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A nous la Bretagne !

Lundi 14 janvier 2013 1 14 /01 /Jan /2013 12:55

Un dimanche à la Nourserie. Il est 14h30. Je me mets en tenue pour aller m'occuper de mon jardin pendant que les 3 Pin's dorment et que MMM se détend sur le canapé. A peine ai-je mon sécateur en main que Petite Gavotte se réveille en couinant. MMM, voyant mon air déçu, se charge d'aller récupérer la petite dernière et me rassure d'un viril "je m'en occupe, va".

Je n'ai pas fini d'élaguer mon premier rosier que MMM, complètement dépité, me dit par la porte ouverte "bon bah, ils sont réveillés tous les 3". Mais comment est-ce possible ? Les deux grands ont passé une heure à faire les fous à la piscine le matin, la plus petite s'est réveillé 8 fois (oui, 8 fois) entre minuit et 7h du matin et pourtant, personne ne dort.

Résultat au lieu de dormir et de jardiner, on opte pour une balade dominicale avec Mamyvonne, Popope et Mamie Meuh. On part là :

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oui, j'avoue, ça nous change des bords de Marne...

Et hier, comme l'a très justement dit Popope, on avait vraiment une équipe de branquignoles. On aurait pu remporter le championnat du monde de branquignolage tellement on était bon. Y'avait du level comme on dit :

- à peine avions nous fait quelques mètres que Kouign Amann a voulu rentrer parce qu'il faisait froid.

- Fleur de Sel a décidé de marcher dans toutes les flaques d'eau du parcours et comment dire, y'en avait pas mal.

- au bout de 10 minutes, MMM a demandé quand on faisait demi-tour parce qu'il avait froid (père de son fils qu'il est).

- Mamyvonne lui a rétorqué que c'était parce que son blouson dont elle n'aimait pas la couleur était trop petit.

- Popope a demandé à MMM s'il avait grossi récemment parce que toutes ses fringues avaient l'air trop justes en ce moment.

- MMM a grogné que les deux autres n'y connaissaient rien à la mode.

- Mamie Meuh a manqué de trébucher une bonne quinzaine de fois mais il faut dire qu'elle était tractée par une Mamyvonne au taquet qui comptait bien "faire le grand tour".

- j'ai enfoncé mon pied jusqu'à la cheville dans la boue pendant que je regardais Mamie Meuh se faire tracter.

- Kouign Amann s'est arrêté parce qu'il voulait rentrer et puis nous a rejoint parce que bon, il n'avait pas les clés de la voiture. Ni le permis.

- je me suis rendue compte que c'était l'heure de la tétée de Petite Gavotte qui a préféré s'endormir de dépit dans l'Ergo. Qui dort, dîne.

- Kouign Amann s'est arrêté toutes les cinq minutes pour "regarder le paysage maman, parce qu'on ne vient pas ici tous les jours, tu sais". Mais qui a donc appris à ce gosses à prendre le temps de regarder ce qui l'entoure ? Ah, moi...

- Popope marchait devant et je suis prête à parier qu'il marmonnait des insultes en russe. Quoi que non, branquignoles, c'est pas russe du tout.

- on a longtemps regardé le ciel noir se rapprocher pour savoir si on allait se faire mouiller avant de parler de l'alerte jaune annoncée par Météo France sur le département et puis d'espérer qu'il ne s'agissait pas d'une alerte orageuse.

- on a fini par faire demi-tour au milieu du grand tour parce qu'il s'est mis à pleuvoir.

- Fleur de Sel a fini par réussir à tremper son pantalon et à faire rentrer de l'eau dans ses bottes.

- Kouign Amann a fini par faire comme sa soeur niveau trempage de futal. Solidarité.

Voilà, voilà.

A un moment, Mamyvonne m'a dit : "tu vas pas raconter qu'on a fait une balade de rêve sur le blog, hein ?". J'ai ri en lui demandant si elle passait un bon moment. Elle a ri aussi en me répondant "bah oui". Alors j'ai encore ri en disant "tu vois, on passe un bon moment entre branquignoles !".

Vivement dimanche prochain !

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Par Marjoliemaman - Publié dans : A nous la Bretagne ! - Communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Jeudi 6 décembre 2012 4 06 /12 /Déc /2012 10:02

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En regardant les photos de l'album de la première année de vie de Fleur de Sel (réalisé magistralement par Mamyvonne et Popope, avec un peu de retard certes mais on va pas chipoter pour 2 ans, hein), j'ai réalisé à quel point notre qualité de vie a changé depuis notre déménagement. En bien, évidemment.

Il y a bien sûr l'espace. La Nourserie fait 4 fois la taille de notre ancien appartement si l'on compte la partie à rénover, nous avons un jardin mais plus que cela, nous avons un horizon, chose qu'il est si difficile de trouver en région parisienne.

Il y a l'air qui est plus frais, plus vivifiant, moins pollué.

Il y a ce que je vois, non plutôt ce que je regarde tous les jours et qui me fait du bien : le vert mousseux de la nature, la lumière si particulière de ce coin de Bretagne, le ciel souvent incroyable, les arcs-en-ciel si éphémères, l'océan toujours majestueux.

Hier, c'était mercredi et j'ai eu une journée particulièrement difficile avec Petite Gavotte. Zéro dodo dans la journée, elle n'était que râlerie et couinerie (je suis favorable à l'insertion du mot couinerie dans le dictionnaire). J'ai terminé la journée sur les rotules avec deux grands Pin's particulièrement désagréables et frondeurs. A Banlieue-sur-Marne, ce genre de journée (avec seulement deux enfants) était assez terrible car je me sentais en plus oppressée par les murs de l'appartement, les bruits de la rue, le stress de la ville. Hier, j'ai réussi à tenir le coup et à ne pas m'enfermer dans une pièce en attendant que l'orage passe parce que j'ai pu sortir de la maison, lever les yeux au ciel, m'occuper de mes poules et repartir ensuite dans le bon sens.

Les photos qui suivent ont été prises entre mercredi 10 heures et ce jeudi matin 8h45.

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PS : je souhaite la bienvenue à la petite Lorine chez Iza et j'embrasse fort toute la petite famille.

PS 2 : comme vous pouvez le voir sur les photos, Kouign Amann et Fleur de Sel ont attrapé leurs poules. Alors que l'on nettoyait le poulailler, ils m'ont demandé s'ils pouvaient les attraper. j'ai dit oui, pensant qu'il n'y arriverait pas. Après 2 minutes de course, les poules (certainement épuisées par tant de sport) étaient dans leur bras. Mieux, ils les avaient attrapées comme des professionnels de la poules (sur la photo, Kouign Amann est en train de relacher Cocotte).

PS 3 : j'espère que vous voudrez bien m'excuser de mes absences de réponse à vos commentaires et de mon retard plus qu'international dans mes réponses à mes mails ou à mes messages Facebook. Le fait est que je fais vraiment ce que je peux et je ne "peux" pas grand chose ces derniers temps. Quand je n'ai pas un bébé dans les bras ou au sein, j'essaie de travailler, je suis en train de moucher un nez, de préparer à manger, de lancer une lessive... Et quand tout cela s'arrête, je n'ai plus le cerveau qui fonctionne à l'endroit et je ne trouve pas le courage de me remettre sur l'ordi... Promis quand il auront 14, 13 et 10 ans, ça ira mieux (hein, ça ira mieux, dites-moi que ça ira mieux).

Par Marjoliemaman - Publié dans : A nous la Bretagne ! - Communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Lundi 29 octobre 2012 1 29 /10 /Oct /2012 10:32

Voilà donc plusieurs semaines que le jardin de la Nourserie accueille deux poules : Cocotte et Poulette. ne me demandez pas leur race, j'ai oublié de demandé lorsque je les ai achetées. Et vous savez quoi ? Les poules, c'est comme les enfants, on a beau les élever de la même façon (enfin, on pense les élever de la même façon alors que PAS DU TOUT), on se retrouve avec des êtres aux caractères archi-différents.

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photo-114.JPGPoulette, la poule de Fleur de Sel est rousse. Le vendreur m'avait prévenue : vous voulez des oeufs, une rousse ne vous décevra pas. Bingo, Poulette pond 6 jours sur 7 en moyenne. Des petits oeufs pointus à la coquille brune. Délicieux, évidemment. Elle a même fait un oeuf à double jaune la semaine dernière. Poulette est la plus intelligente. Quand il pleut, elle va se mettre au sec, c'est elle qui a compris la première qu'il fallait rentrer au poulailler le soir. Tant mieux car Poulette est la plus difficile à attraper, elle se méfie de moi. En revanche, en ce qui concerne la nourriture, Poulette a un QI de poule. Même si elle est la première sur un morceau de pain ou une limace, elle va le lâcher pour essayer de récupérer ce que mange Cocotte et finir par se faire piquer son repas initial.

Cocotte, la poule de Kouign Amann est noire et jaune. Alors qu'elle semble plus vieille (grosse et la crête bien rouge) que Poulette, Mademoiselle Cocotte ne pond pas. Enfin si, elle a pondu UN oeuf au bout de 2 jours et depuis plus rien du tout. Son seul et unique oeuf était cassé (elle l'avait pondu depuis le perchoir, no comment) mais il était bien gros et clair. S'il n'y avait eu cet oeuf pondu, on pourrait penser que Cocotte est un coq mais non, Cocotte est juste une poule flemmarde (OK le temps n'est pas favorable à la ponte mais bon, elle pourrait faire un effort). Cocotte est du genre rebelle. Du genre à rester sous la pluie a attendre que la pluie en ai marre avant elle (oh wait, comme moi en fait). Du genre à se faire la malle du poulailler en s'envolant alors que je lui ai coupé les plumes du bout de l'aile droite pour éviter les fugues. Du genre à passer une nuit dehors sans se faire bouffer par le renard. Du genre à me faire courir après elle dans le jardin des voisins. Du genre a me faire couper ses plumes 4 fois pour arriver vraiment au bord de la chair et couper court (ah ah) à ses escapades.

Franchement, avoir deux poules, ce n'est pas de tout repos. Les premiers jours, alors que Petite Gavotte était encore un mini-bébé et que je courais après Cocotte et Poulette tous les soirs à la nuit tombée pour les attraper les mettre dans le poulailler, je me maudissais intérieurement. enfin non, je me maudissais à haute voix d'ailleurs : tu avais besoin de te coller deux poules sur le dos alors que tu as trois enfants ? VRAIMENT Marjo, tu n'as que ça a faire de courir après deux gallinacées sous la pluie pendant que tes enfants en profitent pour faire des oeuvres artistiques à base de petits suisses sur la toile cirée de la cuisine ? VRAIMENT ?

Depuis, nous avons trouvé notre rythme. "J'ouvre mes poules" tous les matins au réveil. "Je ferme mes poules" tous les soirs quand la nuit tombe. Je leur met de l'eau fraiche, du grain spéciale pondeuse (sans OGM) et je leur balance les restes de repas (elle font leur tri, par exemple, elle mangent la mie du pain mais laissent la croûte). Je passe en milieu d'après-midi voir si Poulette a pondu et j'engueule Cocotte au passage. Le samedi ou le dimanche, je change leur paille avec les Pin's qui adorent m'aider.

Le plaisir de manger des oeufs frais est indéniable et j'aime voir ces deux petites poules faire leur vie dans leur enclos. Je sais déjà que si même si Cocotte ne pond jamais un autre oeuf de sa vie, je ne pourrais pas la manger parce que c'est ma poule et que j'y suis attachée (je sais, je suis nounouille). Et moi qui avait un peu de mal avec les oiseaux et les plumes, je prends plaisir à les porter à mains nues (au début, je mettais mes gants de jardinage car j'avais peur de les toucher) et à caresser leur plumage tout doux.Bref, je ne regrette pas, depuis notre emménagement à la Nourserie, je voulais des poules. Je les ai et elles vont parfaitement avec notre nouvelle vie.

PS : Si jamais cela vous intéresse, je peux vous faire un petit billet sur leur installation, leur nourriture et sur les lectures qui m'ont aidée à devenir une vraie petite fermière.

Par Marjoliemaman - Publié dans : A nous la Bretagne ! - Communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Vendredi 14 septembre 2012 5 14 /09 /Sep /2012 11:00

 

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Depuis notre arrivée à la Nourserie, j'avais envie de faire un très beau cadeau aux enfants : une belle cabane pour vivre de belles aventures en extérieur. Je sais bien que les maisons en plastique font tout autant la joie des enfants mais je voulais une belle cabane en bois qui décore joliment le jardin.

Voilà donc l'histoire de notre cabane pour ceux qui seraient tentés de se lancer dans l'aventure. Après une longue recherche sur internet avec Petit-Beau-Frère présent à ce moment-là, je constate que c'est chez Leroy Merlin que les cabanes en bois sont les moins chères. J'avoue une grosse préférence pour celle-ci mais les commentaires désastreux calment mes ardeurs. Une fois sur place, j'ai la joie et le bonheur de constater qu'il y a de grosses réductions et que les cabanes sont en exposition. Kouign Amann et Fleur de Sel testent donc par eux-mêmes. La cabane Hacienda que j'aime beaucoup est une vraie catastrophe : la plancher est complètement défoncé : OUT. Mes Pin's jettent leur dévolu sur la cabane Charlotte sur pilotis qui est vendue sur place 349 euros, soit moins cher que sur internet. Je m'arrête un instant sur le prix. J'ai bien conscience que c'est une très grosse somme mais ma décision a été motivée par le fait qu'acheter du bois à la coupe pour la construire nous-mêmes nous aurait coûté également très cher et nous aurait pris beaucoup de temps pour un résultat plus que bof. De plus, je vois cette cabane comme un investissement qui va faire le bonheur des enfants durant de nombreuses années. Enfin, le budget vacances d'été n'étant pas utilisé cette année, c'était l'occasion où jamais (j'aieu exactement la même réflexion pour le poulailler).

Il s'est passé plus d'un mois entre la commande de la cabane et la réception du produit chez Leroy Merlin. Et là, je suis franchement en colère. Il est absolument impossible de charger le colis dans une voiture (même dans notre break), nous avons donc fait le déplacement pour rien et dû payer une livraison à domicile. Les nerfs, j'aurais juste aimé qu'on nous prévienne.

Bref, une fois l'énorme et très lourd colis dans le jardin, c'était à MMM de jouer. Un vrai puzzle en 3 D à monter. Pour l'aider MMM a fait appel à son papa et à deux tournevis électriques.

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5 heures plus tard, soit une heure de moins que le temps indiqué sur la notice ! Voilà :

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La cabane a bien vécu cet été. Je pensais tout de même que les enfants y passeraient plus de temps mais ce qu'ils adorent faire, c'est entrer et sortir, entrer et sortir, entrer et sortir ! A noter qu'à la fin des vacances, MMM est allé jeté un coup d'oeil à l'intérieur et a trouvé le sol jonché de terre ! Le petit L., 5 ans, avait décidé de "faire du béton"... Elle a encore de belles années devant elle, cette cabane !

Si les enfants l'aiment beaucoup, je suis de mon côté complètement fan. J'adore voir cette cabane si jolie dans mon jardin, je me suis également fait plaisir en leur offrant ce gros cadeau.

Nous avons ajouté un loquet pour fermer la porte et éviter que la chatte tricolore qui croit qu'elle habite dans notre jardin ne vienne squatter. Reste à la peindre. J'hésite encore entre la laisser couleur bois (et vernir) ou la peindre en gris avec les volets bleus... Des avis ?

EDIT : quand je vois la cabane d'Isa, le pinceau me démange !!! Idem avec celle toute choupinette chez Till the cat !

Par Marjoliemaman - Publié dans : A nous la Bretagne ! - Communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 10:45

photo-275Je dois avoir une sorte de syndrome sadique qui fait que quand je publie le premier volet d'un récit à épisodes, je n'arrive pas à écrire la suite rapidement. Ou alors, mon inspiration a besoin de mûrir, ça doit être ça, voilà.

Comme attendu par des hordes de fans en liesse et au désespoir, voilà la suite de "Ma première tempête" (si besoin, relire l'épisode 1).

17h55 : je quitte le domicile douillet d'Azzurra en me disant que c'est peut-être la dernière fois que je croise des êtres adultes - avant d'affronter la tempête puisque je serai la seule adulte chez moi à affronter les élements (depuis mon canapé), Monsieur Mon Mari travaillant à Paris...

18h à 20h : la soirée se passe à merveille avec les pin's. Jeux, bain de mousse, repas où la nappe et le carrelage ressemblent à Beyrouth dans les années 80, grosses marrades, petites engueulades. Bref, la bonne soirée classique entre nous 3. Cependant, je ne peux m'empêcher de réfléchir à un truc : si l'eucalyptus tombe, sur quelle chambre va-t-il s'écraser ? Non mais c'est important de le savoir, histoire de protéger celui que je préfère des deux. D'ailleurs, bonne question, si je dois en sauver un, je sauve lequel ? Je sais pas, je fais un "plouf, plouf, ça sera toi...". Non, concentre-toi sur l'eucalyptus, sa mère (je vous rappelle que quand je suis stressée, je suis vulgaire). Si il tombe droit, il va tomber pile entre les deux chambres. mais si il tombe de travers et pas à l'angle droit, hein, il va tomber sur qui ce colosse de 15 m ?

20h : je passe la tête dehors, ça ne soufle pas encore.

20h02 : après pipi et les dents, je briefe les enfants comme un général briefe ses troupes avant l'attaque : Kouign Amann, tu vas dormir dans le lit de maman ("Youpi" qu'il dit). Fleur de Sel, tu vas t'endormir dans ton lit et quand tu dormiras à poings fermés, je te transfèrerai dans le lit parapluie (Babybjörn, mon amour, encore un suédois). Pourquoi, parce que je vous connais et que tous les deux dans la même chambre, vous allez mettre 2 heures à vous endormir. C'est exceptionnel car il y a une tempête ce soir. ça veut dire que le vent va souffer très fort (et que l'eucalypus va nous tomber dessus mais ça je ne leur dis pas). Si vous l'entendez cette nuit (le vent, pas l'eucalyptus), ne vous inquiétez pas, c'est normal.

20h32 : ils dorment. Je me colle devant la télé. Devant quoi ? Aucune idée...

21h17 : je suis au téléphone avec MMM. J'en rajoute une couche dans le style "je suis une femme seule et courageuse qui veille sur ses deux enfants et qui a pensé à tout. Même à la bougie et à la manière dont l'eucalyptus pourrait tomber. Hein que tu es content d'être marié avec moi, pas vrai "? J'ai besoin de soutien.

22h03 : c'est commencé. Le vent souffle sérieusement... Mission déménagement de Fleur de Sel dans ma chambre. Les pin's ronflent de concert.

22h06 : Je tweete, je lis les tweets de mes copains bretons, je lis le fil twitter du Télégramme qui a la bonne idée de reprendre tous les messages concernant Joachim puisque je l'apprends, cette tempête s'appelle Joachim. Joli prénom pour une première fois. Et puis, c'est un homme, je saurais l'attendrir. Ah, ma copine Shalima, qui habite à 40 km tweete qu'elle n'a plus d'électricité. Je le savais qu'en Bretagne, les tempêtes s'accompagnaient de coupures EDF !

22h44 : ça souffle sévère !!! Je file me prendre une bonne douche. J'ai un rendez-vous profesionnel demain, ça serait bien que j'y aille propre et pas après une douche à l'eau froide.

23h20 : en grande habituée de la tempête, je débranche la télé, la box et mon ordi portable. Je vous épate, là, non ?

23h25 : je m'installe au lit avec les petits. Dans le noir, je regarde un bon Friday Night Lights histoire de savoir si les Dillon Lions vont battre les Dillon Panthers (ça ne vous dit rien, j'imagine mais c'est trop bon). Par précaution, je place la bougie et le briquet à côté de mon lit et je mets mon téléphone à charger.

23h47 : le téléphone arrête pas de faire bip-bip.

23h55 : tiens, il ne fait plus du tout de bruit.

23h56 : l'interrupteur du plafonnier ne fonctionne plus. Celui de la lampe de chevet non plus. Voilà, nous sommes sans électricité. Et minuit, l'heure du crime arrive alors que ça souffle à qui mieux mieux dehors.

Vendredi 16 décembre 2011

00h01 : on a passé l'heure du crime et tout va bien. Je constate que si le vent souffle, la charpente de ma maison ne bouge pas. Aucun craquement, je l'aime cette maison, je l'aime.

00h08 : extinction des feux (huhuhu, quel humour), Fleur de Sel râle un peu mais se rendort vite. Le vent est déchainé, c'est impresionnant ce sifflement.

7h15 : les pin's sont réveillés et de bonne humeur. On a dormi d'une traite tous les trois. Bravo la mère de famille concernée et inquiète... La tempête est terminée. L'eucalyptus est toujours debout. On a gagné, on a gagné. Oui, sauf qu'on a toujours pas d'électricité et qu'il fait nuit noire...

7h16 : j'allume la bougie et mon téléphone me sert de lampe torche. C'est pas gagné tout ça.

7h18 : je découvre le bonheur de changer une couche (pleine d'une substance radioactive) à la lueur d'une bougie avec deux gosses surexcités dont une qui est l'auteur de la dite couche et qui se roule dedans.

De 7h20 à 8h30 : je me promène avec deux pin's collés aux fesses et une bougie dans la main. Je réussis à les habiller (pas certaine de choisir les bons coloris) et à les nourrir alors qu'ils jouent au loup "houuuuuuuuuuuu". J'ai une vidéo d'anthlogie de notre petit déjeuner à la bougie. On ne voit rien mais on entend un sacré bazar. J'appelle Popope et Mamyvonne pour connaître leur situation. ils sont à 5 km mais ont l'électricité, les chanceux. Sur les conseils de Popope, je cherche mon disjoncteur et je finis par le trouver même s'il n'a pas une tête de disjoncteur mais le jus ne revient pas.

8h30 : Il pleut des cordes sur le chemin de l'école. C'est long ce matin. Surtout que je trimballe le gros paquet de couches et de lingettes à donner à Azzurra. Nous sommes trempés en 2 minutes.

8h32 : Azzurra m'appelle pour me dire que sa voiture est en panne et qu'elle ne peut récupérer Fleur de Sel a l'école. ll va donc falloir que j'aille la déposer chez elle avant mon rendez-vous.

8h38 : je dépose Kouign Amann trempé à l'école où la classe va débuter à la bougie ! Plus d'électricité... La question est : comment vont-ils manger à midi ?

8h50 : je dépose Fleur de Sel trempée chez Azzurra où il n'y a plus d'électricité (running gag). Comme elle possède des stores électriques, il fait tout noir chez elle. Vive mes gros volets en bois.

Il n'est pas 9 heures et j'ai déjà l'air d'un chien mouillé... Je pense à mon quart de cochon dans le congélo, arf... Je file à mon rendez-vous le poil humide mais au moins là-bas, il y a l'électricité !

Au retour, je passe à la maison où je constate qu'il n'y a toujours pas de courant (mo cochon !!!) et j'arrive juste à temps pour le spectacle de l'école à 15h. Spectacle qui va se dérouler dans une salle sans lumière avec une sono douteuse. Il y a juste assez de luminosité pour que je puisse admirer mon Kouign Amann qui gambade en faisant l'indien avec ses copains. Quand vient le tour des primaires, ça ressemble plus à un spectacle sonore vu que l'on voit vraiment plus rien. A 16h30, alors que nous buvons un verre avant de récupérer les enfants et que chaque parent se demandait comment il allait passer le week-end sans électricité (perso, j'avais appelé Mamyvonne pour demander l'asile), la lumière est soudain revenue... Sous les "aaaaaahhhhhh", évidemment.

Presque 17h sans électricité donc mais heureusement, il ne faisait pas froid et les pin's ont été super sympas, comme souvent quand il se passe un truc un peu hors du commun. Sont cools ces gosses.

Bilan de cette tempête : je suis une nana hyper organisée (c'est assez étonnant pour le noter), la Nourserie est vraiment une maison saine et costaud et chaque fois que je rencontrerai un Joachim, je penserai à ma tempête. L'eucalyptus n'est pas tombé mais depuis, il a été hâché menu et non, je ne suis pas folle (Isabelle Adjani, sors de mon corps), il y avait un vrai risque. L'élagueur m'a quand même dit "j'ai pensé à vous le soir de la tempête". J'ai beau être pas mal conservée après deux grossesse, un élagueur qui pense à vous un soir de tempête, c'est pas pour votre 90B et vos yeux verts...

PS : si vous aimez les histoires à épisodes, il y a aussi l'Iron Man de la Mère de Famille 1, 2 et 3 ainsi que Mission numéro 1 #1, #2 et #3...

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Par Marjoliemaman - Publié dans : A nous la Bretagne ! - Communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 07:27

photo-316J'ai vécu ma première tempête. Ma première tempête bretonne, hein, parce qu'en 1999, j'ai vécu la grosse tempête à Paris le soir de Noël, à entendre tomber les tuiles du toit (bien au chaud dans mon lit pendant que Mamily sortait dans le jardin vérifier que c'était bien SON toit à elle qui s'envolait et risquer au passage la fracture du crâne). Puis en rentrant à La Rochelle où j'habitais à l'époque, j'ai découvert ma voiture (ma toute première voiture) qui stationnait depuis plusieurs jours dans mon garage souterrain sous 1 m d'eau de mer. J'ai dû dire adieu, en versant une petite larme, à ma toute première voiture : une Polo surnommée ensuite "la Polo amphibie" par mes collègues de boulot (en même temps, il y avait des bulots sur le pare-brise quand on l'a sorti de là). Donc merci la tempête, je connais.

Ce que je ne connaissais pas c'est : la tempête en Bretagne. Etant la mère de deux enfants. Avec un mari à 500 bornes. Dans une maison qui date de 1880 et des brouettes. Hum.

Cette histoire débute donc le jeudi 15 Janvier...

15h40 : je discute de la pluie et du beau temps avec ma femme de ménage. Oui, j'ai une femme de ménage, elle me sauve la vie et fait en 2 heures ce que moi je fais en 6 et mérite amplement son salaire, bénie soit-elle. Et oui, en Bretagne, on parle du temps, c'est LA thématique que l'on aborde à chaque discussion (je peux vous le dire maintenant que je discute avec mes voisins). "ça a soufflé mardi, hein ?", dis-je à Marie-Bouboule (ma femme de ménage). "Ah ouais et ce soir c'est tempête" ma répond-elle. "Hein ? Qué tempête ?". Forcément, ce midi, j'ai pas eu le temps de regarder les infos, en déjeunant, j'avais trop de boulot. Je regarde donc BFM, LCI et ITV pour tomber sur l'alerte météo : ça va saigner ce soir, tous aux abris. Gloups.

15h47 : je retiens une larme. Mais pourquoi y'a tempête ce soir alors que MMM n'est pas là ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? J'ai déjà eu un orage cet été, je veux bien être courageuse mais tempête, ça me colle la frousse. En plus, l'élagueur est venu 3 jour plus tôt pour me faire un devis afin de couper l'eucalyptus de 15m planté bien trop près de la maison et m'a dit  "vous inquiétez pas, si y'a pas de tempête, vous risquez rien". Mais bordel, y'a tempête ce soir !!!

15h50 : après cette mini-crise de panique intérieure, mon bon sens légendaire reprend le dessus. Je rentre tout ce qui traine dehors : salon de jardin, ballons, vélos des enfants, cendriers, télécommande de la voiture Oui-Oui (t'étais là toi ?)...

15h57 : j'accroche les 4 volets extérieurs que l'on ne met jamais. Il s'agit de lourds panneaux en bois que je dois clipser à des petits crochets. Le genre de truc impossible à faire pour une nana pas patiente comme moi. Ils ont tous plus ou moins la même forme mais pas exactement. Je galère monstrueusement à trouver lequel va où. Contrairement à mon fils, je ne suis pas une spécialiste du puzzle. Je jure comme une fille très très très vulgaire. A base de mots en "ope", "asse", "tain" et "ulé"... Un peu flippés, les volets consentent à s'accrocher. Surtout parce que j'ai fini par comprendre que je dois les installer depuis l'intérieur et non depuis l'extérieur. Ben oui mais c'était pas écrit dessus bon sang de bois (Kouign Amann adore quand je dis ça vu que quand les enfants sont là, j'adapte un peu mon langage quand même). A ce stade, j'ai mal au bras et le trouillomètre à zéro.

16h07 : je mets le nez dehors. Pas un pet de vent, il fait même chaud. Pas un bruit. Comme avant un tsunami...

16h08 : je cherche une lampe de poche. En cas de coupure d'électricité. Ne riez pas. ça arrive les jours de tempête. Et puis on est en Bretagne, pas en Ile-de-France où EDF intervient en 22 minutes.

16h09 : je ne la trouve pas. Mais, a-t-on vraiment une lampe de poche ?

16h10 : je cherche une bougie et un briquet. Je me félicite d'avoir acheté pour 4 euros une grosse bougie au marché de Noël d'un mini-bled à côté de chez nous le week-end précédent (je suis un génie). En revanche, je ne fume plus assez souvent, je ne trouve pas de briquet. Marie-Bouboule m'entend jurer et me propose de me laisser son briquet pour la soirée. Non, je veux mon briquet que je retrouve dans un tiroir où il n'a rien à faire.

16h20 : je retourne à mes activités en surveillant la fenêtre d'un oeil inquiet.

17h : je file à mon rendez-vous avec la directrice de l'école (new story, coming soon). Le temps de traverser la cour, je suis trempée de chez trempée. Bonne à essorer. Je sèche un peu durant mon rendez-vous.

17h30 : je file à la garderie récupérer Kouign Amann. Le poil (de ma capuche) humide.

17h34: Kouign Amann est récupéré, direction chez Azzurra pour chercher Fleur de Sel.

17h40 : On parle tempête avec Azzurra, je lui raconte mon histoire d'eucalyptus beaucoup trop près de la maison. S'il tombe, il arrivera fatalement sur la chambre d'un de mes deux enfants... L'air contrit d'Azzurra me console un peu. Je me sens moins seule alors que ma doudoune s'égoutte sur son carrelage. Mais bon, c'est pas ça qui va me tenir chaud ce soir...

La suite ? Bientôt !

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Par Marjoliemaman - Publié dans : A nous la Bretagne ! - Communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 15:20

En bonne banlieusarde née à Paris (dans le XXe que j'adore), je dois avouer que je ne me sens pas encore tout à fait familière avec le code de conduite breton. Cependant, je m'adapte très vite aux lieux et aux situations et j'ai bon espoir de devenir Bretonne, un jour prochain, d'ici 45 ans. Ok, les puristes me diront que l'on ne devient pas Bretonne et que n'est pas Nolwenn Leroy qui veut mais bon, je me dis que j'ai quand même le droit d'essayer, hein. Même si je chante moins bien que Nolwenn, il est vrai.

Pour devenir Bretonne, il faut :

* Avoir son bol breton avec son nom dessus. Cadeau d'arrivée à notre famille de la part de Dom et Papet, c'est bon, nous sommes équipés. C'est bien pratique les matins de gueule de bois, ça aide à se souvenir de son prénom.

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* S'attendre  à mettre du temps à avoir des contacts avec les voisins. Le Breton est chaleureux mais c'est un diesel. Dans notre nouveau quartier, c'est ambiance Wisteria Lane. J'ai comme l'impression qu'il s'est passé des choses graves avant notre arrivée et que les gens n'osent pas communiquer entre eux, surtout avec les nouveaux immatriculés 94, sait-on jamais ce qu'il peut se passer. Voilà donc pourquoi j'ai décidé de baptiser notre nouveau quartier "Hortensia Lane". J'ai quand même hâte de rencontrer Gabrielle, Bree et Lynette (pas Susan, je l'aime pas). Bientôt peut-être, un voisin a dit qu'il nous inviterait pour l'apéro un soir... Je vais quand même vérifier qu'il n'y a pas de cadavre dans son jardin.

* Avoir une bonne descente. ça va, je ne suis pas inquiète, j'ai du niveau quand je veux. Et je ne parle pas de ski.

* Avoir une plaque d'immatriculation bretonne sur sa voiture parce que franchement, avec mon gros 94 à l'arrière et à l'avant du break, je ne me suis pas fait de copains. Aucune pitié pour la Parisienne : et que je te la double sur les nationales, et que je t'accelère quand je la vois qui veut s'engager dans un rond-point, et que je la laisse mourir la bouche ouverte plutôt que de la laisser s'insérer dans une file... Ouais, pas facile d'être immatriculée en Ile-de-France mais c'est partout pareil où que l'on aille en France. NB : il est également possible que je ne sois pas une déesse de la conduite, je vous l'accorde, mais quand même.

* Apprendre à rouler à 90 sur des routes de campagne et à freiner fort en se rabattant sur le bas côté si on croise une voiture. Faut dire que certains les pratiquent depuis qu'ils sont nés ces petits chemins et en connaissent la moindre pierre...Suis encore en rôdage à ce niveau-là.

* Manger du beurre salé. De toute façon, le beurre doux, c'est pas du beurre, c'est connu.

* Ne pas avoir peur des animaux mais ça, je vous en parlerai un peu plus tard dans les détails. C'est un peu sauvage quand même, par ici.

* Parler en mettant des "qui" et des "que" un peu partout. Dire "qu"il est coco" à la place de "qu'il est mignon". Et encore de nombreuses subtilités que je vais devoir découvrir pour faire couleur locale.

En attendant mes nouvelles observations sur la question, je suis preneuse de l'ensemble de vos bons et mauvais conseils pour devenir une vraie Bretonne car je suis sûre que vous aussi, vous avez des clichés un peu pourris en tête. La proposition : avoir un chapeau rond risque tout de même un blâme, je préviens.

Bon week-end !

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Par Marjoliemaman - Publié dans : A nous la Bretagne ! - Communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 16:00

photo-152.JPGVoilà 12 jours que nous avons pris possession de notre maison bretonne. 12, c'est mon nombre porte-bonheur (saurez-vous deviner pourquoi ? Question à mille euros trop facile car je ne fais pas dans l'originalité). 12 jours, ça me paraît le moment de faire un premier mini bilan en 12 points :

* Changer d'aquarium et passer de 64 m2 à 145 m2 (et même beaucoup plus si l'on compte la partie à rénover) n'a pas eu l'air de perturber les pin's. Ils évoluent dans cette maison comme s'ils y étaient nés.

* Moi aussi, j'ai l'impression d'être née entre ces pierres.

* Pour MMM, l'acclimatation est un poil plus lente mais si vous connaissez MMM, vous savez qu'il n'aime pas les changements et qu'il est un peu lent à la détente. Pour le moment, il a l'impression d'être en "location saisonnière". Faut juste qu'il fasse pipi au 4 coins de la maison et ça ira mieux...

* C'est une maison où le enfants dorment !!! Victoire ! A part une nuit assez pourrie à base de 2h30, 5h, 5h20, 5h35 et réveil à 7h30, je m'en sors plutôt bien.

Real-Camera-1.jpg

* Avoir un jardin, c'est le bonheur. Surtout depuis que j'ai clôturé le mien avec l'aide de Popope. Avec Kouign Amann, on fait souvent "le tour du jardin" comme il dit, pour repérer les fleurs et mesurer l'étendu de notre domaine. On kiffe.

* C'est une maison où les gens passent. C'est un plaisir de voir notre famille et nos amis s'inviter pour "passer faire un petit coucou" et "voir si tout va bien".

* Ma maison doit être hyper hyper hyper saine. Si. Il paraît que quand on a des araignées, c'est parce que la maison est saine. Vu le nombre d'araignées, je vous le dis, elle est ultra saine.

* En réaction au point précédent, je suis devenue une vraie furie. Un mélange entre Xena la guerrière et Buffy la tueuse de vampire (le corps de Xena - sans les muscles - avec la tronche de Buffy), quand je passe dans un couloir, toutes les araignées se planquent. J'ai déjà tué une bonne trentaine de grosses araignées (les petites et les faucheuses, je suis bonne, je leur laisse la vie) , n'appelez pas la SPA, merci.

* Nous avons déjà enregistré notre premier "craquage". Nos prédécesseurs avaient des goûts, comment dire, totalement différents des nôtres. Du genre à mélanger 4 papiers peints et de la brique dans de simples WC. Du genre à peindre en gris anthracite un couloir aveugle. Du genre à nous filer la gerbe quand on change de pièce. Samedi, nous avons donc profité de l'heure de la sieste pour arracher le papier orange et jaune qui couvrait les mur et le plafond de notre chambre. Depuis, on respire beaucoup mieux.

* Si nous avons pu nous y poser sans souci, il est clair que l'intérieur que ce soit au niveau organisation des pièces ou déco ne nous convient pas. Y'a un bon potentiel (beaux murs sains, belles pierres, beau parquet, toit nickel...) mais bordel, va falloir qu'on y mette notre "touch".

* Je me sens bien dans cette immense maison même quand MMM est à Paris et que je dois veiller au grain toute seule. Je n'ai pas peur de ses bruits et j'en oublie même de fermer les volets au rez-de-chaussée pour empêcher les voleurs/monstres/zombies/fantômes de rentrer.

*J'aime cette maison dans mes tripes et je l'ai su dès que j'ai passé son seuil au mois de mai lors de ma première visite. ça ne s'explique pas vraiment, c'est comme quand on enfile sa robe de mariée. On sait que c'est la bonne, y'a un déclic, c'est comme ça.

 

PS : Kouign Amann s'habitue peu à peu à l'école même si les déposes sont assez difficiles... Y'a de l'espoir !

PS 2 : Bienvenue à Solène et au petit frère d'Oren et Elsa, deux bébés surprises dont j'ai hâte de voir la bouille.

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Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 15:58
Voilà quatre jours et trois nuits que nous sommes installés dans notre nouvelle maison... Entre les cartons à déballer, la serpillère à passer et les pauses ensoleillées sur la terrasse, nous enchainons nos premières fois. Première nuit, premiers biberons, premiers fous rires, première engueulade, première araignée écrasée -suivie d'une trentaine d'autres, paix à leur âme - premier thé au soleil en amoureux, premier barbecue, première chute (un doublé) des pin's dans l'escalier, première bosse pour Fleur de Sel, première tournée de linge étendue au soleil, première grasse mat' (jusqu'à 10h40 ce matin), premiers souvenirs d'une famille qui cherche ses marques... Publié depuis mon téléphone (pas internet et même pas la 3G, vive la campagne).
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Vendredi 26 août 2011 5 26 /08 /Août /2011 08:00

Y'a eu comme une sorte de désertion du côté de ce blog depuis mon exil breton, tout simplement parce que ces 3 dernières semaines d'août sont ce qui ressemblent le plus à des vacances depuis très longtemps. Pour résumer, j'ai passé 2 semaines avec les pin's chez Mamyvonne (qui était en vacances) et MMM qui bossait à Paris nous retrouvait le week-end. Depuis notre arrivée ici, j'ai l'impression de souffler enfin, de décompresser, de me poser. Ouf, yes, youpitralala.

Cet atterrissage tant attendu en terres bretonnes a enclenché toute une sorte d'événements agréables et parfois inattendus. Comme je suis du genre à m'étendre sur mes galères et autres malédictions, il est de bonne guerre de vous faire partager aussi les moments où la vie est douce. Je suis très heureuse de vous annoncer que :

 

 

Les enfants dorment.

photo-144.JPG

 

Bordel, vous lisez bien : les enfants dorment. Je vous rappelle que vous êtes sur le blog de la femme qui écrivait ça il y a quelques mois. Mes Mogwaïs ne se tranforment plus en Gremlins après minuit. Ils se couchent (parfois le coucher est un peu long, n'est-ce pas Kouign Amann) et ils dorment d'une traite jusqu'à 7h40, heure à laquelle Kouign Amann débarque dans mon lit pour son bib après avoir réveillé sa soeur au passage (qui s'enfile donc aussi ses 260 ml de lait de croissance). Puis tout le monde se recouche jusqu'à... 9h au moins ou même 10h47 (record du monde de la famille battu avant-hier par Fleur de Sel). Vous ne pouvez même pas imaginer à quel point je n'espérais plus voir mes enfants dormir (notamment depuis juillet et les 10 jours de vacances chez Mamily où j'étais sur le pont à 7h avec mes deux excités après des nuits houleuses). C'est comme une énorme libération, une grosse bouffée d'oxygène. Je dors, je me vautre dans le sommeil, je respire fort l'odeur de mon oreiller et je récupère vitesse grand V. Je retrouve une nouvelle énergie et me réveille chaque matin un peu plus détendue que la veille.

Pour ajouter à ce grand bonheur, mes enfants sont parfaitement reposés (Fleur de Sel a fait un sieste de 3h30 hier, j'hallucine) et absolument adorables (si l'on excepte une colère de Kouign Amann et le caractère habituel bien trempé de Fleur de Sel) et nos journées se passent donc dans la bonne humeur (encore plus quand on va à la plage avec mes copines et leurs enfants).

C'est donc reposés et requinqués que nous allons aborder cette nouvelle rentrée. La première à l'école pour Kouign Amann, la première chez une nounou pour Fleur de Sel, la première pour notre famille en Bretagne. Enfin, nous, tous sauf MMM qui travaille comme un dingo (mais on va le chouchouter le week-end).

Bon, à vous je l'avoue, je n'ai qu'une trouille : que l'effet "belle au bois dormant" soit dû aux bonne vibes de la maison de Mamyvonne et pas à la Bretagne. Reste à espérer que notre longère aura les même vertus "camomille".

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Marjolaine, 34 ans, maman de Kouign Amann (2008), Fleur de Sel (2009) et Petite Gavotte (2012), mariée à MMM. 

Auteur de guides pratiques, rédactrice, réalisatrice, ex-journaliste et ancienne sportive de haut-niveau. En revanche, je chante très mal et je danse encore pire.

Chez nous, c'est Santa Barbara, les brushings en moins, l'humour en plus. Un blog entre tranches de vie et conseils en vrac, un blog pour rire et pour pleurer de temps en temps mais juste parce que l'on aime bien.

Maman de préma, je suis engagée pour la Marche des Bébés depuis 2011. Cliquez et donnez !

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Pour me contacter : marjoliemaman(arobase)gmail.com

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