à manger trop tôt, nous avons réussi a espacer les biberons de Kouign Amann et à les donner à heures fixes en trois jours. A 4 mois et demi, il mangeait donc à : 5h, 9h, 13h, 16h30 et 20h.
La première tétée à faire sauter est l’avant-dernière, pour nous, celle de 16h30. Le premier jour, la poitrine est à deux doigts de l’explosion. J’avais l’impression qu’on me plantait des couteaux dans le dos… Il est donc recommander de boire un peu moins à ce moment-là. Votre corps va s’habituer à ce nouveau rythme en quelques jours, ne tirez surtout pas votre lait même si c’est douloureux, mieux vaut prendre une douche bien chaude et appuyer sur les seins (sauf sur l’aréole) pour vider l’excédent. Le mieux est d’attendre la tétée suivante qui sera un vrai soulagement. J’ai mis une semaine entre chaque biberon introduit mais si vous sentez que votre production s’est régulée et que vous voulez le faire plus rapidement, c’est possible tous les 3 jours.
En ce qui concerne le biberon, je vous conseille de l’avoir introduit avec votre lait bien avant. Le premier biberon de Kouign Amann a été donné lorsqu’il avait trois semaines (mais mon allaitement était idyllique). A partir de 6 semaines, proposez régulièrement un biberon de votre lait donné par le papa, cela habituera votre bébé à la tétine.
Pour le choix du lait, vous devez de toute façon avoir une boîte de lait en poudre à la maison depuis votre retour à la maternité (à donner si vous êtes malade ou en cas de fièvre tant que vous ne savez pas ce que vous avez). Nous avons commencé avec du Novalac premier âge HA (hypoallergénique). Et puis après avoir fait 5 pharmacies à Pau la veille du 15 août, nous somme passés à l’Enfamil premier âge HA. Le Novalac est plus épais mais l’Enfamil a fait produire à Kouign Amann les pires couches de sa vie entière au niveau odeur. Ne vous inquiétez pas non plus de l’éventuelle couleur verte ou bicolore des selles, c’est surprenant mais normal. Le conseil que l’on m’a donné au nivau lait est de prendre du lait HA et tout s’est bien passé.

Une fois que la premirèe tétée a été retirée avec succès, c’est reparti pour un tour. C’est la deuxième tétée de la journée qu’il faut faire sauter si vous êtes à 4 repas par jour. En revanche, si vous êtes à 5 repas, c’est celle du midi (la 3e de la journée) à qu’il faut retirer pour habituer votre corps à espacer les tétées. Comme une idiote, j’ai retiré la 2 tétée de la journée puis la 3e, mon corps n’a pas aimé garder du lait entre 5h du matin et 20h… Et là, j’ai douillé !
Donc si vous en êtes à 5 repas, retirez ensuite la 2e tétée de la journée.
A ce rythme, il vous reste donc la tétée du matin puis celle du soir que vous pouvez conserver même en reprenant le travail si vous le souhaitez.

Je vous donne rendez-vous demain pour la suite du sevrage, quelques conseils pratiques et une petite fiche récapitulative.
Croisez les doigts pour moi, j’ai un rendez-vous professionnel à 14h. On ne sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher !

PS : cette photo de Kouign Amann et moi prouve que l’on peut allaiter en toute discrétion, non ?

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L’apéro post-lolo…

Chez moi, on ne perd pas de temps ! A peine la dernière tétée avalée par Kouign Amann, j’ai enchaîné avec la première gorgée (de rhum)… Pour tout vous dire, j’étais un poil nostalgique de terminer ce bel allaitement alors j’avais programmé un apéro joyeux avec S., la maman de Zuliette (auteur du 1000e commentaire sur ce blog)  le soir même puisqu’elle aussi avait donné sa dernière tétée quelques jours avant.
Nous nous retrouvons donc autour de nos bébés, accompagnées par nos chers et tendres maris. Au centre de notre attention, une bouteille de rhum La Mauny agrémentée d’une mixture mangue-ananas rapportée de la Réunion et aromatisée à la vanille de la Martinique. Une simple inhalation vous fait tourner la tête et vous débouche durablement le nez. Depuis 9 mois, cette bouteille attend sagement que je vienne l’ouvrir. Certains ont essayé de me soudoyer pour la goûter avant (hein, MMM) mais y’avait pas moyen de moyenner, cette bouteille, elle était destinée à fêter ma dernière tétée. Point barre.
Et on peut dire qu’elles ont été honorées et fêtées ces dernières tétées. A 3 (puisque le mari de S. devait conduire), nous avons vidé deux tiers de cette bouteille de 1 litre. Oups. Bah oui, fallait trinquer à nos dernières tétées, à nos allaitements très réussis, à nos beaux bébés, aux petits prémas que nous avons nourris (et oui S. était également une donneuse du lactarium)…. Bref, la bouteille a pris une bonne claque et nous aussi. Consommer avec modération, c’est pas toujours facile. La soirée et le rhum étaient parfaits, un souvenir mémorable (peut-être avec quelques trous noirs ?).
Moi, hyper fière au moment d’aller me coucher d’être juste bien éméchée comme il faut, je me suis dit que boire un petit coup de temps en temps, ça fait du bien et que 15 mois d’abstinence, c’est quand même pas mal.
Tout se passait donc merveilleusement quand je me suis réveillée en pleine nuit. Pas mal à la tête mais une soif d’enfer. J’attrape la bouteille (d’eau, je précise) et en vide la moitié. Au réveil : la bouche pâteuse et une douleur intense du côté gauche. Et m*rde… Je suis trop stupide, je suis trop stupide, je suis trop stupide… Me reviennent en tête les mots de ma gynéco : « ne buvez pas plus d’un demi-litre de liquide par jour et portez un soutien-gorge serré »… *
Bah, voilà, c’est mort, j’ai bu de l’alcool qui m’a filé hyper soif et depuis deux jours, je crève la bouche ouverte en rêvant à un bon verre d’eau. Mes seins sont blindés de lait (merci les douches brûlantes) alors que la crèmerie a fermé.
Mais le pire, c’est cette impression qu’on me plante des poignards dans les omoplates…
La prochaine fois, je m’achète un cerveau et je réfléchis : on attend pour picoler car ça donne soif et l’arrêt de l’allaitement n’est pas la bonne période pour boire… Mais quand même, il était vraiment bon ce rhum…

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