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Lis ma vie

Lundi 3 septembre 2012 1 03 /09 /Sep /2012 07:16

photo-44Elle a 10 jours tout juste aujourd'hui.

Elle est belle, évidemment.

Elle est toute rose et toute lisse.

Elle est toute blonde, surtout quand on la regarde à la lumière du soleil.

Ses paupières semblent démesurément lourdes mais elle nous laisse apercevoir de temps en temps ses grands yeux. Des yeux de couleur bleu jeans pour le moment mais mon petit doigt me dit qu'ils vont virer "noisette" comme son papa et comme sa soeur.

A la naissance, elle ressemblait énormément à son frère. Depuis, ses traits changent et elle prend son propre visage, ses propres mimiques.

Elle a de longs doigts qui pianotent dans l'air. A son air concentré, on dirait qu'elle joue des morceaux très difficiles.

Elle sourit aux anges souvent et ce depuis les premières minutes de sa vie. Je n'avais jamais vu un bébé si petit sourire comme ça.

Elle tète avec appétit et un entrain féroce. La même vigueur déjà constatée chez son frère et chez sa soeur. Encore une à qui il ne va pas falloir piquer son assiette.

Après la tétée, elle sourit de ce sourire qui dit "je suis repue" et son visage est tellement détendu qu'elle ressemble à une petite réplique de Raymond Barre...

Elle remplit des tonnes de couches. Un transit de compétition, à croire qu'on ne sait faire qu'un seul modèle d'estomac MMM et moi.

Elle ne pleure pas ou presque, comme si la vie lui apportait tout ce qu'elle désire. On entend pourtant bien son cri de petite souris quand il le faut.

Elle nous fait de merveileuses nuits. Enfin, une nuit sur deux, c'est déjà ça. Dormir de 00h à 5h30 avec un nouveau-né, c'est juste le pied.

Elle a trouvé sa place aux côtés de son frère et de sa soeur qui sont très affectueux avec elle. Kouign Amann lui invente des chansons (des berceuses trop choupinettes) et Fleur de Sel me demande régulièrement "C'est ma soeur ? Oui ?" en la désignant avec fierté.

Elle est exactement faite pour se lover dans nos bras et on ne se lasse pas de la câliner.

Elle est là, avec nous et sa présence est tellement évidente qu'on ne se souvient déjà plus comment c'était avant.

Laissez-moi vous présenter Petite Gavotte, un petit air de flûte, une petite crêpe croustillante, une danse bretonne qui va faire de nos vies un Fest Noz permanent.

Petite Gavotte, la soeur de Kouign Amann et Fleur de Sel.

PS : joli clin d'oeil, ce billet est le 1000e publié sur ce blog...

PS 2 : je suis toute émue de l'arrivée du bébé de Mentalo...

PS 3 : bon anniv Mary !!!

Par Marjoliemaman - Publié dans : Lis ma vie - Communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Mercredi 25 juillet 2012 3 25 /07 /Juil /2012 10:06

En moins d'un an, je suis devenue une fille de bord de mer. En bonne ex-Parisienne qui n'a pas eu la plage à sa dispoition pendant des années, le mot "plage" me fait frémir de bonheur et l'évocation d'un coin de sable léché par la mer suffit à me faire briller les yeux. Je me souviens de l'année où j'ai habité à La Rochelle. J'avais 20 ans et dès que je pouvais, je fonçais à la plage. Soit pour prendre le soleil, soit pour tremper mes pieds, soit pour crier ma tristesse aux vagues déchainées.

Depuis notre atterrissage en Bretagne, c'est un peu pareil. Dès qu'il y a un brin de soleil, je, enfin, nous fonçons à la plage. J'aime plus que tout y aller en famille à la sortie de l'école, j'ai l'impression de voler des moments de bonheur (à qui ?) et de faire l'école buissonnière. MMM essaie mollement de lire alors que je tente de garder mon coin de serviette vierge de sable, les Pin's s'occupent à vider la mer avec Kouign Amann en guise de chef de projet et Fleur de Sel en excellente ouvrière qui répète tout ce qui dit son frère.

Cet été a été long à montrer le bout de son nez en Bretagne mais ça y est, il est là et je suis parée. je suis devenue une fille de bord de emr car j'ai désormais toujours un sac de prêt pour partir au pied levé à la plage. Dedans : les maillots, la crème solaire des enfants, la mienne, 2 paréos (qui suffisent à poser ses fesses et se sécher si besoin), deux maillots anti-UV pour les Pin's et un sac plastique pour mettre le linge mouillé au retour si besoin. Il me suffit ensuite de dire "vamos a la playa", le mot de passe et tout le monde est prêt.

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Kouign Amann et Fleur de Sel portent le top Solaire de Tribord qui les protège des rayons du soleil (norme UPF40). Ce maillot est recommandé par la Ligue contre le Cancer. Tribord s'est d'ailleurs associé à la Ligue contre le cancer pour éditer une plaquette de conseils

Vous pouvez répondre à un quizz sur Facebook pour gagner des lots (séjours en vacances et tops Solaire).

Tribord offre aux lecteurs de ce blog deux tops Solaires : un pour une demoiselle, un pour un garçon (taille entre 4 ans et 14 ans). Il suffit de me dire en commentaire :

- ce que vous préférez à la plage.

- combien il y a de questions au quizz sur Facebook...

- si le Top est pour une fille ou un garçon (il faut choisir !).

Tirage au sort des deux gagnants le 30 juillet.

PS : vous pouvez toujours gagner des crèmes solaires en jouant ICI.

PS 2 : si quelqu'un à une solution pour le sable qui s'accumule dans la voiture, je veux bien.

Par Marjoliemaman - Publié dans : Lis ma vie - Communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Mardi 17 juillet 2012 2 17 /07 /Juil /2012 16:03

Vous le savez désormais, je suis marraine (et fière de l'être) du projet Neige qui fait partie des Jeunes Talents SFR.

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Je vous propose aujourd'hui de retrouver une petite présentation vidéo dans laquelle j'interroge Coralie, l'une des initiatrices du projet Neige. Une jolie brochette de blondes ^__^


 

Vous pouvez également retrouvez un petit billet sur nos impressions après cette belle rencontre sur le blog SFR JTE... (et vous avez le droit de rire de mon air sur la photo mais je vous signale qu'il était LOURD, ce cube !).

PS : merci à ceux qui ont laissé un message sur le premier billet concernant Neige, préparez-vous, je risque de vous solliciter en septembre !

Par Marjoliemaman - Publié dans : Lis ma vie - Communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Vendredi 13 juillet 2012 5 13 /07 /Juil /2012 11:07

photo-567.JPGVoilà 11 mois que je suis bretonne. Enfin, non, je ne suis pas bretonne, je vis en Bretagne et comme je vous le disais dans ce billet il y a quelques temps, devenir bretonne, c'est tout un art auquel je m'initie jour après jour. Voilà mes dernières constatations. Pour être Bretonne, il faut :

- pouvoir parler de la météo au pied levé. Facile. Chaque rencontre avec le voisinage commence par un petit mot sur le temps qu'il fait. En ce moment, on s'en donne à coeur joie avec des "c'est quand même pas un temps, hein" et des "et après on nous parle de sécheresse aux infos".

- aimer la pluie en été. Si j'ai été plutôt épargnée par la pluie depuis mon arrivée en Bretagne, juin et juillet ont été pluvieux de chez pluvieux... Et ça n'a pas l'air de s'arranger. Au moins, les nappes phréatiques savourent, j'espère.

- ne pas savoir rouler dans un rond-point. Certes, les Bretons consuisent bien mieux et bien moins nerveusement que les Parisiens mais bon sang, il y a un vrai problème avec les ronds-points. A croire que les auto-écoles du coin ne font jamais prendre les ronds-points à leurs élèves. Les conducteurs foncent pour forcer la priorité, le clignotant semble facultatif et je ne vous parle même pas de serrer au milieu quand vous prévoyez de tourner à gauche.

- ne pas avoir peur de manger une galette complète puis une crêpe au sucre et une au salidou pour terminer. Easy, je gère grave.

- savoir que Kenavo ne veut pas dire "bonjour" mais "au revoir" et surtout, trinquer en disant "yer'mat" = "à la vôtre". Même enceinte et à l'eau, je suis devenue bilingue.

- inculquer très tôt à ses enfants les symboles bretons. En voiture, Kouign Amann nous dit "oh, le drapeau français". Ah non mon chéri, ça c'est le drapeau breton... Gros fou-rire !

- boire du lait ribot. je veux bien faire plein d'effort mais boire du lait ribot, c'ets juste no way. J'ai essayé, je vous jure monsieur le juge mais c'est  juste un goût impossible à avaler pour moi. Un peu comme si vous mélangiez un quart de verre de sueur avec un quart de lait, un quart de jus de citron et un quart de crème fraîche. Fleur de Sel suit les traces de son père et descend un bol complet à chaque repas à la crêperie. Son avenir de Bretonne est assuré. Ouf.

- avoir un autocollant "A l'aise Breizh" à l'arrière de sa voiture. Désolée, je ne peux pas non plus, je suis allergique aux autocollants sur les voitures (les pires étant pour moi ceux qui annoncent : "Bébé à bord").

Par Marjoliemaman - Publié dans : Lis ma vie - Communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Mardi 3 juillet 2012 2 03 /07 /Juil /2012 06:26

photo-554.JPGDimanche soir, un commentaire déposé sur le blog m'a fait repenser à un billet que j'avais envie d'écrire depuis longtemps :

"Ma fille à aujourd'hui 8 mois et nous envisageons de faire un 2ème enfant assez rapidement...je voudrais juste avoir ton ressenti par rapport à l'écart entre la grossesse/naissance de Kouign Amann et Fleur de sel et sur ce qui vous a motivé ?".

Plus que la première partie de la question sur l'écart de mes enfants que je traiterai certainement un jour, c'est le thème de la motivation qui m'inspire.

Ce que je vais écrire n'est nullement universel, c'est simplement notre manière à MMM et moi d'envisager notre vie, notre famille et notre parentalité ensemble. Cela aurait peut-être été différent si nous avions été en couple avec d'autres personnes mais dès le début, nous avons été sur la même longueur d'ondes en ce qui concerne les enfants, notre envie d'enfants.

Nous en voulions, c'était certain. Une fois que nous avons compris que nous étions plus ou moins faits l'un pour l'autre (finalement, assez rapidement), nous nous sommes fixé sur le chiffre de 5 enfants (naïfs que nous étions). Sans pour autant se lancer dans l'aventure, nous parlions de parentalité et nous cherchions même des prénoms de temps à autre.

Et puis un jour, je me suis réveillée avec une envie viscérale d'avoir un enfant de MMM. ça semble très raccourci mais ça s'est passé ainsi (je me souviens de ma chère Maud de La Rochelle qui m'avais raconté avoir exactement vécu la même chose). J'ai laissé mûrir cette envie pour être bien certaine avant d'en parler à MMM (avec qui je n'étais pas encore mariée). Et puis un soir de fiesta, je lui ai fait part de mon envie d'avoir un enfant de lui. Il m'a dit oui, on y va. Et c'était parti.

Une fois que Kouign Amann est arrivé dans nos vies, MMM a vite eu envie d'agrandir la famille. Nous avions revu nos objectifs à la baisse avec 4 enfants. Au bout de 7 mois alors que de mon côté, j'avais l'impression de quitter tout juste mon costume de femme enceinte et de redevenir une femme tout court, l'envie est revenue chez MMM. Il m'a simplement dit qu'il attendrait mon feu vert mais que de son côté, l'envie était là, sans me mettre la pression. Et puis, un soir de fiesta... je ne vous fais pas de dessin mais j'ai dit à MMM que chez moi également l'envie d'un enfant était de retour. Kouign Amann n'avait pas encore un an.

Et puis Fleur de Sel est arrivée avec tout ce que cela a comporté d'émotions et de peurs. Nous savions que nous avions envie au fond de nous d'un 3e enfant qui serait certainement le dernier mais nous avions besoin de temps après ce séisme dans nos vies. Combien de temps, telle était la question. Nous en parlions souvent sans être capables de dire : allez, on y va, on se lance. L'idée était là mais l'envie : non. Après notre déménagement en Bretagne, MMM m'a parlé de son envie qui était à nouveau là. De mon côté, j'étais pétrifiée. J'en avais follement envie mais j'avais si peur que tout reparte en sucette. Je trouvais que ça n'était pas raisonnable, que nous étions déjà bien gâtés avec 2 enfants en bonne santé (je touche du bois). C'était non.

Et puis un matin, l'envie a tout balayé. Mes peurs, mes angoisses, mes questions, tout avait disparu ou presque. Voilà ma réponse à la question posée dans ce commentaire.

Pour moi, l'envie d'enfant est là quand elle fait se taire toutes les autres voix dans ma tête, quand il n'y a plus qu'elle et qu'au fond de mes tripes, quand je sais que nous saurons faire face à tout ce qui pourrait arriver.

Avec MMM, nous ne nous sommes jamais dit : ce n'est pas le moment parce que ça ne colle pas avec nos aspirations de travail, ça n'est pas possible parce que nous allons avoir deux enfants à la crèche en même temps, ce n'est pas envisageable parce qu'une grossesse avec un enfant en bas-âge, c'est fatiguant, etc. Non, pour nous, l'envie d'enfant supplante ces questions et nous avons à chaque fois eu assez confiance en la vie pour nous dire que la situation n'était peut-être pas idéale mais que si nous attendions qu'elle le soit, cela pouvait durer longtemps. Nous avons toujours laissé parler cette envie et la logistique, l'argent ou nos plannings de ministres n'ont pas suffit à faire taire notre désir commun de construire une famille ensemble au moment où cela nous semblait tout simplement évident.

Oui, nous avions envie d'une fratrie avec des enfants d'âges rapprochés mais si nous avions dû y réfléchir et tout analyser, nous n'aurions peut-être pas mis Fleur de Sel en route et encore moins Pyrrhus. Si nous avions été raisonnables et si nous avions voulu favoriser notre confort (et notre sommeil), Kouign Amann serait encore fils unique. Si nous avions analysé la situation au lieu d'écouter nos coeurs, nous nous poserions encore mille questions au lieu de préparer l'arrivée de Pyrrhus...

Voilà un billet décousu et laborieux pour résumer nos "motivations" qui, je le répète, sont très personnelles et en rapport avec notre philosophie de vie (ça semble très pompeux à écrire mais je ne sais pas comment l'expliquer autrement). MMM et moi faisons les choses quand nous les sentons, parce que c'est lui, parce que c'est moi. Nous avons eu la grande chance de voir nos envies se rencontrer, de voir nos voeux se réaliser et nos désirs d'enfants fructifier (Pyrrhus me le confirme en mettant des coups dans l'ordi au moment où j'écris ces mots). Cette manière de penser est loin de convenir à tout le monde et vu la situation actuelle, je comprends bien que certaines familles doivent "faire" avec la gestion de leur carrière professionnelle, l'espace de leur appartement ou encore les modes de garde et il n'y a aucun jugement en toile de fond de ce billet, simplement l'envie d'expliquer que chez nous, une envie d'enfants ne s'explique pas, elle se vit.

PS : les commentaires sont bloqués jusqu'à 11 heures (c'est pas ma faute à moi)

PS 2 : il y a un siège auto à gagner ICI jusqu'au 8 !

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Par Marjoliemaman - Publié dans : Lis ma vie - Communauté : Grossesse
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Mardi 26 juin 2012 2 26 /06 /Juin /2012 07:06

Nous en sommes en Bretagne mais il ne prend pas la mer. Il prend le TGV. Une fois par semaine, il monte à la capitale comme on dit en province, pour trois jours. La plupart du temps, ces trois jours passent en un éclair. Que les enfants soient des amours ou des monstres, ces trois jours ne sont pas une corvée à gérer. Nous avons trouvé notre rythme, nous avons à peine le temps de nous manquer et les retrouvailles hebdomadaires ont un goût délicieux, au moins pendant quelques minutes, juste le temps que l'on trouve un motif pour se chamailler et pour reprendre notre routine de vieux couple.

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Et puis il y a les semaines où la séparation est plus dure. Où les trois jours semblent une éternité. Où les trois jours se transforment en une semaine parce que de temps en temps, il le faut. Où sans que l'on sâche trop pourquoi, on a l'impression que cette séparation n'est pas supportable. Où l'on souffre physiquement de l'absence de l'autre. Où je laisse en évidence le petit message qu'il a griffonné avant de partir à l'aube sur ma to-do list qui trainait sur la table. Où je voudrais pouvoir jouer l'infirmière parce qu'il est malade et qu'un mari ne devrait pas avoir le droit d'être malade loin de sa femme...

Vivement la fin de la semaine et le retour du bateau.

PS : bon anniversaire Mamyvonne

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Par Marjoliemaman - Publié dans : Lis ma vie - Communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Jeudi 14 juin 2012 4 14 /06 /Juin /2012 07:28

photo-519Sur un idée orginale de Marie, je suis du genre à...

Je suis du genre à vérifer 5 fois si j'ai bien mis mes clefs dans mon sac à main quand je sors de chez moi et une fois que je suis à 300 m, à faire demi-tour car j'ai oublié mon téléphone (qui en fait est au fond de mon sac à main).

Je suis du genre à insulter la mamie qui traverse à deux à l'heure ou à lui faire un grand sourire, ça dépend des jours.

Je suis du genre à sortir avec un petit goûter dans mon sac à main et à revenir systématiquement sans même si je ne suis pas avec les enfants.

Je suis du genre à faire 4 gâteaux en dessert lors des fêtes de famille.

Je suis du genre à manger les 3 oeufs de la boîte de Kinder Surprise.

Je suis du genre à crier très fort et à me sentir toute bête juste après.

Je suis du genre à garder la tête froide quand tout le monde panique et à paniquer quand il n'y a pas de raison de paniquer.

Je suis du genre à accorder pleinement ma confiance mais à ne plus jamais pouvoir la donner si on me déçoit une seule fois.

Je suis du genre à remettre au lendemain parce que bon, y'a pas le feu. Et à oublier ensuite.

Je suis du genre à avoir un mois de retard dans mes réponses de mail.

Je suis du genre à porter du rose (du bleu, du orange, du vert...) aux ongles et à assumer parfaitement.

Je suis du genre à porter un jean's trop grand avec un sweat à capuche toute la semaine et à me faire belle le week-end.

Je suis du genre à avoir un seul sourcil épilé parce que je n'ai pas eu le temps de faire l'autre.

Je suis du genre à guetter le facteur tous les matins dans l'espoir de voir ma boîte se remplir.

Je suis du genre à pleurer pour un rien, surtout parce que j'aime bien pleurer.

Je suis du genre à pleurer tout de suite quand c'est grave pour être plus forte ensuite.

Je suis du genre à voir le verre moitié-plein et à avoir envie de le boire cul-sec.

Je suis du genre à parler très fort quand je suis bourrée. Et pas que quand je suis bourrée.

Je suis du genre à parler trop.

Je suis du genre à trouver nul tout ce que je fais.

Je suis du genre à garer ma voiture pour montrer un arc-en-ciel à mes enfants.

Je suis du genre à me trouver belle en photo et tellement moins dans le miroir.

Je suis du genre à me contenter d'être belle pour celui que j'aime et à me moquer du regard des autres.

Je suis du genre à oublier ma culotte quand je vais à la piscine.

Je suis du genre à couver du regard mes enfants et à avoir envie de les jeter par la fenêtre dans les minutes qui suivent.

Je suis du genre à râler, juste par habitude.

Je suis du genre à me dire que tout est possible parce que, sur un malentendu, ça peut marcher. "Jean-Claude Duss Philosophy".

Je suis du genre à pouvoir donner spontanément mais à ne pas aimer que l'on me force la main.

Je suis du genre à privilégier le temps que j'ai pour les miens.

Je suis du genre à sortir de chez moi avec des traces de compotes sur les habits et à ne m'en rendre compte que plusieurs heures après.

Je suis du genre à me dire que je serais mieux avec 3 kilos de moins mais à ne jamais entamer un régime pour les perdre parce que les régimes, c'est trop triste.

Je suis du genre qui ressemble à un peu toutes les filles de 33 ans et j'aime bien cette idée d'être comme toutes les autres...

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Par Marjoliemaman - Publié dans : Lis ma vie - Communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 11:24

Envie de vous parler de ma fille (unique pour le moment), de ma Fleur de Sel.

Elle est tellement incroyable, je la regarde souvent en me demandant d'où elle vient. J'ai ce sentiment qu'elle vient d'une autre planète et qu'elle nous a fait la gentillesse de s'arrêter vivre parmi nous. On avait l'air sympa peut-être.

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Le mois prochain, elle aura deux ans et demi. Une éternité sur Terre pour une Martienne.

C'est une petite fille facile à vivre, toujours partante, toujours souriante, heureuse d'être là tout simplement. Elle s'enthousiasme pour des broutilles : une fleur, un oiseau qui s'envole, un chien, une bille trouvée par terre... Je m'émerveille avec elle aussi souvent que je le peux.

Elle est dure au mal. Je crois que je n'ai jamais vu une petite fille aussi courageuse. Elle tombe souvent en ce moment et pourtant, elle pleure quelques secondes et repart les mains et les genoux en sang comme si de rien n'était.

Elle a le caractère le plus trempé du monde. Si elle est facile à vivre la plupart du temps, elle peut se transformer en la pire des têtes de mules. Si elle ne veut pas quelque chose, elle dégaine son regard noir et la personne en face n'a qu'à bien se tenir. Ce regard, nous l'avions déjà remarqué, révèle une volonté de fer impressionnante. Nous réussissons désormais à discuter avec elle et à la faire lâcher. La diplomatie, ça s'apprend. Mademoiselle est un "brin" autoritaire mais se soigne vu qu'elle est dans une famille et pas dans une république bananière.

En revanche, elle crie toujours aussi fort, obligeant son frère à se boucher les oreilles quand elle lance la sirène. Depuis sa naissance elle a ce volume sonore, on s'y est fait...

Et puis elle est devenue drôle, si drôle. Elle nous mime les expressions qu'on lui demande comme une mini-miss américaine, l'humour en plus. "Fais la fille triste... la fille en colère... la fille qui a froid... la fille étonnée". Et elle fait, explosant de rire entre chaque pose tout en surveillant son petit effet. Cet humour et sa bouille de chipie la sauvent de nombreuses situations fâcheuses. Une bourde suivie d'un "oh pardon" la bouche en coeur et la voilà sortie d'affaire. Avec tout le monde (même avec son père), sauf avec moi. Il faut bien tenir la barre car sinon, elle recommence la bêtise dans la foulée.

Elle est belle à tomber. C'est étrange de dire ça car c'est mon portrait craché quand j'étais petite et je me voyais plutôt comme une petite fille ingrate. Elle a des traits fins, des cils noirs et longs, une bouche grande et bien dessinée qui sourit parfaitement, un petit bout de nez à la retroussette qui ressemble à un bouton pression et le teint hâlé. Ses cheveux souples et dorés font soit des anglaises, soit des épis. Je ne la trouve jamais aussi belle que quand elle porte les cheveux relevés en chignon. Elle a alors la grâce d'une ballerine et le port de tête d'une princesse.

Ma princesse, ma douceur, c'est d'ailleurs comme cela que l'appelle MMM.

Elle mélange une grande force et une douceur intense. Elle peut faire le petit monstre à la grosse voix quand elle joue et venir se blottir au creux des bras de ses parents. Je l'appelle parfois Attila car elle aime mettre le souk, détruire les constructions de son frère ou nous sauter dessus à pieds joints. Je l'appelle plus souvent ma bichette car elle distribue les bisous et les bonjours comme des bonbons au miel. Elle est polie, n'oublie jamais un merci.

Avec son frère, ils forment une merveilleuse équipe. Lui devant, elle qui suit derrière. Pourtant, si on y regarde de plus près, c'est souvent le grand qui se met au diapason de la petite. Il la cherche, il lui explique des choses, il la surveille (il la balance aussi quand elle fait une bêtise). Ils aiment être ensemble et se marrent bien, c'est indéniable. D'ailleurs, quand son grand-frère n'est pas là, Fleur de Sel est turbulente, bruyante, de mauvaise humeur. Jamais sans mon frère. Ils attendent avec impatience de se retrouver à l'école l'an prochain.

Si j'avais le temps, je vous raconterais encore combien le temps passé auprès de Fleur de Sel est riche et serein mais je vais me contenter de m'arrêter là et de remercier les Martiens de nous avoir envoyé cette fabuleuse petite fille qui s'accorde si bien avec notre famille.

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Par Marjoliemaman - Publié dans : Lis ma vie - Communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 10:51

Il y a une chose immuable dans nos activités quotidiennes : le bazar lorsqu'il s'agit de monter en voiture. Et quand je dis bazar, je suis vraiment très très polie. C'est usant, lassant, fatiguant, énervant, chi.... Vous voyez ce que je veux dire ? photo-476.JPG

Kouign Amann (13,2 kilos) et Fleur de Sel (10,5 kilos) sont toujours en sièges-auto (des Römer, les seuls en qui j'ai confiance même si les housses s'abiment vite mais on s'en fiche). Kouign Amann est assis derrière le passager, Fleur de Sel derrière le conducteur. Systématiquement, quand il s'agit de monter en voiture (et plus particulièrement quand je suis seule avec eux), c'est le Bronx sans que je n'arrive à comprendre bien pourquoi.

Les possibilités sont multiples :

- Fleur de Sel veut absolument monter et s'installer toute seule et même si je la laisse faire, je dois intervenir pour l'attacher. Insupportable pour son égo, elle hurle. Je lui refile alors la clé de la voiture à tenir pour "m'aider" et ça marche (parfois).

- Kouign Amann veut monter par la porte avant et je suis une vilaine mère qui lui dit de monter par l'arrière. Pleurs.

- Kouign Amann veut ouvrir la porte tout seul et je l'ai déjà ouverte. Pleurs.

- Fleur de Sel veut tenir absolument sa trottinette pendant le voyage, c'est non, on la met dans le coffre (la trottinette, hein). Hurlements.

- Kouign Amann veut monter par le coffre. C'est non. Hurlements.

- Kouign Amann ne veut pas mettre son pull dans la voiture. C'est sans négociation possible. Pleurs.

- Fleur de Sel est partie sans son doudou et sa tétine (qui sont consignés au lit). Elle va couiner pendant 20 minutes "mon doudou, ma tétine, mon doudou, ma tétine...).

- Fleur de Sel veut voyager à la place du milieu où il n'y a pas de siège. Je suis une mère atroce car je l'oblige à s'assoir dans son siège. Pleurs.

- Kouign Amann a décidé d'appuyer sur tous les boutons du tableau de bord pendant que j'attache sa coeur, c'est moi qui hurle...

Je suis bien consciente qu'il s'agit essentiellement de conflits dus à leur recherche/besoin d'autonomie et j'essaye au maximum de les laisser faire mais les jours où je n'ai pas lu le Dalaï Lama au réveil (c'est à dire à peu près tous les jours), l'envie me prend de les clouer à leur fucking sièges auto et de les baillonner au chatertone noir.

Sinon, je suis désormais certaine que mes voisins me prennent pour une folle hystérique qui hurle sur ses enfants qui ne lui obéissent jamais (puisque la scène de la voiture se répète plusieurs fois dans la semaine sous leurs fenêtres, je penserais pareil à leur place). Surtout qu'hier, alors que nous revenions de chez Azzurra, Kouign Amann avait enlevé ses chaussures et ses chaussettes dans la voiture et refusait catégoriquement de les remettre, j'ai donc fini par le laisser descendre de la voiture pieds nus sous la pluie. Un voisin est sorti au moment où je revenais chercher mon fils qui restait figé à regarder ses pieds nus taile 24 sur le bitume. J'avoue, je n'étais pas fière de saluer le voisin avec mon fils pieds nus sous le bras. ça plus le deuxième staphylocoque doré qui s'invite dans la famille en moins d'un an, on est bons pour la visite de la DDASS d'ici peu... Vous croyez qu'il y a le Wi-Fi en prison ? Un blog de maman taularde, ça devrait faire un carton, non ?

PS : la photo n'a rien à voir, on est bien d'accord. Si ce n'est que les myosotis sont mes fleurs préférées, qu'on en a trois tonnes dans notre jardin et que les pin's me couvrent de bouquets. ça rattrape un peu leur côté obscur...

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Par Marjoliemaman - Publié dans : Lis ma vie - Communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 13:40

Iphoto-445.JPGl y a le quotidien, les enfants qui râlent, qui ne sont pas contents, qui n'écoutent rien, que veulent toujours le yaourt à la fraise alors qu'on vient de leur donner celui à la banane. Tout ça, même si cela m'use énormément et que je ne fais pas preuve d'une patience légendaire, je le conçois, je le gère, je l'accepte. Même si je le répète, ça me fatigue et me rend un peu dingo parfois (souvent).

Et puis il y a les explosions. Les hurlements. La violence qui se déchaine, les petites mains qui battent l'air et qui cherchent à faire mal. La voix animale qui se casse. La haine qui semble jaillir d'un regard. Dans ces moments-là (heureusement assez peu fréquents), je suis partagée entre une colère noire contre l'enfant en question et un désarroi immense de ne pas comprendre d'où cela vient et de voir mon enfant souffrir ainsi.

J'essaye de me souvenir de ce que je ressentais, petite, quand je me mettais dans des états un peu similaires. Ce dont je me souviens, c'est que ma peine semblait venir de nulle part et que rien ne semblait pouvoir me consoler. Un simple mot suffisait à délcencher une peine incommensurable et je n'avais pas envie de me calmer. Je voulais juste ressentir ce sentiment fort de tristesse et de colère. Me laisser consumer par cet état et ne jamais pardonner, ne jamais me calmer. J'imagine que parfois, sans savoir pourquoi, on a juste besoin de ressentir des choses fortes, on a juste besoin d'ouvrir les vannes et et de perdre pied parce que l'on n'arrive pas à exprimer oralement, parce que parfois ça déborde.

Ces dans ces moments-là qu'être mère est si difficile pour moi, je l'ai déjà dit, je crois. C'est quand je ne sais que faire face à une colère venue de nulle part. C'est quand je me sens responsable de tout que ma cape de supermaman me semble en plomb et que mes épaules me semblent si étroites.

PS : la photo ? Les radis, notre remière récolte du jardin, qui ont permis de passer à autre chose dans la sérénité après la crise.

PS : j'en profite pour souhaiter la bienvenue au Polichinelle de Mother Earth et à Ethan, le petit frère d'Amy. Et vive le mois d'avril avec toutes ces naissances !

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Par Marjoliemaman - Publié dans : Lis ma vie - Communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Marjolaine, 34 ans, maman de Kouign Amann (2008), Fleur de Sel (2009) et Petite Gavotte (2012), mariée à MMM. 

Auteur de guides pratiques, rédactrice, réalisatrice, ex-journaliste et ancienne sportive de haut-niveau. En revanche, je chante très mal et je danse encore pire.

Chez nous, c'est Santa Barbara, les brushings en moins, l'humour en plus. Un blog entre tranches de vie et conseils en vrac, un blog pour rire et pour pleurer de temps en temps mais juste parce que l'on aime bien.

Maman de préma, je suis engagée pour la Marche des Bébés depuis 2011. Cliquez et donnez !

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